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Après m’étre si avantageusement défait de ma mule, l'hôte me mena chez un muletier qui devait partir le lendemain pour Astorga. Ce muletier me dit qu’il partirait avant le jour, et qu’il au-
lendit moi je parle ainsi il feignit lui honnête réellement. Il reprit cl dit à moi puisque tu es tu as jelé à moi ô monsieur la charge sur cou de moi tu as chargé sur moi ô monsieur charge lourde. Et (elle est la parole qu’il dit elle à moi. liais ie fait lequel il lit lui contraire à parole de lui. Ce que fit ce le fripon allégea le poids sur lui. Au lieu de il dit valeur d’elle comme avait dit à moi oncle de moi de le dix à le douze réal douro il reprit sans honte et dit si tn as fait monler an plus valeur d’elle tu arriveras jusqu’.à les trois douro. J’acceptai de lui cet le prix le fort avec la joie et le contentement comme si j’étais gagnant à celte la vente argent fort.
Et après que j’eus laissé à lui mule de moi pour ce le prix le grand mena moi l’hôtelier à maison d’un le mulelier était partant lendemain de ce pour ville Astorga. Et quand rencontrâmes lui il dit à nous je suis prêt pour le
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J'avoue qu'on n’en pouvait dire beaucoup de bien : mais quand ç’aurait été la mule du pape, il y aurait trouvé à redire. Il assurait donc qu’elle avait tous les défauts du monde ; et, pour me le mieux persuader, il en attestait l'hôte , qui , sans doute , avait ses raisons pour en convenir. Eh bien! me dit froidement le maquignon, combien prétendez-vous vendre ce vilain animal-là? Après l’éloge qu’il en avait fait , et l’attestation du seigneur Corcuélo, que je croyais homme sincère et bon connaisseur, j’aurais donné ma mule [tour rien : c’est pourquoi je dis au marchand que je m’en rapportais à sa bonne foi; qu’il n’avait qu’à priser la bête en conscience, et que je m’eu tiendrais à la prisée. Alors,
Et moi j’avoue franchement qu’avec raison il ne peut il dit du bien d’elle. Mais il exagérait beaucoup cet l’homme dans paroles de lui au point que si ils présentent à lui la mule que monte elle le sultan de Rome il fait sortir d’elle le défaut. Et ne suflit à lui pas qu’il dit du mal d’elle il ajouta il jura que totalité des défauts du monde tous eux existant en elle. Et pour il ajoute il rend certaines les paroles qu’il dit elles il apostropha l’hôtelier pour il donne témoignage de lui sur cette l’affaire. Et sans doute il y avait quelque le motif pour il confirme paroles de lui. Et après toutes les paroles il dit à moi avec un le dédain quoi tu veux de cette la rosse. Et d’après excès de louange de lui qu’il vanta elle à moi et en outre d’après ce le témoignage du seigneur Corcuélo lequel je croyais lui un l’homme honnête et connaisseur dans connaissance des chevaux j’aurais consenti je me débarrasse d’elle sans argent. Et sur cette la chose je dis à lui donne d’elle ce que tu voudras. J’ai la connaissance quant à loi loi un l’homme probe. Et quand cn-
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rait pas. 11 finit pourtant en disant que , si je voulais vendre ma mule, il connaissait un honnête maquignon qui l'achèterait. Je lui témoignai qu’il me ferait plaisir de l’envoyer chercher: il y alla sur-le-champ lui-même avec empressement.
11 revint bientôt, accompagné de son homme qu’il me présenta, et dont il loua la probité. Nous entrâmes tous trois dans la cour, où l’on amena ma mule. On la fit passer et repasser devant le maquignon , qui se mit à l’examiner depuis les pieds jusqu'à la tète. Il ne manqua pas d’en dire beaucoup de mal.
arrivèrent auparavant aux gens sur les chemins. Et il allongea bavardage do lui tellement que je m^ennuyai. Et après il dit à moi puisque tu es intentionné ô monsieur sur vente de mule de toi j’ai un l’homme honnête il fait le commerce des bêtes de somme et peut-être lui il achètera elle de toi. Je dis à lui tu feras à moi laveur grande si tu as amené lui à moi à cette l’heure. De suite il sortit en hâte et laissa moi seul.
