‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 37 sur 103 · J* LT · texte numérisé non relu

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rapasde mal. •> Cependant ils vidèrent tout doucement mes poches, et me prirent ce que les voleurs mêmes avaient respecté, je veux dire les quarante ducats de mon oncle, lis n’en demeurèrent pas là ; leurs mains avides et infatigables me parcoururent depuis la tête jusqu’aux pieds, ils me tournèrent de tous côtés, et me dépouillèrent pour voir si je n’avais point d’argent entre la peau et la chemise. Après qu’ils eurent si bien fait leur charge, lecorrégidor m’interrogea. Je lui contai ingénument tout ce qui m’était arrivé. 11 fit écrire ma déposition, puis il sortit avec ses gens et mes espèces, me laissant tout nu sur la paille.

chose. Et lorsque il était il parle à moi mains d’eux toutes elles elles vident dans poches de moi petit à petit. Et ils prirent de moi la chose laquelle ne prirent pas elle les voleurs eux-mêmes c’est-à-dire les quarante réal douro lesquels donna à moi oncle de moi. Et ne suflit pas cette la chose. Ils ajoutèrent ils tâtèrent moi avec mains d’eux depuis tête de moi jusqu’à les pieds de moi. Et ils ne se fatiguèrent pas de le tâtonnement et retournèrent moi dos et ventre et dépouillèrent à moi chemise de moi pour ils voient était il argent caché entre la chemise et la chair. Et après que ils eurent achevé travail d'eux à merveille commença il interroge moi le corrégidor. Je contai à lui franchement sur tout ce qui était arrivé à moi. Il ordonna greffier de lui il écrit tout ce qui sortit de bouche de moi et après cette la chose il sortit avec gens de lui et argent de moi et laissa moi nu étendu sur la paille.

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juge n’était pas de ceux qui ont le regard terrible, il avait l’air doux et riant : Dieu sait s’il en valait mieux pour cela. Sitôt que je fus en prison, il y vint avec ses deux furets, c’est-à-dire, ses deux alguazils. Ils entrèrent d’un air joyeux. Il semblait qu’ils eussent un pressentiment qu'ils allaient faire une bonne affaire. Us n’oublièrent pas leur bonne coutume, ils commencèrent par me fouiller. Quelle aubaine pour ces messieurs! Ils n’avaient jamais peut-être fait un si bon coup. A chaque poignée de pistoles qu’ils liraient, je voyais leur^yeut étinceler de joie. Le corrégidor surtout paraissait hors de lui-même : « Mon enfant, me disait-il d'un ton de voix plein de douceur, nous faisons notre charge, mais ne crains rien : si tu n’es pas coupable, on ne te fé-

ru t es desquels visages d'eux toujours avec la sévérité. Visage de lui était gai et le sourire sortant de bouche de lui . Mais Dieu de moi il sait si coeur de lui comme visage de lui. Et dans le temps que ils mirent moi dans la prison entra vers moi monsieur le corrégidor avec deux domestiques. Et ils étaient dans une la gaîté grande comme si ils flairaient ces les chiens une la charogne grasse. Et ils ne négligèrent pas coutume d’eux. Ils visitèrent à moi toutes les poches. Et vérité de Dieu de moi si ce n’est était à ces enfants du péché un le butin grand. Peut être jamais eux ne prirent butin comme lui. Chaque lois que ils faisaient entrer mains d’eux dans poches de moi et ils empoignent dans les doublons je voyais yeux d’eux ils brillent comme les lampes. Et surtout celui qui se réjouissait le corrégidor tellement il devint comme le fou. Et il dit à moi avec la douceur obligation à nous ô fils de moi nous travaillons travail de nous mais ne crains pas. Et si lu n’a pas fait le mal ne arrivera à toi aucune

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m'exposer à lui faire réparation d'honneur; je suis sûr que c’est un de ces voleurs qui ont une retraite inconnue dans ce pays-ci.

A ce discours, qui m’apprenait que ce cavalier était le gentilhomme volé dont j’avais, par malheur, toute la dépouille, je demeurai surpris, confus, déconcerté. Le corrégidor, que sa charge obligeait plutôt à tirer une mauvaise conséquence de mon embarras qu'à l’expliquer favorablement, jugea que l’accusation n’était pas mal fondée; et, présumant que la dame pouvait être complice, il nous fit emprisonner tous deux séparément. Ce

je demande à lui le pardon à canse que je me suis trompé quant à lui. Et je suis sûr que cet l’homme un des voleurs lesquels ils habitent dans un le lieu inconnu près cette la ville.

Et lorsque j’entendis ces les paroles lesquelles me firent savoir ce le jeune homme était lui l’homme le grand lequel dépouillèrent lui les voleurs auparavant et par la noirceur de sort de moi ils donnèrent à moi tout habillement de lui je demeurai confus et mort de la honte et je restai comme le décontenancé. Et comme était corrégidor place de lui il oblige lui il pense le mal dans les affaires au lieu que il pense le bien à cause de confusion de moi il pensa que était le fondement dans plainte laquelle portait cet le jeune homme. Et comme il était en outre dans le doute sur la femme compagne de moi elle était complice de moi dans cet le crime il ordonna ils emprisonnent nous chacun de côté. Et cet le corrégidor n’est pas comme corrégidors

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heureux, el particulièrement pour une belle personne affligée. J’allais lui demander quel parti elle voulait prendre dans la conjoncture où elle se trouvait, et peut-être allait-elle me consulter là-dessus, si notre conversation n’eût pas été interrompue ; nous

entendîmes dans l’hôtellerie un grand bruit qui, malgré nous,

attira notre attention. Ce bruit était causé par l’arrivée du corrégidor, suivi de deux alguazils et de plusieurs archçrs. Ils vinrent daus la chambre où nous étions. Un jeune cavalier, qui les accompagnait, s’approcha de moi le premier, et se mit à regarder de près mon habit. Il n’eut pas besoin de l’examiner longtemps. « Par saint Jacques 1 s’écria-t-il, voilà mon pourpoint : c’est luimôme; il n’est pas plus difficile à reconnaître que le cheval. Vous pouvez arrêter ce galant sur ma parole; je ne crains pas de

lorsque elle est en larmes. Et j’étais voulant je demande à elle ce que dans projet d’elle elle fait dans le temps le venant et peut-être aussi elle prête elle domande de moi le conseil et tout à coup ils interrompirent à nous paroles de nous. Nous entendîmes un le bruit grand dans intérieur de l’hôtellerie et par force nous fûmes obligés nous faisons attention de nous sur lui. Et cause de ce le bruit arrivée du corrégidor avec deux domestiques et plusieurs archers. Us montèrent vers nous à la chambre et était accompagnant eux un le jeune homme. Il s'avança vers moi ce le jeune homme et commença il regarde sur le habit lequel était sur dos de moi. Et après que il regarda sur lui si ce n’est peu il s'écria et dit à eux ô Dieu le puissant si ce n’est cet l'habit habit de moi dans la nature et les formes. Et je suis j’ai reconnu lui de suite comme j’ai reconnu cheval de moi auparavant dans l’écurie. Vous pouvez vous attachez cet le fripon d'après les paroles lesquelles j’ai dites à vous. Et je ne crains pas que

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