‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 91 sur 103 · LE CHAPITRE LE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LE CHAPITRE LE TROISIÈME

Sur la tentative qui advint dans coeur du muletier ce le voyage et sur ce qui arriva d’elle et sur chute de Gil Blas dans ie piège lorsqu'il voulait il évite piège autre.

Et je n’étais pas seul dans la voiture avec ce ie muletier. Etaient avec nous deux jeunes gens de maison grande de pays Penaflor et un le garçon autre chantre de ville de Mondonédo. Et ce le garçon était se promenant

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dit à moi je ne restai j'attends si ce n’est toi. Je me levai à l’instant et comme j’étais je m’habille avec habits de moi entra vers moi le seigneur Corcuélo et dans mains de lui carte de la dépense. Et il n’oublia pas dans elle pçix du poisson. Je fus obligé je paie à lui tout il demanda dans elle et je fus dans un chagrin grand quand je payai à lui cet l’argent parce que je compris d’après figure du fripon il n'oublia pas la chose qui était arrivée. Et après le paiement le cher du prix de ce le dîner qui avait incommodé à moi estomac de moi j’emportai valisé de moi et allai à maison du muletier et je maudis le fripon et l’hôtellerie et l’hôtelier.

donné h ces fripons un juste sujet de te tourner en ridicule. Us vont composer de tout ceci une belle histoire qui pourra bien aller jusqu'à Oviedo, et qui t’y fera beaucoup d’honneur. Tes parents se repentiront sans doute d'avoir tant harangué un sot. Loin de m’exhorter à ne tromper personne, ils devaient me recommander de ne me pas laisser duper. Agité de ces pensées mortifiantes et enflammé de dépit, je m’enfermai dans ma chambre et me mis ou lit : mais je ne pus dormir; et je n’avais pas encore fermé l’œil lorsque le muletier me vint avertir qu’il n’at-

complices dans cette la tromperie. Ah! ô Gil Blas le malheureux mort de toi mieux que vie de toi parce que toi de main de toi tu as fourni à eux cause pour ils se moquent de toi ces les fripons. Maintenant ils composeront sur toi une l’histoire magnifique. Et sans doute arrivera cette l’histoire à ville d'Oviédo et elle attirera à toi un l’honneur grand auprès de tous les gens. Et quand ils apprendront elle parents de toi assurément ils se repentiront des recommandations d’eux à un le sot comme toi. Et certes au lieu qu'ils recommandèrent à moi tu de tromperas pas les gens obligation à eux ils recommandent à moi prends garde des gens si ce n'est ils trompent toi. Je m'affligeai en moi-même et me décourageai et s’empara le chagrin de cœur de moi. Je me levai de la table et entrai dans chambre de moi. Je fermai porte de moi et m’étendis sur lit de moi. Mais le sommeil ne voulut pas il vient à moi. Encore je n'avais pas fermé œil de moi et le muletier entra et

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qui voudront, connue moi, se divertir de votre crédulité, et p ut-étre pousser les choses encore plus loin; n’en soyez point lu dupe, et ne vous croyez point, sur leur parole, la huitième merveille du monde. En achevant ces mots, il me rit au nez et s’en alla.

Je fus aussi sensible à cette baie que je l’ai été dans la suite aux plus grandes disgrâces qui me sont arrivées. Je ne pouvais me consoler de m’ôtre laissé tromper si grossièrement, ou, pour mieux dire, de sentir mon orgueil humilié. Eh quoi 1 dis-je, le traître s’est donc joué de moi! il n’a tantôt abordé mon hôte que pour lui tirer les vers du nez; ou plutôt ils étaient d'intelligence tous deux! Ah ! pauvre Gil Blas, meurs de honte d’avoir

gens autres ils se joueront de toi comme moi et ils feront à toi choses mauvaisesplus fâcheuses que celle que j’ai faite à toi moi. Et nécessaire à toi ô fils de moi tu prends garde de toi à toi-même et tu ne croiras pas personne si elle dit à toi comme moi que toi es la merveille la huitième dans l’univers. Et après qu’il finit paroles de lui il jeta h moi à nez de moi un le rire moqueur et s’en alla dans état de lui. i

Elle blessa moi cette la plaisanterie plus que les disgrâces qui arrivèrent à moi longueur de vie de moi. Vainquit moi le chagrin à cause de la plaisanterie laquelle il fit elle à moi comme ils plaisantent les gens avec les sots. Et surtout ce qui blessa moi c’est qu’il humilia à moi orgueil de moi à la fin. Je dis en moi-même eh quoi a pu il se moqua de moi cet le fripon. Peut-être il n’a abordé l’hôtelier ce matin aujourd’hui si ce n’est pour il prend des informations sur moi et surtout il sembla à moi ils étaient

