‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 76 sur 103 · JUI · texte numérisé non relu

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qui avait l'honneur de présenter le nectar à ces dieux infernaux, ils la privèrent de ce glorieux emploi pour m’en revêtir. Ainsi , nouveau Ganymède, je succédai à cette vieille Hébé.

Un grand plat de rôt, servi peu de temps après les ragoûts, vint achever de rassasier les voleurs., qui, buvant à proportion qu’ils mangeaient , furent bientôt de belle humeur, et firent un beau bruit. Les voilà qui parlent tous à la fois. L’un commence une histoire, l’autre rapporte un bon mot; un autre crie, un autre chante ; ils ne s’entendent point. Enfin Rolando, fatigué d’une scène où il mettait inutilement beaucoup du sien, le prit sur un ton si haut, qu’il imposa silence à la compagnie.

fuis. Et depuis mort de ce le garçon revint l’honneur à Léonarde elle verse le vin dans les verres de ces les dieux d’enfer. Us destituèrent elle de cette la place l’élevée et placèrent moi dans elle. Et ainsi je devins comme un le Ganimède nouveau en place d’une Hébé décrépite.

Et après qu’ils mangèrent la viande avec la ^auce, je plaçai pour eux un le plat rempli du rôti lui qui rassasia :ifx. Et comme ils burent beaucoup autant qu’ils mangèrent devint gai esprit d’eux et ils firent tapage un le tagagc grand et alors tous eux étaient ils parlent à la fois. L’un il conte des histoires. Et l’autre il dit des choses plaisantes. Et l’autre il crie. Et l'autre il chante. Enfin chaque oiseau il chante chant, de lui tellement que s’ennuya le capitaine Rolando de ce le tapage d’eux parce que quand il a été il parle à eux aucun ne prête attention à lui. Il cria à eux un cri grand tellement que il ht taire eux. El il

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ragoûts, qui ne furent pas plutôt servis, que tous les cavaliers se mirent à table. Ils commencèrent à manger avec beaucoup d’appétit, et moi, debout derrière eux, je me tins prêt à leur verser du vin. Je m’en acquittai de si bonne grâce que j’eus le bonheur de m'attirer des compliments. Leur capitaine leur conta en peu de mots mon histoire, qui les divertit fort.

Ensuite il leur dit que j'avais du mérite; mais j’étais alors revenu

des louanges, et j’en pouvais entendre sans péril. Là-dessus, ils me louèrent tous. Ils dirent que je paraissais né pour être leur échanson, que je valais cent fois mieux que mon prédécesseur ; et, comme depuis sa mort c’était la senora Léonarde

lando. Et ensuite j’ajoutai je plaçai sur la table la grande deux plats reropls de la viande cuite avec de la sauce. Et aussitôt ils se placèrent autour d’elle tous eux et commencèrent ils mangent comme les affamés. Et moi je me tenais debout derrière chaises d’eux et restant j’attends pour je verse à eux le vin dans les verres. Jamais moi je ne travaillai ce le travail mais d’après l’apparence je travaillai lui bien tellement que arriva à moi le bonheur et ils complimentèrent moi compliment grand. Raconta succinctement à eux le capitaine liistoire de moi à cette l’heure et ils rirent d’elle beaucoup beaucoup. Et parla à eux au sujet de moi après ce le temps favorablement. Mais j étais cette l’heure revenu des flatteries des gens et tous compliments d’eux entrant à moi par une l’oreille et sortant par l’oreille l’autre. Et d'après paroles du capitaine complimentèrent moi tous eux l’un après l’autre. Et dirent il a paru à nous dieu de moi créa toi si ce n’est pour tu verses à nous le vin dans verres de nous. Est service de toi mieux que service du garçon l’autre cent

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raisins secs. Le lieutenant adressa la parole au capitaine et lui dit qu'il venait d’enlever ces mannequins à un épicier de Bénavente, dont il avait aussi pris le mulet. Après qu’il eut rendu compte de son expédition au bureau, les dépouilles de l’épicier furent portées dans l’office. Alors il ne fut plus question que de se réjouir. On dressa dans le salon une grande table, et l’on me renvoya dans la cuisine où la dame Léonarde m’instruisit de ce que j’avais à faire. Je cédai à la nécessité, puisque mon mauvais sort le voulait ainsi, et, dévorant ma douleur, je me préparai à servir ces honnêtes gens.

Je débutai par le buffet, que je parai de tasses d’argent et de plusieurs bouteilles de terre pleines de ce bon vin quo le seigneur Rolando m’avait vanté ; j’apportai ensuite deux

raisins secs et de les figues. Parla le lieutenant au capitaine et dit à lui à celte l’heure nous avons pris ces les deux mannequins à un le marchand de ville Benavente et en outre nous avons pris à lui mule de lui. Et après que raconta à lui l’affaire ils placèrent le butin dans chambre du préposé aux provisions d’eux. Et à cette l’heure ne resta à eux pensée aucune sur chose si ce n’est sur chose qui divertit eux. Ils dressèrent une la table grande dans cette la chambre la grande et commandèrent à moi je vais à la cuisine près de Léonarde pour elle indique à moi ce que je travaille. J’obéis malgré moi puisque étoile de moi mauvaise et j’avalai chagrin de moi dans entrailles de moi et je me disposai moi-même au service de ces les gens les bonnes.

Je mis d’abord sur une la petite table combien de tasses de l’argent et bouteilles de terre pleines de ce le vin lequel vanta lui à moi le capitaine Ro-

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