‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 56 sur 103 · JU^ ^L^O · texte numérisé non relu

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prendra. Tous les voleurs jugèrent qu’effeclivement celte commission me convenait, et ils m’exhortèrent à m’en bien acquitter. Messieurs, leur dis-je, vous serez contents : je vais mettre ce père nu comme la main, et vous amener ici sa mule. Non, non, dit Rolando, elle n’en vaut pas la peine; apporte-nOus seulement la bourse de sa révérence : c’est tout ce que nous exigeons de toi. Là-dessus je sortis du bois et poussai vers le religieux en priant le Ciel de me pardonner l’action que j’allais faire. J’aurais bien voulu m’échapper dès ce moment-là ; mais la plupart des voleurs étaient encore mieux montés que moi.

ne. Et nous verrons comment il travaillera. Tous les voleurs approuvèrent que ce le travail travail de moi et exhortèrent moi pour je travaille lui travail bon. Je dis à eux ô messieurs présentement vous verrez travail de moi lequel satisfera vous. A l’instant vous verrez ce le moine nu comme il vint au monde de ventre de mère de lui et j’amènerai à vous mule de lui. Prit la parole le capitaine et dit à moi non non. Cette la rosse de lui ne vaut pas prix de peine de toi. Tu n’apporteras à nous si ce n'est la bourse de sa révérence pour bénédiction. Et cela ce que nous demandons de toi seulement. Et après ces les paroles je sortis du petit bois et je pressai cheval de moi allant vers le moine et demandai à Dieu il pardonne à moi cette l’action laquelle je projetais je fais elle. J’aurais été bien aise je pus je m'échappe à cette l’heure. Mais la plupart des voleurs sous eux chevaux meilleurs que cheval de moi. Et si ils virent moi m’échappant à coup sûr ils courent sur

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môme gentilhomme dont je portais les habits. Il y avait si longtemps que je vivais dans les ténèbres, que le jour naissant ne manqua pas de m’éblouir; mais peu à peu mes yeux s’accoutumèrent à le souffrir.

Nous passâmes auprès de Ponferrada, et nous allâmes nous mettre en embuscade dans un petit bois qui bordait le grand chemin de Léon. Là nous attendions que la fortune nous offrit quelque bon coup à faire, quand nous aperçûmes un religieux de l’ordre de Saint-Dominique, monté, contre l’ordinaire de ces bons pères, sur une mauvaisé mule. Dieu soit loué ! s’écria le capitaine en riant, voici le chef-d’œuvre de Gilblas! il faut qu’il aille détrousser ce moine. Voyons comment il s’y

j'étais resté temps long dans l’obscurité de cette la caverne clarté de l’aurore éblouit à moi yeux de moi. Mais peu à peu se raffermit vue de moi.

Nous passâmes devant bourg Ponteferrada et ensuite nous arrivâmes à un le petit bois qui était proche de le chemin le grand qui conduit à ville de Léon et nous nous embusquâmes dans un l’endroit couvert. Nous nous voyions les gens les passants et eux ne ils voient pas nous. Et là nous attendîmes si il a été que envoie à nous la fortune quelque le coup bon nous faisons lui. Nous dans cette la position et nous vîmes de loin un le moine monté sur une la mule rosse contre habitude des moines. Et quand il vit lui le capitaine Rolando il rit et dit la louange à Dieu est venant le chef-d’œuvre qu’il fera lui Gil nias. Obligation à lui il va seul et il détrousse ce le moi-

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