‹ Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'après de nombreux documents inéditsChapitre 26 sur 59 · DÉCLARATION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

DÉCLARATION PUBLIQUE

(^ font tous les détenus en la maison de Justice de la Haute-Cour ^ en réponse à deux notes perfides, in/iS^ mes et calomnieuses^ insérées dans le n^ 422 du « Rédacteur officiel »> à titre de rapport émané des Bureaux du Ministère de la Police générale^ sur les prisonnier^ de Vendôme.

Il n'y a ici ni divisions^ ni partis, ni querelles^ ni craintes. Un seul sentiment nous anime^ une même résolution nous unit^ il n'y a qu'un principe, celui de vivre et mourir libres, celui de nous montrer dignes de la sainte cause pour laquelle chacun de nous s'estime heureux de soufËrir. Il est encore ici une autre pensée générale et non moins unanime ; c'est que le républicain proscrit n'aurait pas besoin de voir ses frères sous d'indignes fers pour les aimer, mais que lorsqu'il les y voit, il ne peut se défendre d'un amour plus tendre pour eux, et d'un religieux respect.

Vendôme, 25 pluviôse an V de la République.

Signé : Ch. Germain, G. Babeuf, Cochet, Antonelle^ Toulotte, Darthé, Maurice Roy, Taffoureau, Didier, Moroy, Lamberté, Cazin, Fossard, Antoine Fiquet, Rayebois, Blondeau, Clerx, Dufour, Goulard, Boudin, Crépin, Cordas, Laignelot, Ricord, Mugnier, Nayez, Vergne, Vadier, Amar, Fyon, Morel^ Massart, Buonarotti, Potofeux, Maurice Duplay, Jacques -Maurice Duplay, V^ Monnard, femme Breton, Breton, Sophie Lapierre, Adélaïde Lambert.

Puis ils rédigèrent la circulaire suivante : Circulaire aux journalistes.

Vendôme, 26 Pluviôse.

Citoyen, il y a deux choses sacrées sur la terre, le malheur et la vérité. Si vous demandez quel est le respect de

M. Cochon pour l'un et pour Tautre^ lisez ses deux notes sur les prisonniers de Vendôme dont le Rédacteur offi" ciel vient d'embellir son n^ 422. Chaque ligne de ces deux notes est un mensonge et un coup de filet. Nous ne nous avilirons pas à relever les infamies de ce rapport, qui^ s'il n'est pas le plus grand des crimes du Ministre de la Po* lice, en est au moins le plus lâche. Nous vous prions seulement d'insérer dans votre feuille la déclaration que nous croyons devoir y opposer; l'on désirerait que celleci fut placée à la suite même des deux notes : ce rapprochement dirait tout. Salut démocratique et fraternel.

(Mêmes signatures que ci^^essus.)

Babeuf fit, en outre> personnellement, la déclaration qui suit :

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