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grains, et en même temps j’entendis une voix lamentable qui prononça ces paroles : Seigneur passant, ayez pitié, de grâce, d’un pauvre soldat estropié ; jetez, s’il vous plaît , quelques pièces d’argent dans ce chapeau ; vous en serez récompensé dans l’autre monde. Je tournai aussitôt les yeux du côté d’où partait la voix; je vis au pied d’un buisson , à vingt ou trente pas de moi , une espèce de soldat qui , sur deux bâtons croisés, appuyait le bout d’une escopette qui me parut plus longue qu’une pique , et avec laquelle il me couchait en joue. A cette vue , qui me fit trembler pour le bien de l’Église , je m’arrêtai tout court, je serrai promptement mes ducats, je tirai quelques réaux, et , m’approchant du chapeau disposé à recevoir la charité des fidèles effrayés, je
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chapelet grains de lui gros. A ce le moment j’entendis une la voix elle se plaint elle dit ô monsieur ô qui es passant aie pitié du soldat l’estropié pour Dieu de moi. 11 fera miséricorde aux père et mère de toi. O monsieur jette dans ce le chapeau quelques les pièces d’argent. Dieu de moi il récompensera toi dans l’autre monde. Et lorsque j'entendis la voix je tournai visage de moi vers le côté d’où sortant. Je vis au pied d’un le buisson éloigné de moi à peu près environ vingt ou trente pied un l’homme debout mine de lui comme mine de soldat et lui appuyant escopette de lui sur deux bâtons croisés. Et cette l’escopette parut à moi était plus longue que la pique. Et bout de cette l’escopette visant vers côté de moi. Je tremblai de la peur. 11 parut à moi dans esprit de moi intention de cet l’homme il veut il enlève à moi i rgent de moi. Je cachai vite l’argent le gros et gardai dans main de moi quelques les pièces de petite monnaie et à l’instant même je m’approchai du chapeau lequel disposa lui
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chose que je ils fut de laisser aller ma mule à discrétion , c’està-dire au petit pas. Je lui mis la bride sur le cou , et, tirant mes ducats de ma poche , je commençai à les compter et recompter dans mon chapeau. Je n’étais pas maitre de ma joie : je n’avais jamais vu tant d’argent; je ne pouvais me lasser de le regarder et de le manier. Je le comptais peut-être pour la vingtième fois, quand tout à coup ma mule, levant la tête et les oreilles, s’arrêta au milieu du grand chemin. Je jugeai que quelque chose l’effrayait; je regardai ce que ce pouvait être : j’aperçus sur la terre un chapeau renversé, sur lequel il y avait un rosaire à gros
réaui autres à l’honoré d’oncle de moi. D’abord ce que je fis dans voyage de moi je laissai la mule elle marche à volonté d’elle c’est-à-dire au pas. Je laissai tomber la bride de main de moi et tirai de ceinture de moi ces les réal douro et je commençai je compte sur eu* dans fond de le chapeau un à un. J’étais dans une la joie extrême parce que depuis jour que je vins au monde jusqu’à celte l’heure je n’avais vu argent comme eux. Je restai je compte sur eux et je recommence et je contemple eux. Je ne me lassais pas de ce le compte ni de cette la contemplation d’eux. Peutêtre je recommençai le compte vingt fois. Tout à coup s’arrêta sous moi la mule au milieu du chemin et leva tête d’elle et dressa oreilles d’elle. Je jugeai elle elle s’effrayait de quelques les choses. Je tournai visage de moi à droite et à gauche pour je vois quelle la cause. Je vis devant les jambes de la mule un le chapeau au milieu du chemin et sur lui un le
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