Et après temps court il vint à moi accompagné d’iin l’homme. Et quand il entra il préseuta lui à moi et vanta à moi probité de lui extrêmement. Je me levai aussitôt et nous sortîmes tous trois vers la cour de cette l’ hôtellerie. Us amenèrent vers nous les domestiques la mule et firent marcher elle et ramenèrent elle durant yeux de nous combien de fois. Il examina elle ce le marchand et promena ses yeux sur elle de haut en bas de tête d'elle jusqu’à pieds d’elle. Et dit sur elle alors paroles désavantageuses.
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choses que je me serais fort bien passé d’entendre. Après cette confidence, se croyant en droit de tout exiger de moi, il me demanda d’où je venais, où j'allais, et qui j’étais. A quoi il me fallut répondre article par article, parce qu’il accompagnait d’une profonde révérence chaque question qu’il me faisait , en me priant d'un air si respectueux d’excuser sa curiosité , que je ne pouvais me défendre de la satisfaire. Cela m’engagea dans un long entretien avec lui , et me donna lieu de parler du dessein et des raisons que j’avais de me défaire de ma mule pour prendre la voie du muletier; ce qu’il approuva fort, non succinctement, car il me représenta là-dessus tous les accidents fâcheux qui pouvaient m’arriver sur la roule; il me rapporta môme plusieurs histoires sinistres de voyageurs. Je croyais qu’il ne fini-
aucun intérêt en elles. Et lorsqu’il eut vidé sac de lui par ce le bavardage le vide vint dans esprit de lui il peut il questionne moi. Et en conséquence il a été il demanda à moi d’où moi et d’où je vins et où allant. Et ainsi obligation à moi je réponds à lui sur toute chose chose après chose parce que il était il salue moi à chaque question avec un le salut profond et il ajoute il dit à moi je veux toi tu excuses moi de curiosité de moi. Et quand je voyais de lui cette la chose impossible je cachai à lui aucune chose. Et je restai avec lui dans la conversation temps long. Et je lis part à lui dans cours de conversation de moi du projet de moi je vends mule de moi et du motif de la vente d’elle et du louage que je voulais je loue avec les muletiers. Et il a été il approuva moi quant à ce le projet avec paroles longues. Et il dépeignit à moi entre yeux de moi peintures désagréables peut-être je rencontre elles dans route de moi et raconta à moi plusieurs accidents sinistres lesquels
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civilement. Il détacha lui-même ma valise , la chargea sur ses épaules et me conduisit à ma chambre , pendant qu'un de ses valets menait ma mule à l’écurie. Cet hôte , le plus grand babillard des Asturies , et aussi prompt à conter sans nécessité ses propres affaires que curieux desavoir celles d’autrui, m’apprit qu’il se nommait André Corcuélo, qu’il avait servi longtemps dans les armées du roi en qualité de sergent , et que depuis quinze mois il avait quitté le service pour épouser une fille de Çnstropol , qui , bien que tant soit peu basanée , ne laissait pas de faire valoir le bouchon. Il me dit encore une infinité d’autres
attaches de valise de moi et plaça elle sur épaule de lui et fit entrer moi avec elle dans une la chambre. Et à cette l’heure même domestiques de lui firent entrer la mule dans une l’écurie. Et était cet l’homme maître de l'hôtellerie lui le bavard le grand dans province des Asturies. Et par naturel de lui lorsqu’il rencontre avec un l'étranger de suite il commence il conte à lui totalité des affaires de lui. Et après qu’il conte à lui toute chose il parait à lui ce moment avec lui le droit il peut il demande de l’étranger il conte à lui toute affaire de lui. Et après que nous entrâmes moi et lui dans cette la chambre l’instant même il dit à moi nom de moi ô monsieur André Corcuélo. Autrefois j’ai été sergent des troupes et je suis resté temps long au service. Et depuis que j'ai quitté le «fervice jusqu’aujourd’hui quinze mois. Et ensuite je ruis revenu à la ville^de Castropol et j’ai épousé une la jeune fille basanée mais en elle la gentillesse et l’athabililé. Elle a attiré à moi combien de pratique. El ajouta conta à moi suf choses lesquelles je n’ai
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pas mis entre les mains d’un muletier. C’était sans doute ce qu’il aurait dû faire; mais il avait songé qu’en me donnant sa mule, mon voyage lui coûterait moins, et il avait plus pensé à cela qu’aux périls que je pouvais courir en chemin.
