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nous; car souvent nous ôtons la vie aui innocents, et eux quelquefois la sauvent aux coupables.
parce que combien de fois nous tuons nous gens sans crime et gens de la justice quelquefois ils ne condamnent pas les gens les coupables.
ble, car je ne te crois pas assez sot pour te faire une peine d’être avec des voleurs. Hé ! voit on d’autres gens dans le monde? Non, mon ami; tous les hommes aiment à s’appro-r prier le bien d’autrui : c’est un sentiment général; la manière seule en est différente. Les conquérants, par exemple, s’emparent des Étals de leurs voisins. Les personnes de qualité empruntent, et ne rendent pas. Les banquiers, trésoriers, agents de change, commis, et tous les marchands tant gros que petits, ne sont pas fort scrupuleux. Pour les gens de justice, je n’en parlerai pas ; on n’ignore point ce qu’ils savent faire. 11 faut pourtant avouer qu’ils sont plus humains que
le sot tellement tu as honte lorsque tu vis avec les voleurs. Dis-moi as-tu vu dans le monde gens d’espèce autre que des voleurs. Non ô ami de moi . Toutes les créatures elles sont contentes elles volent bien des unes des autres. Le but tout lui le même. Et la manière seulement différente. Vois ô enfant de moi les rois tous eux ils enlèvent états les uns des autres. Et les grands ils empruntent l’argent des gens et ne ils ne rendent lui pas. Et les banquiers elles trésoriers et les courtiers et tes commis et tous les marchands grands et petits tous ces les gens ne ils craignent pas de Dieu. Et quant àgens de lajustice pas sur eux parole parce que tous les gens ils connaissent travail d’eux. Obligation à moi j’avoue franchement cœurs d’eux compatissants plus que cœurs de nous
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après il avait apostasié. Enfin les huit voleurs parlèrent lour à tour ; et lorsque je les eus tous entendus, je ne fus pas surpris de les voir ensemble. Ils changèrent ensuite de discours; ils mirent sur le tapis divers projets pour la campagne prochaine ; et, après avoir formé une résolution, ils se levèrent de table pour s’aller coucher. Us allumèrent des bougies et se retirèrent daus leurs chambres. Je suivis le capitaine Rulando dans la sienne, où, pendant que je l’aidais à se déshabiller : Eh bien, Gil Blas, me dit-il, tu vois de quelle manière nous vivons. Nous sommes toujours dans la joie. La haine ni l’envie ne se glissent point parmi nous ; nous n’avons jamais le moindre démêlé ensemble ; nous sommes plus unis que des moines. Tu vas,' mon enfant, poursuivit-il, mener une vie bien agréu-
qu’il travailla espace deux années il apostasia. Enfin tous les huit racontèrent histoires d’eux l’un après l’autre. Et après que j’entendis eux d’oreille de moi je ne m'étonnai pas de réunion d’eux. Et ensuite ils parlèrent sur chose autre. Ils délibérèrent sur quoi ils feront quand ils sortent pour l’expédition la prochaine. Et après qu’ils eurent décidé ils se levèrent de sur la table pour ils vont ils dorment. Et chacun alluma bougie de lui et alla à chambre de lui. Et moi ie suivis le capitaine Rolando et entrai avec lui dans chambre de lui. Et temps que j’étais j’aide lui lorsqu’il était il ôte vêtements de lui il dit à moi avec une la gaîté ô Gilblas tu es tu vois cette la vie l’agréable que nous sommes vivants. Toujours nous sommes gais. La jalousie ni la haine jamais elles elles n’entrent dans cœurs de nous et jamais nous ne nous disputâmes. Nous sommes unis entre nous plus que les moines. Et ajouta il dit à moi ô enfant de moi désormais tu vivras ici une la vie délicieuse parce que je ne pense pas de toi toi un
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plus ; et en mourant elle avait eu l’indiscrétion d’avouer tout en présence du curé de son village et d’autres bons témoins. Le fils de don Rodrigue tenait déjà ma place, ou plutôt la sienne, et il venait d’être reconnu avec d’autant plus de joie, qu’on était moins satisfait de moi ; de manière que, n’ayant plus rien à espérer de ce côté-là, et ne me sentant plus de goût pour ma grosse femme, je me joignis à des chevaliers de fortune, avec qui je commençai mes caravanes.
