‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 55 sur 103 · LE CHAPITRE LE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LE CHAPITRE LE NEUVIÈME

Sur l’événement le sérieux lequel arriva après relie la rhose.

Nous restâmes étant en embuscade dans le petit bois presque tout le jour et nous ne vîmes aucun voyageur lequel nous tirâmes de lui les indemnités du tour lequel avait fait lui le moine. Enfin nous sortîmes de ce le petit bois pour nous retournons à la caverne et nous étions désespérant de le butin

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tenlion de toi d’aujourd'hui à l'avenir tu te frottes aux moines parce que ces les geus rusés et fins plus que toi.

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avons bien de l’obligation à Gil Bios; il vient, pour son coup d’essai, de faire un vol fort salutaire à la compagnie. Cette plaisanterie en attira d’autres. Ces scélérats, et particulièrement celui qui avait apostasié, commencèrent à s’égayer sur la matière. Il leur échappa mille traits qui marquaient bien le déréglement de leurs mœurs. Moi seul je ne riais pas. Il est vrai que les railleurs m’en ôtaient l’envie en se réjouissant ainsi à mes dépens. Chacun me lança son trait et le capitaine me dit : Ma foi, Gil Blas, je te conseille, en ami, de ne plus te jouer

butin l’étrange ils éclatèrent de rire. Reprit le lieutenant et dit par ma foi ô messieurs si ce n’est Gil Blas est il a fait à nous service n'a été pas rien pins grand que lui. A essai de lui le premier il a pris une la prise laquelle sauvera nous de péchés de nous devant Dieu. Et cette la plaisanterie fut cause de plaisanteries les autres. Et commencèrent ces enfants du péché et surtout l’apostat ils font des plaisanteries sur cette la matière. Et ils firent sortir de bouches d’eux combien de raillerie laquelle elle prouve contre corruption de coeurs d’eux. Tous eux riaient excepté moi. Et à la vérité n’était dans cœur de moi aucune envie de le rire parce que moi j’avais fourni à eux cause pour ils rient de moi. Us tirent moi comme le plastron et chacun il lance à moi plaisanterie de sorte. Reprit le capitaine à la lin et dit à moi ô Gil Blas je conseille à toi un le conseil comme je conseille à un des amis de moi. Fais at-

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manquer de l'accomplir quelque jour. Je les remerciai de la haute idée qu’ils avaient de moi, et leur promis de faire tous mes efforts pour la soutenir

Après qu’ils m’eurent d’autant plus loué que je méritais moins de l’être, il leur prit envie d’examiner le butin dont je revenais chargé. Voyons, dirent-ils, voyons ce qu’il y a dans la •bourse du religieux. — Elle doit être bien garnie, continua l’un d’eux, car ces bons pères ne voyagent pas en pèlerins. Le capitaine délia la bourse, l’ouvrit, et en tira deux ou trois poignées de petites médailles de cuivre, entremêlées à’Agnus Dei , avec quelques scapulaires. Vive Dieu ! s’écria le lieutenant, nous

des jours. Je remerciai eux de celte la prévision la grande d’eux laquelle ils virent moi en elle et je promis à eux que je fais tout effort de moi pour je confirme paroles d’eux.

Et après qu’ils louèrent moi d'autant plus que je mérite en vérité les reproches ils voulurent ils voient dans le butin lequel j’apportai avec moi. Ils dirent allons allons nous verrons quoi dans bourse du moine. Reprit un d'eux et dit je suis sûr que dans cette la bourse argent considérable parce que ces les moines ils ne voyagent pas comme les pèlerins les marocains. Et au milieu de ces paroles le capitaine délia les cordons de la bourse et ouvrit à elle ouverture d’elle et lira d’elle deux ou trois poignées de médailles de cuivre avec des inscriptions et talismans enduits de cire. Et à cette la vue de ce le

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gnait, je mis pied h terre, je ramassai la bourse, qui me parut pesante ; je remontai sur ma bête, et regagnai promptement le bois, où les voleurs m’attendaient avec impatience pour me féliciter de ma victoire. A peine me donnèrent-ils le temps de descendre de cheval, tant ils s’empressaient de m’embrasser. Courage, Gil Blas, me dit Rolando; tu viens de faire des merveilles! J’ai eu les yeux sur toi pendant ton expédition, j’ai observé la contenance : je le prédis que tu deviendras un excellent voleur de grand chemin. Le lieutenant et les autres

applaudirent à la prédiction, et m'assurèrent que je ne pouvais

laquelle j'avais sur elle parce que d’après l’apparence il parut à moi elle était semblable à mule d’oncle de moi. Et temps que s’éloignait le moine je descendis de dessus cheval de moi et ramassai la bourse. Elle parut à moi lourde. Je remontai avec elle sur cheval de moi et revins de suite vers le petit bois où étaient camarades de moi ils attendent moi pour ils donnent des éloges à moi quant à exploit de moi. Ils ne laissèrent moi je descends à aise de moi de dessus cheval de moi et avec précipitation ils se jetèrent à cou deraoi. Prit la parole le capitaine et dit à moi courage ô Gil Blas. Tu es tu as fait ouvrage merveilleux. Yeux de moi toujours sur toi lorsque tu étais engagé avec le moine et j’observais bien dans contenance de toi. Et d’après cette l’action que tu as faite elle je prédis à toi tu deviendras un le voleur grand parmi les voleurs de grands chemins. Approuva le lieutenant et camarades de lui sur cette la prédiction du capitaine et jurèrent que sera cette la chose dans un le jour

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finissons. Mes camarades, qui sont dans ce bois, s'impatientent. Jetez tout à l’heure votre bourse à terre, ou bien je vous tue.

