‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 49 sur 103 · I IV · texte numérisé non relu

I IV

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jjnerout tous les jours de l'affection. Il y a bien des femmes qui voudraient être à votre place.

Je ne donnai pas le temps à Léonarde d’en dire davantage. J’entrai et, lui mettant un pistolet sur la gorge, je la pressai, d’un air menaçant, de me remettre la clef de la grille. Elle fut troublée de mon action, et, quoique très-avancée dans sa carrière, elle se sentit encore assez attachée à la vie pour n’oser me refuser ce que je lui demandais. Lorsque j’eus la clef entre les mains , j’adressai la parole à la dame aflligée : Madame, lui dis-je, le ciel vous envoie un libérateur. Levez-vous, pour me suivre ; je vais vous mener où il vous plaira que je vous conduise. La dame ne fut pas sourde à ma voix; et mes paroles firent tant d'impression sur son esprit, que, rappelant tout ce qui lui restait de forces, elle se leva et vint se jeter à mes pieds, en me conju-

reront à toi aModion nouvelle. Et toutes les femmes seraient bien aises elles sont à place de toi.

Je ne laissai pas elle elle finit cette la conversation. Je sautai un le saut. J’allais devant elle et je plaçai à elle gueule du pistolet sur poitrine d’elle et ordonnai à elle avec courroux elle tend à moi clef de la grille. Elle s’effraya de cette l’action. Et quoique elle était avancée dans l’âge et proche de la mort cependant et elle voulait elle ajoute elle vit. Et elle craignit elle refuse demande de moi et elle tendit à moi la clef. Quand vint la clef dans main de moi je m’adressai à cette la dame l'affligée et dis à elle ô madame Dieu de moi a envoyé à toi qui il sauvera toi de celte la captivité. Lève-toi tu suivras moi. Et où tu voudras je conduirai toi. Elle écouta paroles de moi cl entrèrent (es les paroles dans esprit d’elle et entrailles d’elle et donnèrent, a elle la force dans toute personne d'elle et membres d’elle. Elle se leva et

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de moi et je pris chemin de la cuisine. Lorsque j’approchai d'elle j’entendis voix de Léonarde. Je m’arrêtai j’écoutai à paroles d’elle. J’entendis elle elle cause avec cette la dame. Et était à cette l’heure elle était revenue de l’évanouissement. Et lorsque elle vit elle-même elle est dans nn l’état fâcheux elle fondait en larmes et désespérait d’elle. Et ce le moment j’entendis la vieille elle dit à elle pleure pleure ô fille de moi et verse larmes de toi à volonté de toi et soupire autant que tu pourras pour 11 s’allégera le chagrin de cœur de toi. Et d’abord avant que tu pleures tu élais à œil de la mort et maintenant la louange à Dieu ne sur toi danger. Chagrin de toi chaque jour il s'allégera peu à peu jusqu’à ce que tu t’accoutumeras à cette la place et tu vivras avec seigneurs de nous les voleurs lesquels tous eu\ enfants honnêtes. Et ils agiront avec toi avec procédé bon comme ils agissent les grands avec une la reine et ils se soumettront entre mains de toi et à toute heure ils mon-

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mes instances ; je parus seulement très-mortilié de ne pouvoir être de la partie : ce que je fis d’un air si naturel, qu’ils sortirent tous du souterrain sans avoir le moindre soupçon de mon projet. Après leur départ, que j’avais tâché de hâter par mes vœux, je me dis à moi-même : Oh çà , Gil Blas, c’est à présent qu'il faut avoir de la résolution. Arme toi de courage pour achever ce que tu as si heureusement commencé. Domingo n’est point en état de s’opposer à ton entreprise, et Léonarde ne peut t’empêcher de l’exécuter. Saisis cette occasion de t’échapper; tu n’en trouveras jamais peut-être une plus favorable. Ces réflexions me remplirent de confiance. Je me levai, je pris mon épée et mes

conlrarié beaucoup de cet l'empêchement que je ne pouvais pas j’accompagne eux dans co le jour. Je jouai à eux cet le tour tellement bien fait tellement que n’entra en eux aucun grain de le soupçon dans esprits d’eux temps qu’ils sortirent d’intérieur du souterrain. Et après cette la sortie laquelle j’étais désirant elle excessivement je dis en moi-même ô Gil Blas voilà lo moment lequel obligation à toi tu es possesseur de courage. Allons achève ouvrage de toi lequel tu as commencé lui dans le commencement avec une la manière bonne. Èt Domingo est dans un l’état fâcheux tellement il ne peut il empêche action de toi. El quant à Léonarde ne d’elle compte. Saisis cette l’occasion et délivre-toi de cette la prison. Peut-être jamais toi tu trouveras temps comme celui-ci. Et d’après celte la pensée augmenta se fortiiia cœur de moi. Je me levai aussitôt et je pris épée de moi et pistolets

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de leurs remèdes , et je me gardai bien de me plaindre davantage, de peur d’éprouver encore leurs secours.

