‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 44 sur 103 · J JU · texte numérisé non relu

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circonstances encore qui achevèrent de me persuader que mon époux n’était plus.

Dans ce temps-là Don Ârabrosio Mesia Carillo, marquis de la Guardia, vint à Valladolid. C’était un de ces vieux seigneurs qui, par leurs manières galantes et polies, font oublier leur âge et savent encore plaire aux femmes. Un jour on lui conta par hasard l'histoire de Don Alvar ; et, sur le portrait qu’on lui fit • de moi, il eut envie de me voir. Pour satisfaire sa curiosité, il gagna une de mes parentes qui, d’accord avec lui, m’attira chez elle. Il s’y trouva, il me vit, et je lui plus malgré l’impression de douleur qu’on remarquait sur mon visage. Mais, que dis-je,

informa moi avec choses autres tellement que je fus certaine de mort de lui.

Et dans ces les jours arriva à ville de Valladolid un l'homme nom de lui Don Ambrosio Mesia Carillo grand le Marquis de la Guarda. Et était ce l'homme un le vieillard de les vieillards les polis les galants lesquels ils font les femmes ne elles font pas attention d’elles sur vieillesse d’eux et à cause de politesse d’eux ils obtiennent d’elles ce qu’ils désirent. Et dans ces les j'ours il entendit les gens ils causent sur histoire de Don Alvar. Et comme en outre ils arrivèrent avec paroles jusqu’à moi et dépeignirent portrait de moi désira cœur de lui il veut il voit moi. Et quoi il fit pour il voit moi. Il gagna une la femme de sang de moi et s’entendit avec elle. Elle attira moi a maison d’elle. Je trouvai lui chez elle attendant. Il vil moi et je plus à lui malgré les traces de la douleur lesquelles étaient sur visage de moi. Et je

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aucune nouvelle. 11 m’avait pourtant promis, dans nos tristes adieux, qu’il aurait soin de m’informer de son sort, dans quelque endroit du monde où sa mauvaise étoile pût le conduire. Cependant sept années s’écoulèrent sans que j’entendisse parler de lui. L’incertitude où j’étais de sa destinée me causait une profonde tristesse. Enfin, j’appris qu’en combattant pour le roi de Portugal, dans le royaume de Fez, il avait perdu la vie dans une bataille. Un homme revenu depuis peu d’Afrique me fit ce rapport, en m’assurant qu’il avait parfaitement connu don Àlvar de Mello, qu’il avait servi dans l’armée portugaise avec lui , et qu’il l’avait vu jtérir dans l’action. 11 ajoutait à cela d’autres

tendais pas sur lui aucune nouvelle. Et cependant il avait été il avait promis à moi dans le jour le fatal de séparation de nous que il faut à lui il informe moi sur état de lui de tout lieu lequel conduit lui vers lui sort de lui le fatal. Et malgré celte la promesse ils soûl ils s'écoulèreni sept ans et n’arriva à moi de lui aucune nouvelle. El à cause de l'incertitude laquelle était à moi sur sort de lui ajouta s’augmenta chagrin de moi. Enfin arriva à moi la nouvelle que le malheureux de mari de moi servit militaire chez roi des Portugais et mourut dans le combat lorsque était l’armée elle combat avec roi de Maroc. Et lequel dit à moi celle la nouvelle lui un l’homme était il vjnt dans ces les j< urs de pays des Arabes. Et il jura à moi que lui il connaît mari de moi Don Alvar de Mello comme il connaît lui-même et que était lui et lui militaires dans armée des Portugais et que il vil lui a\ec yeux de lui temps qu’il tomba mort. Et ajouta il

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zils de Valladolid et n’épargna rien pour l’avoir en sa puissance. Mon époux toutefois trompa son ressentiment, et sut se mettre en sûreté, de manière que le juge, se voyant réduit à borner sa vengeance à la seule. satisfaction d’ôter les biens à un homme dont il avait voulu verser le sang, n’y travailla pas en vain. Tout ce que don Alvar pouvait avoir de fortune fut confisqué.

Je demeurai dans une situation très-affligeante. J’avais à peine de quoi subsister. Je commençai à mener une vie retirée, n’ayant qu’une femme pour tout domestique. Je passais les jours à pleurer, non une indigence que je supportais patiemment, mais l’absence d’un époux chéri dont je ne recevais

val et répandit eux sur les chemins et lit tout effort de lui pour ils arrêtent lui. Mais Dieu de moi ferma les yeux à eux quant à lui il arriva à lieu de sûreté. Et lorsque vit le corrégidor que il s’est enfui et il s’échappa de main de lui et il ne peut il coupe de sang de lui il resta il persécute jusqu’à il prend la vengeance de fortune de lui. Et comme était main de lui longue il fit le prince il confisque à lui toute fortune de lui.

Et ainsi je restai dans un l'état triste. Et ne resta à moi rien dans main de moi si ce n'est peu de chose pour je me sustente et je m’habille moimême. Je. m’éloignai de tous les gens et ne resta avec moi si ce u’est une la domestique pour elle sert entre mains de moi. Et longueur des jours je passais eux avec les pleurs. Et ces les pleurs ils n'étaient pas à cause de besoin de l’argent. Et je supportais cet le besoin et je patientais sur lui. Mais j’étais pleurant sur séparation de maître de maison de moi le chéri lequel je n’en-

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