Le jeune voleur ayant achevé son histoire, un autre dit qu’il était fils d’un marchand de Burgos ; que, dans sa jeunesse, poussé d’une dévotion indiscrète, il avait pris l’habit et fait profession dans un ordre fort austère, et que quelques années
mourut et avant mort d’elle elle avait découvert secret d’elle et avait confessé sur toute chose devant le curé de village de nous et gens autres témoins. Et avant arrivée de moi à Séville était le fils le véritable de don Rodrigue placé dans place de moi et obligation je dis franchement dans place de lui. Et parents de lui quand ils apprirent lui l’héritier le véritable se réjouirent joie grande d'autant qu’ils étaient ils haïssent moi. Et quand je vis cet l’état je connus ne restait à moi aucun espoir de ce le côté et en outre comme ne restait à moi goût pour femme la joufflue je quittai elle et m’associai avec les comptant sur bras d’eux et commençai je fais des expéditions avec eux.
Et après que finit histoire de lui ce le jeune homme parla un autre et dit à eux que dans enfance de lui il était dévot et par excès de dévotion de lui il se lit moine avec des moines dont vie d’eux ne était rien plus austère qu’elle. Et après
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ne me rendit ses remontrances inutiles, il mit ma princesse à la porte.
Ce procédé me déplut ; je résolus de m’en venger. Je volai les pierreries de la femme de don Rodrigue ; et, courant chercher ma belle Hélène, i|ui s’était retirée chez une blanchisseuse de ses amies, je l’enlevai en plein midi, afin que personne n’en ignorât. Je passai plus avant : je la menai dans son pays, où je l’épousai solennellement, tant pour faire plus de dépit aux Herréra que pour laisser aux enfants de famille un si bel exemple à suivre. Trois mois après ee mariage, j’appris que don Rodrigue était mort. Je ne fus pas insensible à celte nouvelle ; je me rendis promptement à Séville pour demander son bien ; mais j’y trouvai du changement. Ma mère n'était
qu’il craignit si il laissa cette la servante devant yeux de moi elle passera remontrance de lui inutile il chassa elle sur-le-champ.
Blessa moi procédé de lui et je résolus je tire de lui la vengeance. Je volai bijoux de femme de lui. J’allai je pris maîtresse de moi de maison d’une la blanchisseuse amie d’elle chez elle elle était allée temps qu’il chassa elle. J’enlevai elle au soleil et ouvertement pour ils savent tous les gens fait de moi. Et j’ajoutai. En outre j’emmenai elle au pays d’elle et épousai elle mariage légal. Et je fis cette la chose pour deux motifs. L’un pour ils s’irritent gens de maison d'Herréra et le motif le second pour je donne un exemple aux enfants de famille un l’exemple beau. Et après ce le mariage l’admirable après trois mois parvint à moi la nouvelle de mort de don Rodrigue. Et cette la nouvelle émut moi et sur-le-champ et de suite je partis pour pays de Séville pour je recueille héritage de moi- Mais quand j’arrivai je trouvai un le changement grand. Mère de moi la véritable avait été elle
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Je dispositions pour les exercices qu'on m’apprenait, et encore moins de goût pour les sciences qu’on voulait m’enseigner. J’aimais beaucoup mieux jouer avec les valets, que j’allais chercher à tous moments dans les cuisines et dans les écuries. Le jeu ne fut pas toutefois longtemps ma passion dominante. Je n’avais pas dix-sept ans, que je m’enivrais tous les jours ; j’agaçais aussi toutes les femmes du logis. Je m’attachai principalement h une servante de cuisine, qui me parut mériter mes premiers soins. C’était une grosse joufflue, dont l’enjouement et l’embonpoint me plaisaient fort. Je lui faisais l’amour avec si peu de circonspection, que don Rodrigue même s’en aperçut. Il m’en reprit fort aigrement, me reprocha la bassesse de mes inclinations; et, de peur que la vue de l’objet aimé
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j’étais moi de ces les élèves. Je n’ai pas goût aucune dans chose pas dans personne de moi et pas dans lecture des livres. Et ce que je préfère le plus le jeu avec les domestiques. Je vais à toute heure je cherche eux dans les écuries et dans les cuisines. Et ne dura pas avec moi cet le goût du jeu. Et avant que j’ai atteint dix-sept an toujours j’étais ivre et en outre je devins je courtise sur tontes les servantes de la maison. Et surtout je choisis d’entre elles une la servante de cuisine. Il parut à moi elle qui elle mérite le goûter avant les autres. Et cette la servante pourquoi elle plaisait à moi. Elle avait un le visage joufflu et elle était gaie excessivement. Je devins je courtise avec elle et je badine avec elle devant tous les gens tellement que lit attention à moi don Rodrigue. Il se fâcha contre moi et fit des reproches à moi en termes aigres sur cette la bassesse. Et d’après la crainte
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