‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 92 sur 103 · J> iA f^U J* ^ j · texte numérisé non relu

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pourrai. Je n’ai pas grand appétit, poursuivit-il, je vais me mettre à table pour vous tenir compagnie seulement, et je mangerai quelques morceaux par complaisance.

En parlant ainsi, mon panégyriste s’assit vis-à-vis de moi. On lui apporta un couvert. Il se jeta d’abord sur l’omelette avec tant d’avidité, qu’il semblait n’avoir mangé de trois jours. A l’air complaisant dont il s’y prenait, je vis bien qu’elle serait bientôt expédiée. J’en ordonnai une seconde, qui fut faite si promptement, qu’on la servit comme nous achevions, ou plutôt comme'il achevait de manger la première. Il y procédait pourtant d’une vitesse toujours égale, et trouvait moyen, sans perdre un coup de dent , de me donner louanges sur louanges , ce qui me rendait fort conlept de ma petite personne. Il buvait aussi

l'heure l’heureuse autant que je puis. Et je ne suis pas ayant faim mais je m’assiérai près de toi seulement pour je tiens compagnie à toi et je prends un morceau avec toi un peu pour la bénédiction.

il s'assit sur une la chaise devant moi. Apportèrent à lui les domestiques tout ce qui accommodait lui. Il se jeta tout à coup sur les œufs et commença il avale eux comme le serpent. Il parut à moi que ne goûta pas la nourriture depuis espace de trois jours. Et quand je vis lui il avale sans il mâche je pensai que ne ils suffiront pas ces œufs. J'ordonnai à eux ils ajoutent pour nous œufs autres. De suite ils apprêtèrent eux et servirent eux. A ce moment uous étions nous achevions œufs les premiers c’est-à-dire lui achevait eux. Il continua train de lui il avale comme précédemment. Et il était il vante moi à chaque bouchée qu’il porte elle à bouche de lui. Et à force de louange de sa part je me persuadai que réellement moi un le savant grand.

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