Ainsi , pour réparer sa faute, je résolus , si j’avais le bonheur d’arriver à Penafior , d’y vendre ma mule et de prendre la voie du muletier pour aller à Astorga, d’où je me rendrais à Salamanque par la même voiture.
Quoique je ne fusse jamais sorti d’Oviédo, je n’ignorais pas le nom des villes par où je devais passer; je m'en étais fait instruire avant mon départ. J’arrivai heureusement à Penafior. Je m’arrêtai à la porte d’une hôtellerie d’assez bonne apparence. Je n’eus pas mis pied à terre , que l’hôte vint me recevoir fort
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pas fait louage pour moi avec les muletiers. Et en effet chose obligée de sa part il fait cette la chose. Mais lui donna à moi mule de lui pour il épargne à lui-même les dépenses et il ne pensa pas au danger du chemin. Je fus obligé je remédie à imprudence de lui. Je dis en moi-même si a sauvé moi Dieu de moi heureusement de ce le voyage quand j’arriverai à Penafior je vendrai la mule et je ferai louage avec les muletiers pour ville d’ Astorga et ainsi je ferai quand je partirai pour Salamanque.
Et je connaissais les noms des villes lesquelles sur chemin de moi parce que j’avais interrogé sur elles les gens et ils avaient appris eux à moi avant que je sortisse d’Oviédo.
Et avec l’aide de Dieu de moi j’arrivai heureusement à Penafior. J’arrêtai la mule devant une l’hôtellerie qui parut à moi quant à elle hôtellerie bonne. Et avant que je descendisse de dessus mule de moi approcha de moi maître d’elle et me reçut fort civilement. 11 détacha de main de Itii les
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les jelai dedans, l’un après l’autre, pour montrer au soldat que j’en usais noblement. Il fut satisfait de ma générosité, et me donna autant de bénédictions que je donnai de coups de pied dans les flancs de ma mule pour m’éloigner promptement de lui ; mais la maudite bête, trompant mon impatience , n’en alla pas plus vite. La longue habitude qu’elle avait de marcher pas à pas sous mon oncle lui avait fait perdre l’usage du galop.
Je ne tirai pas de cette aventure un augure très-favorable pour mon voyage. Je me représentai que je n’étais pas encore à Salamanque , et que je pourrais bien faire une plus mauvaise rencontre. Mon oncle me parut très-imprudent de ne m’avoir
propriétaire de lui pour l'aumône de ceux qui croient en Dieu par la violence. Je jetai dans milieu de ce le chapeau ces les pièces de petite monnaie pièce après pièce pour je montre à lui à yeux de lui générosité de moi. Il fulsatisfaitqueje fus généreux enverslui et souhaita à moi la prospérité. Et autant de fois il était il souhaite pour moi et moi je frappe avec pied de moi flanc de cette la mule pour je m’éloigne de lui. Mais Dieu il maudira elle ne elle augmenta pas marche d’elle en rien parce que d'après l’habitude à laquelle habitua elle oncle de moi de cette l’allure au pas elle avait oublié l’allure du galop.
Et je ne présageai pas de la chose qui arriva à moi au commencement de ce le voyage présage bon. Je pensai dans esprit de moi que le chemin encore long pour ville de Salamanque et peut-être encore je rencontre choses autres plus fâcheuses que celle qui était arrivée. Et alors vint à esprit de moi l’imprudence qu’avait commise à l’égard de moi oncle de moi à cause qu’il n’avait
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