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A la vue de ce nouveau plat , je vis briller une grande joie dans les yeux du parasite , qui Gt paraître une nouvelle complaisance, c’est-à-dire qu’il donna sur le poisson comme il avait donné sur les œufs. Il fut pourtant obligé de se rendre, de peur d’accident; car il en avait jusqu'à la gorge. Enfin, après avoir bu et mangé tout son soûl , il voulut finir la comédie. Seigneur Gil Blas, me dit-il en se levant de table, je suis trop content de la bonne chère que vous m’avez laite , pour vous quitter sans vous donner un avis important , dont vous me paraissez avoir besoin. Soyez désormais en garde contre les louanges. Défiez-vous des gens que vous ne connaîtrez pas. Vous en pourrez rencontrer d’autres

la figure du fripon. Je vis yeux de lui à cause de la joie ils deviennent ils brillent comme les lampes. Et alors pour il montre à moi complaisance autre il se jeta sur le poisson comme il s'était jeté auparavant sur œufs. Mais malgré lui il fut forcé il s’arrête par excès de la peur si ce n’est il crève parce que ventre de lui s’emplit de la nourriture et de la boisson jusqu’à la gorge. Enfin après qu’il eut mangé et bu autant que voulut envie de lui et qu’il eut satisfait désir de lui il se leva et dit 6 seigneur de nous Gil Blas tu ne crois pas combien je suis transporté de joie à cause de cette la nourriture l’excellente laquelle tu as fait manger à moi. Et je ne veux pas je quitte toi avant que je conseille toi un le conseil lequel je vis toi tu as besoin de lui. Obligation à toi ô fils de moi lu fais attention de toi bien bien d’aujourd’hui a l’avenir à flatterie des gens et tu ouvres yeux de toi sur les gens lesquels tu ne connais eux pas. Peut-être tu rencontreras après moi

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vous. Qu’appelez-vous trop friand? dit alors mon flatteur d’un ton de voix élevé : vous n’y pensez pas , mon ami : apprenez que vous n’avez rien de trop bon pour le seigneur Gil Blas de Santillane , qui mérite d'étre traité comme un prince.

Je fus bien aise qu’il eût relevé les dernières paroles de l’hôte, et il ne Gt en cela que me prévenir. Je m’en sentais offensé , et je dis Gèrement à Corcuélo : Apportez-nous votre truite , et ne vous embarrassez pas du reste. L’hôte, qui ne demandait pas mieux, se mit à l’apprêter, et ne larda guère à nous la servir.

ger do lui il faut à lui argent beaucoup et assurément n’est lui pas pour bec de toi. Dit à lui le fripon brusquement quoi tu es tu dis ô un des ignorants. Tu.dis poisson de toi n’est lui pas pour bec de ce le seigneur. Obligation à toi tu sois certain et tu saches il n'y a pas aucun mets dans l'univers qui est trop bon pour seigneur de nous Gil Blas de Santillane. Il mérite nourriture de lui elle est comme nourriture des sultans.

Et quand je vis le fripon il reprit lui parcesles paroles je fus content parée que si ne il reprit lui pas lui par ces les paroles j'aurais été moi je dis à l'hôtelier comme il avait dit parce que blessèrent moi paroles de lui dans cœur de moi. Je repris avec une la fierté grande à Corcuélo et dis à lui apportemoi de suite cet le poisson lequel tu es tu vantes lui et tu ne penseras pas à prix de lui. Et lorsqu'il entendit ces les paroles lesquelles faisaient plaisir b lui il accommoda lui à l'instant et mit lui pour nous^ur la table. Je regardai

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fort souvent ; tantôt c’était à ma santé , et tantôt à celle de mon pcre et de ma mère , dont il ne pouvait assez vanter le bonheur d’avoir un fils tel que moi. En môme temps il versait du vin dans mon verre, et m’excitait à lui faire raison. Je ne.répondais pas mal aux santés qu’il me portait; ce qui , avec ses flatteries, me mit insensiblement de si belle humeur , que , voyant notre seconde omelette à moitié mangée, je demandai à l’hôte s’il n’avait point de poisson à nous donner. F.e seigneur Corcuélo, qui, selon toutes les apparences, s’entendait avec le parasite, me répondit : J’ai une truite excellente ; mais elle coûtera cher à ceux qui la mangeront; c’est un morceau trop friand pour

Et était boire de lui comme manger de lui. Combien de fois il buvait à santé de moi et à santé de père et mère de moi et quand il arrive il boit à santé d’eux il dit à moi ô monsieur ils sont père et mère de toi gens heureux parce qu'ils ont enfant sans défauts comme seigneurie de toi. Et dans le temps qu'il est il parle il verse le vin dans verre de lui et verre de moi et il excite moi je bois comme il boit lui. Et j'étais je bois à toute provocation et d'après la quantité de breuvage que je buvais et en outre d’après l’excès de cette la flatterie qui enflait à moi poumon de moi monta l’ivresse dans tète de moi peu à peu. Je jetai œil de moi sur le plat. Je vis lui il est presqu’à moitié fini. Je dis à l’hôtelier ô maître as-tu poissons? Répondit à moi le seigneur Corcuélo lequel sans doute était complice du tour avec cet le fripon et dit à moi j’ai un le poisson excellent mais celui il veut il se régale par man-

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