LIVRE V, CIIAP. II
lui témoigna qu’elle l’avait fort diverti ». Après cela le seigiieui Aftibroise prit la parole, et, l’adressant au compagnon < e ses exploits : Don Raphaël, lui dit-il, songez que le soleil se couche. 11 suait à propos, ce me semble, de délibérer sur ce que nous avons à faire. Vous avez raison, lui répondit son camarade; il faut déterminer l’endroit où nous vouions aller. Pour moi, reprit Lamela, je suis d’avis que nous nous remettions en chemin ^ns perÂ’e de temps, que nous gagnions Requena cette nuit, et que demain nous entrions dans le loyaume de Valence, où nous donnerons l’essor à notre in- ( usirie. Je pressens que nous y ferons de bons coups. Son confrère, qui croyait là-dessus ses pressentiments infaillibles, s<‘ langea de son opinion. Pour don Alphonse et moi, comme nous nous laissions conduire par ces deux honnêtes gens, nous attendîmes sans rien dire le résultat de la conférence.
11 fut donc résolu que nous prendrions la roule de Requena, et nous coinmençâraes à nous y disposer. Nous fîmes un repas seinblable a celui du matin; puis nous chargeâmes le cheval ■de 1 oujre et du reste de nos provisions. Ensuite, la nuit, qui ' survint, nous prêtant l’obscurité dont nous avions besoin pour marcher sûrement, nous voulûmes sortir du bois; mais nous n eûmes pas fait cent pas, que nous découvrîmes entre les arbres une lumière qui nous donna beaucoup à penser. One Signifie cela? dit don Raphaël; ne seraicnt-ce point lesfurel.s de la justice de Cuença qu’on aurait mis sur nos traces et qui, nous sentant dans cette forêt, nous y viendraient cherchei . Je ne le crois pas, dit Ambroise; ce sont plutôt des voyageurs. La nuit les aura surpris, et ils seront entrés dans ce bois pour y attendi-e le joui-. Mais, ajouta-t-il, je puis me romiier; je vais i-econnaître ce que c’est. Demeurez ici tous trois; je serai de retour dans un moment. A ces mots il s'avance vers la lumière, qui n’était piw fort éloignée; il s’en approche a jwis de loup, il écarte doucement les feuilles et les branches qui s oppoeentàson passage, etregai-de avec toute l’attention que la chose lui paraît mériter, il vit sur l’herbe, autour d une chandelle qui brûlait dans une motte de terre, quatre
‘ IVcueil de te louer lui-ni.-.ue. Il fait dire i Gil filas q,, n a
do» Alphnuw lui lemuigue que re miiiue rdeii lui a paru «/writiauj, ' ^