‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 47 sur 103 · LE CHAPITRE LE.ONZIÈME · texte numérisé non relu

LE CHAPITRE LE.ONZIÈME

Sur histoire de dona Mencia de Moequrra.

Elle prit ia parole et dit à moi je suis née ô monsieur dans ville Valladolid et ils ont appelé moi Dona Mencia de Mosqucra. Et père de moi nom de lui Don Mai (ni perdit presque tout l’héritage lequel il hérita de parents de lui au set vice des militaires et mourut dans royaume de Portugal dans la guerre «empi lequel il était à ia téie de légiuieuldc lui. Et il ne laissa à tuoi excepté

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rivèrent à elle, et elle commença elle raconte à moi dans l'histoire laquelle je dirai elle à vous dans le chapitre le suivant.

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nous regardaient avec une extrême attention, comme si c’eût été pour eux un spectacle nouveau de voir une femme à cheval derrière un homme. Nous descendîmes à la première hôtellerie où j'ordonnai d’abord qu'on mit à la broche une perdrix et un lapereau. Pendant qu’on exécutait mon ordre et qu'on nous préparait à dîner, je conduisis la dame à une chambre où nous commençâmes â nous entretenir ; ce que nous n’avions pu faire en chemin , parce que nous étions venus trop vite. Elle me témoigna combien elle était sensible au service que je venais de lui rendre et me dit qu’après une action si généreuse elle ne pouvait se persuader que je fusse un compagnon des brigands à qui je l’avais arrachée. Je lui contai mon histoire, pour la conlimier dans la bonne opinion qu’elle avait conçue de moi. Par là je l’engageai à me donner sa conGance et à m’apprendre ses

dent vers nous comme s'ils s’étonnent d’une la femme laquelle à cheval derrière l’homme. Nous descendîmes devant la porte de l’hôtelieric laquelle nous arrivâmes à elle la première. J'ordonnai aux domestiques d'elle ils rôtissent pour nous une la perdrix et un le lapereau. Et tandis qu’ils étaient préparant eux pour nous dînons j'entrai moi et la dame dans une la chambre et nous nous assîmes nous conversons parce que temps lequel nous étions voyageant impossible nous pûmes nous causâmes aucune sur chose à cause que nous étions pressés dans la marche. Et d'abord ce qu’elle commença elle remercia moi beaucoup du service le grand lequel j’avais rendu à elle. Elle dit à moi d’après cette l’action la louable laquelle tu fais avec moi impossible tu sois de ces les démons lesquels tu as arraché moi de griffés d’eux. Je contai à elle histoire de moi pour je confirmai à elle opinion d’elle bonne et elle augmente elle a confiance en moi. Et ainsi s’emplit cœur d’elh pour moi et elle se décida elle apprend à moi tous les malheurs lesquels ar-

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en venir à bout, nous eûmes besoin deia force nouvelle que nous prêta l’envie de nous sauver.

Le jour commençait à paraître lorsque nous nous vîmes hors de cet abîme. Nous songeâmes aussitôt à nous en éloigner. Je me jetai en selle; la dame monta derrière moi; et, suivant au galop le premier sentier qui se présenta, nous sortîmes bientôt de la forêt. Nous entrâmes dans une plaine coupée de plusieurs routes : nous en primes une au hasard. Je mourais de peur quelle ne nous conduisit à Mansilia, et que nous ne rencontrassions Ro • lando et ses camarades ; ce qui pouvait fort bien arriver. Heureusement ma crainte fut vaine. Nous arrivâmes à la ville d’Astorga sur les deux heures après midi. J’aperçus des gens qui

j’ouvtis elle. Enfin nous arrivâmes à porte du souterrain. A la vérité nous eûmes de la peine beaucoup pour nous levâmes la trappe laquelle sur entrée de lui et pas nous levâmes elle si ce n’est par excès de le désir de le salut.

Et était brillait l’aurore temps que nous sortîmes de ce le souterrain l’infernal. Et aussitôt nous voulûmes nous nous dépêchons nous nous éloignons. Je montai sur cheval de moi et je fis monter la dame derrière moi. Et je pressai sur cheval de moi et je pris un le chemin au hasard et dans peu de temps nous sortîmes de la forêt. Nous entrâmes dans une la plaine dans elle combien de routes. Nous prîmes au hasard dans une la route de ces les routes. Et j’étais craignant que cette la route elle conduit à ville de Mansilia et nous rencontrons Rolando et gens de lui. Et cette la crainte avait du fondement. Mais Dieu de moi protégea nous et nous ne fumes pas inquiétés- Et à deux heures du milieu du jour nous arrivâmes à ville Astorga. Et lorsque nous étions entrant dans intérieur de la ville s’arrêtèrent les gens ils regar-

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provision, nous marchâmes vers l'écurie où j’entrai seul, avec mes pistolets en étal. Je comptais bien que le vieux nègre, malgré sa goutte et son rhumatisme, ne me laisserait pas tranquillement seller et brider mon cheval, et j’étais dans la résolution de le guérir radicalement de tous ses maux s’il s’avisait de vouloir faire le méchant; mais, par bonheur, il était alors si accablé de6 douleurs qu’il avait souffertes et de celles qu’il souffrait encore, que je tirai mon cheval de l’écurie sans même qu’il parut s’en apercevoir. La dame m’attendait à la porte. Nous enfilâmes promptement l’allée par où l’on sortait du souterrain. Nous arrivons h la grille, nous l’ouvrons, et nous parvenons enfin à la trappe. Nous eûmes beaucoup de peine à la lever, ou plutôt, pour

chambre et nous allâmes à l’écurie. Je laissai elle arrêtée devant la porte et j’entrai seul et pistolets de moi dans main de moi et chiens d’eui armé9. Et je croyais dans esprit de moi que le nègre le vieux malgré la goutte et le rhumatisme lequel il tirait dans os de lui peut-être il veut il empêche moi dé seller du cheval de moi et de brider de lui et j’étais résolu si il lait le méchant avec moi un peu je guéris lui à l’instant de tout mal de lui. Mais avec aide de Dieu de moi je trouvai lui dans un l’état fâcheux à cause de le mal l’ancien et en outre à cause du mal lequel ajouta il arriva à lui tellement que lorsque je fis sortir cheval de moi de l’écurie parut à moi il n’est pas attentif à moi. Et restant la dame elle attend moi jusqu'à ce que je sortis de l'écurie. Je m’avançai moi et elle avec la vitesse dans le chemin qui conduit à porte du souterrain. Et lorsque nous arrivâmes à la grille

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