A ces mots que je prononçai d’un air menaçant, le religieux sembla craindre pour sa vie. Attendez, me dit-il, je vais donc vous satisfaire, puisqu’il le faut absolument. Je vois bien qu’avec vous autres les figures de Rhétorique sont inutiles En disant cela, il tira de dessous sa robe une grosse bourse de peau de chamois, qu’il laissa tomber à terre. Alors je lui dis qu’il pouvait continuer son chemin, ce qu’il ne me donna pas la peine de répéter. Il pressa les flancs de sa mule, qui, démentant l’opinion que j’avais d’elle, car je ne la croyais pas meilleure que celle de mon oncle, prit tout à coup un assez bon train. Tandis qu'il s’éloi-

de les paroles ô mon père. Camarades de moi lesquels dans le petit bois sont s’impatientant. Jette à moi bourse de toi à terre à celte l’heure ou sinon je tue toi.

Et à ces les paroles lesquelles je dis elles à lui avec figure la courroucée il parut à moi dans le moine entra en lui la peur quant à vie de lui. Il reprit et dit à moi attendez je donnerai à vous la chose que vous avez demandée de moi puisque j’ai été obligé quant à don d’elle. Et je suis je vois les paroles les adroites elles ne passent pas avec vous ô les voleurs. Et après qu'il dit à moi ces les paroles il tira de dessous robe de lui une la bourse grosse de peau de chamois et jeta elle à terre. Et à ce le moment je dis à lui va-t’ eu dans chemin de toi. Et je n’eus pas la peine je répète à lui fois autre ces les paroles.il frappa pied de lui sur flanc de mule de lui. Elle marcha aussitôt une la marche bonne. Et d’après cette la marche la bonne se changea l’opinion

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père, interrompis- je avec précipitation, trêve de morale, s’il vous platt : Je ne viens pas sur les grands chemins pour ente»-dre des sermons : je veux de l’argent. — De l’argent? me dit-il d’un air étonné, vous jugez bien mal de la charité des Espagnols, si vous croyez que les personnes de mon caractère aient besoin d’argent pour voyager en Espagne. Détrompez-vous. On nous reçoit agréablement partout; on nous loge, on nous nourrit, et l’on ne nous demande que des prières. Enfin, nous ne portons pas d’argent sur la route ; nous nous abandonnons à la Providence. — EU! non, non, lui repartis-je, vous ne vous y abandonnez pas : vous avez toujours de bonnes pistoles, pour être plus sûrs de la Providence. Mais, mon père, ajoutai-je,

laquelle tu es en elle. J'interrompis à lui paroles de lui brusquement et je dis à lui ô mon père je n’ai pas besoin remontrances de toi. Moi je ne me fatigue pas sur les grands chemins pour j’écoute remontrances des moines. Je veux l’argent seulement.. Il repartit comme celui il est étonné et dit tu veux Je moi l’argent. Opinion de toi fausse sur charité des Espagnols si tu crois gens d’état de moi ils ont besoin eux l’argent pour voyage d’eux dans royaume d’Espagne. Tu es dans l’erreur. Obligation tu reviens à vérité. Sache tous les gens de tout endroit ils accueillent nous avec accueil grand. Ils logent nous et ils nourrissent nous et ils ne demandent de nous aucune chose si ce n’est prières. Enfin nous ne portons pas sur nous l'argent dans le voyage. Nous abandonnons nous-mêmes dans main de Dieu. Je dis à lui non non vous n’abandounez pas vous-mêmes à Dieu seulement. Toujours vous portez avec vous quelques les douros bons pour vous assurez appui de vous sur Dieu. Assez

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S’ils m’eussent vu fuir, ils se seraient mis à mes trousses, et m’auraient bientôt rattrapé; ou peut-être auraient-ils fait sur moi une décharge de leurs carabines, dont je me serais fort mal trouvé. Je n’osai donc hasarder une démarche aussi délicate. Je joignis le père et lui demandai la bourse, en lui présentant le bout d’un pistolet. Il s’arrêta tout court pour me considérer, et , sans paraître fort effrayé : Mon enfant, me dit-il, vous êtes bien jeune; vous faites de bonne heure un vilain métier. — Mon père, lui répondis-je, tout vilain qu’il est, je voudrais l’avoir commencé plus tôt. — Ah ! mon fils, répliqua le bon religieux qui n’avait garde de comprendre le vrai sens de mes paroles, que dites-vous ? Quel aveuglement ! Souffrez que je vous représente l’état malheureux.... — O mon

traces de moi et ils attrapent moi et peut-être ils déchargent sur moi carabines d’eux et ainsi je ne gagne aucune chose. Et par ce le motif je craignis j’essaie l’essai lequel en lui la chance. Et quand j'arrivai au moine je demandai de lui la bourse de l'argent et je dirigeai gueule de pistolet de moi vers côté de lui. Il fit arrêter mule de lui à l’instant pour il considère dans visage de moi. Et parut à moi quant à lui lui pas ayant peur. Il prit la parole et dit à moi ô fils de moi toi encore jeune et tu es entré dans une la protession vilaine avant le temps. Je dis à lui ô père de moi vilaine cette la profession ou non je n’ai pas affaire. J’aurais été bien aise si je pus j’exerce elle avant ce le temps. Il répondit à moi ce le pauvre lequel ne pouvait il comprend sens de paroles de moi et dit à moi ah ô fil? de moi quoi tu es tu dis. Toi tu es aveugle. Prête attention à moi. Obligation à moi je montre à toi combien vilaine cette la voie

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