Cette scène dura près de trois heures ; après quoi, les voleurs jugeant que le jour ne devait pas être fort éloigné, se préparèrent à partir pour Mansilla. Je fis alors un nouveau lazzi. Je voulus me lever, pour leur faire croire que j’avais grande envie de les accompagner; mais ils m’en empêchèrent. Non, non, Gil Blas, médit le seigneur Rolando; demeure ici, mon fils : ta colique pourrait te reprendre. Tu viendras une autre fois avec nous ; pour aujourd'hui, tu n’es pas en état de nous suivre. Je ne crus pas devoir insister fort sur cela , de crainte qu’on ne se rendit à

de moi de Ica remèdes d’eux je Gs attention à moi pour je ne me plains pas.

Et dura cette la comédie espace trois heures. Et après ils songèrent les voleurs que approchait l’aurore. Ils préparèrent eux-mêmes au voyage à ville de Mansilla. Et à cette l’heure je commençai je joue à eux tour autre. Je (is semblant je veux je me lève de lit de moi pour ils croient que j’ai une l’envie grande pour accompagnement d’eux. Mais ceux-ci empêchèrent moi du lever. Prit la parole le capitaine Rolando et dit à moi non non 6 Gil Blas. Obligation tu restes dans le lit de toi à enfant de moi. Peut-être il revient à toi le ma! à ventre de toi. Et fuis autre s'il plaît à Dieu nous emmènerons toi avec nous. Et quant à aujourd'hui tu n’as pas force pour la sortie. Parut à moi ne est pas obligation je contredis paroles de lui par excès de la peur si ce n'est ils disent comme moi. Je Gs semblant seulement comme si j’étais

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éln.c tt, s’y laissèrent tromper, et crurent qu’en effet je sentais îles tranchées violentes. Ils s’empressèrent tous à me soulager. L’un m’apporte une bouteille d’eau-de-vie et m’en fait avaler la moitié; l’autre me donne malgré moi un lavement d'huile d’amandes douces; un autre va chauffer une serviette, etvientme l’appliquer toute brûlante sur le ventre. J’avais beau crier miséricorde : ils imputaient mes cris à ma colique, et continuaient à me faire souffrir des maux véritables en voulant m’en ôter un que je n’avais point. Enfin, ne pouvant plus y résister, je fus obligé deleur dire que je ne sentais plus de tranchées et que je les conjurais de me donner quartier. Ils cessèrent de me fatiguer

cette la comédie adroitement jouée elle passa avec eux malgré perspicacité d’eux et ne se doutèrent pas d’elle et ils crurent que en effet j’étais tourmenté avec un le mal véritable. Chacun il court de côté pour il soulage moi. L’un apportait à moi bouteille d’eau-de-vie et faisait boire à moi d’elle près de la moitié. Et l’autre il insinue à moi par force la seringue pleine d’huile des amandes. Et l’autre il fait chauffer les linges sur le feu et il étend eux à moi sur ventre de moi. Et gn vain lorsque je demande à eux dans la grâce. Et ils crurent que le mal de ventre de moi lui cause de cris de moi. Et lorsqu'ils voulaient ils guérissent moi d’un le mal de le mensonge ils faisaient à moi mal véritable avec remède d’eux. Enfin lorsque je ne pus pas j’ajoute je supporte cette la violence je fus obligé je dis à eux ne resta aucune chose qui fait mal à moi et je demande à eux dans la grâce. Ils cessèrent de ces les remèdes qui tourmentaient moi avec eux et par excès de crainte

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cevoir un projet , que je digérai bien ; puis j’en commençai sur-le-champ l’exécution de la manière suivante :

Je feignis d’avoir la colique. Je poussai d’abord des plaintes et des gémissements; ensuite, élevant la voix, je jetai de grands cris. Les voleurs se réveillent et sont bientôt auprès de moi. Ils me demandent ce qui m'oblige à crier ainsi ; je répondis que j’uvais une colique horrible, et, pour mieux le leur persuader, je me mis à grincer les dents, à faire des grimaces et des contorsions effroyables, et à m’agiter d’une étrange façon. Après cela, je devins tout à coup tranquille, comme si mes douleurs m'eussent donné quelque relèche. Un instant après, je me remis à faire des bonds sur mon grabat et à me tordre les bras. En un mot , je jouai si bien mon rôle , que les voleurs, tout fins qu'ils

bien sur exécution de lui et je commençai elle à l'heure même comme je dirai à vous maintenant.

