‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 45 sur 103 · OT~* ■:L · texte numérisé non relu

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poursuivre vivement. Vous n’ignorez pas quel est sou crédit : je ne serais pas en sûreté dans le royaumé. » Il était si pénétré de sa douleur, et plus encore de celle dont il me voyait saisie, qu’il n'en put dire davantage. Je lui fis prendre de l’or et quelques pierreries; puis il me tendit les bras, et nous ne fîmes pendant un quart d’heure que confondre nos soupirs et nos larmes. Enfin on vint l’avertir que le cheval était prêt. Il s’arrache d’auprès de moi ; il part, et me laisse dans un état qu’on ne saurait exprimer. Heureuse si l’excès de mon affliction m’eut alors fait mourir! que ma mort m’aurait épargné de peines et d’ennuis 1 Quelques heures après que don Àlvar fut parti . le corrégidor apprit sa fuite. Il le fit poursuivre par tous les ulgttu-

il arrête moi à l'instant. Et tu es tu sais main de lui longue et je ne puis je

suis en sûreté aucun dans lieu du royaume de toute l’Espagne. Et par excès de le chagrin lequel était dans coeur de lui de la séparation et en outre par excès de le chagrin lequel il voyait dans visage de moi il n'ajouta il parla aucune parole. Je dis à lui obligation il prend avec lui doublons et pierreries- Et après que il a pris il attira moi sur cœur de lui espace d’un quart d’heure et nous entrelacés nous pleurons et nous gémissons. Enlin entrèrent vers nous les domestiques et informèrent lui que cheval de lui prêt. Il retira bras de lui de dessous aisselles de moi et partit et laissa moi dans un l'état, lequel je ne puis je décris lui à toi. Et plût à Dieu je mourus à cette l’heure. Et je ne fus je vis les chagrins et les peines lesquels arrivèrent à moi après cette la séparation. Et après quelques heures d’éloignement de lui arriva toute la nouvelle au eonégidor. Et à l’instant il ordonna les gens de lui avec la montée à che-

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Peu de jours après notre mariage, il rencontra dans un endroit écarté don André de Baësa , qui avait été un de ses rivaux. lis se piquèrent l'un l'autre, et mirent l'épée à la main. Il en coula la vie à don André. Comme il était neveu du eorrégidor de Valladolid, homme violent et mortel enuemi de la maison de Mello, don Alvar crut ne pouvoir assez tôt sortir de la ville. Il revint promptement au logis, où, pendant qu'on lui préparait un cheval, il me conta ce qui venait de lui arriver. « Ma chère Mencia, me dit-il ensuite, il faut nous séparer ; c’est une nécessité. Vous connaissez le corrégidor : ne uous flattons pas, il va me

Et après que s’écoulèrent quelques jours depuis le mariage rencontra mari de moi dans un le lieu écarté avec Don André de Baisa. Et ce l'homme avait été un de ceux qui recherchèrent moi. Et par la jalousie d’eux s'aigrirent les paroles entre eux et ensuite ils tirèrent épées d’eux. Et à ce le temps mari de moi tua Don André. El était cet l'homme à lui parenté avec corrégidor de Valladolid et ce corrégidor un l’homme violent extrêmement et en outre était cœur de lui ennemi de famille de Mello. Et d'après çe le motif pensa dans esprit de lui Don Alvar obligation à lui il s’éloigne à l'instant et sans retard de cette la ville. Et avant qu’il sortit il enlra vers moi dans la maison. Et pendant que était le domestique il selle à lui dans le cheval if raconta à moi quant à l’affaire et dit à moi ô Mencia la chérie dans cœur de moi nous fûmes nous lûmes obligés avec la séparation de toute nécessité. Tu es tu sais la violence du corrégidor et impossible j'espère le bien. Et certainement il sesaiera

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