Je fis semblant comme si prit moi colique grande dans ventre de moi. Et d’abord je commençai je gémis et je me plains. Et ensuite je criai cris grands. S’éveillèrent les voleurs de sommeil d’eux et dans l’heure et le moment entourèrent lit de moi et demandent à moi quoi arrivait à moi pour je criai ces les cris les grands. Je dis à eux je sens les couteaux ils coupent dans fond de ventre de moi et pour ils croient paroles de moi je commençai je grince dents de moi et je culbute et je me retourne à droite et à gauche dans intérieur du lit comme les possédés. Et après cet l’état je fia semblant que se calmait en moi un peu cette la colique et je restai tranquille moi. Et après peu de temps je recommençai je fais la culbute dans intérieur du lit de moi et j’étends bras de moi. Enfin lorsque je jouai à eux

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ne fût une personne de qualité, et j’en trouvais son sort plus déplorable Je ne pouvais sans frémir me peindre les horreurs qui l’attendaient, et je m’en sentais aussi vivement touché que si le sang ou l’amitié m’eût attaché à elle. Enfin, après avoir bien plaint sa destinée , je rêvai aux moyens de préserver son honneur du péril dont il était menacé, et de me tirer en même temps du souterrain. Je songeai que le vieux nègre ne pouvait remuer, et que depuis son indisposition la cuisinière avait la clef de la grille. Cette pensée m’échauffa l’imagination et me fit con-

dame était d’une famille grande et d’après cette la raison ajouta il affligea moi état d’elle. Et impossible je représente dans esprit de moi les choses les indignes lesquelles menaçaient elle et je ne tremble pas. Et cette l'idée blessait à moi cœur de moi comme si était cette la dame amie de moi ou une de sang de moi. EnQn après que s’apitoya cœur de moi sur elle à l’excès je commençai je rêve si était moyen lequel je sauve elle par lui de cette l’indignité laquelle menaçait elle et en outre comment je me sauve moi-même de cette la caverne. Je réfléchis que le nègre le vieux ne il peut il bouge et que depuis jour lequel il devint malade et la clef de la grille placée chez Léonarde. Et d’après cette la pensée augmenta il s’affermit cœur de moi et je projetai dans esprit de moi j’exécute un le projet. Après que je réfléchis

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peine jouir d'un reste de vie, quelques voleurs ne laissèrent pas de jeter sur elle un œil profane, et de témoigner une brutale envie, qu’ils auraient satisfaite, siRolando ne les en eût empêchés en leur représentant qu’ils devaient du moins attendre que la dame fût sortie de cet accablement de tristesse qui lui ôtait tout sentiment. Le respect qu’ils avaient pour leur capitaine retint leur incontinence; sans cela, rien ne pouvait sauver la dame : sa mort même n’aurait peut-être pas mis son honneur en sûreté.

Nous laissâmes encore cette malheureuse femme dans l’état où elle était; Rolando se contenta de charger Léonarde d’en avoir soin, et chacun se retira dans sa chambre. Pour moi, lorsque je fus couché, au lieu de me livrer au sommeil, je ne fis que m’occuper du malheur de la dame. Je ne doutais point que ce

tes voleurs regardaient elle avec yeux de la concupiscence. Et parut d’après leurs regards ils avaient un le désir de la brutalité et ils étaient ils font d'après ce le désir si ne empêcha eux pas le capitaine Rolando lequel dit à eux obligation ils attendent eux jusqu'à elle revient à elle la dame d'évanouissement d’elle lequel conduisait elle à la mort. Et la crainte de capitaine d’eux elle qui arrêta en eux cette la brutalité. Aucune chose elle peut elle sauve elle si ce n’est cette la crainte. Et la mort même peut-être ne elle sauvait elle pas d'eux.

Nous sortîmes une fois autre et laissâmes catte l'infortunée comme elle était évanouie. Seulement Rolando recommanda à Léonarde elle fait attention d’elle sur elle et nous chacun de nous alla à chambre de lui. Quant a moi lorsque je fus dans lit de moi au lieu que je dors je commençai je songe au sort le triste de cette la dame. Et je n'ai pas le doute que cette la

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parti, en disant qu'on devait me le pardonner ; que l'action avait été vive, et que, pour un jeune homme qui n'avait jamais vu le feu, je ne m'étais point mal tiré d'affaire.

La conversation tomba ensuite sur les mules et les chevaux que nous venions d'amener au souterrain. Il fut arrêté que le lendemain nous partirions tous pour aller les vendre à Mansilla, où probablement on n'aurait point encore entendu parler de notre expédition. Ayant pris cette résolution , nous achevâmes de souper; puis nous retournâmes à la cuisine pour voir la dame, que nous trouvâmes dans la même situation. Nous crûmes qu’elle ne passerait pas la nuit. Néanmoins, quoiqu'elle parut à

je deviendrai je combats comme le diable. Et sur ces les parolos tous les voleurs appuyèrent moi et dirent obligation ils excusent moi sur cette la peur parce que ce le combat chaud beaucoup et ainsi et je m’étais conduit bien quoique jamais moi je ne assistai au combat.

Et après celte la chose nous causâmes sur tes chevaux et les mules lesquels nous amenâmes eux avec nous à la caverne et nous décidâmes au matin tous nous nous sortons et nous conduisons eux au marché de ville de Mansilla pour nous vendons eux parce que d’après l’apparence pas encore n'arriva à eux pas la nouvelle de cette l’expédition. Et après cette la résolution nous restâmes un peu autre sur la table et après nous nous levâmes et entrâmes à la cuisine pour nous voyons état de la dame. Nous trouvâmes elle comme elle était auparavant. Nous crûmes dans esprit de nous impossible elle va au matin vivante. Et fnakré cet l’état lequel elle était dans œil de la mort ainsi et quelques de co$

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