‹ Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'après de nombreux documents inéditsChapitre 38 sur 59 · C. Fournier (américain) à Marat. Paris, 14 mars · texte numérisé non relu

C. Fournier (américain) à Marat. Paris, 14 mars

(Jo6)

Van II de la République Française. De V Imprimerie de Mayer et Cie. 8 pag. in-4.

Commence ainsi :

« Feu Hérode, dit-on, ordonna Jadis le massacre de tous les enfants îuifs^ parce que pour des raisons à lui ooa« nùesy.il ne voulait point laisser j^happer l'un deuz^ le fils de Gabriel et de Marie. Tel a semi>lé£tre l'esprit du plan de conduite qui vient d'être suivi par rapport à nïoi... Marat tu n'es point l'Ami ^u Peuple. »

La Convention venait de décréter l'arrestation de C. Fournier^t l'opposition des. scellés sur ses papiers.

Cet écrit, dont nous avons vu (è manuscrit, à été rédigé ]^ar Babeuf, qui a ,fait d^autres publications anonymies contre Marat.

Claude Foumier^ dit l'Américain^ né en Auvergne, en 1745^ mort en 1823^ après avoir tenté la fortune à Saint* DofTiingue, était revenu en France et avait sollicité l'appui du<i6uvefnement, même celui de Marie-* Antoinette^ mais repoussé de partout, il se jeta, «vec l'ardenrde son tempérament j dans les premiers ^éneinents de la Rév^lutibo^ et se trouva avec^Babeuf à la* prise de la 'Bastille, président de la société'des Vainqiteurs^ et prit part,iplus tard» aux massacres de septembre.

II a publié, pour la défense'de ses intérêts, trois opuscules, dont les deux premiers ont dû être rédigés par Ba« beut(i):

x** Dénonciation aux Etats^Généraux y des vexations, abus tt'autorité, et déni de justice, commis envers le siear Claude Fournier,* habitant de Itle Saint-Domingue. (Paris). 1789,45 pag. in-.4.

Au sujet de ses intérêts lésés de Saint-Domingue.

2<» Aux représentans de la Nation. Dénonciation contre le Maréchal de Castries, ancien Ministre de la marine. (Paris, Caillot). S.d.(i79o). 6pag. in-4. Signé : Foumier.

(i) Voir page 98 dé notre tome L

. MixDt sujet.

3^ Aux hofior0bl0s, membres, de la Ckarofire 4es IHpûtes. Mémoire présenté par le sî^ur Fouipier^L'Héçitier^ -dit TAoïériaiio, deimeurant à Pa^s^ rye Perdue, n* 6j place Maubert. i8a2 ;(Paris)^.impr..(te ÇosfOOj 93 pag. in-8.

Au sujet de sef intérêts A Saint«IV>QiiQgue.

TLXIH "

DiuJorsÂème 4e é/^opyiaiion, ou la Me .fii.les crimes de Carrier ; son Procès et celui du Comité révolutioBnaire de Nantes : Avec des recherches et des considéra^ fions politiques sur les vues générales du Décemvirat, dans Pinvention de ce système ; sur sa combinaison prin^ cipale avec la Guerre de ,la Vendée ; et sur le préfet de son application à toutes les parties de la République. Par Gracchus Babeuf. A PariSj se trouve à rimprimerJe de Franklin^ me de Cliry. An 3* de la République. — In*ft de 194 pages ; portr. de J.«J3. Carrier.

Avec cet épigraphe : Vérité.

L'ouvrage commence ainsi :

a II £siut donc l'écrire !..«. cette vie atroce^ dévorante, popiilicide,..«dont le héros monstrueux a provoqué sur sa tête les malédictions^ la condamnation de la «France entière !!!. .. Hommes de mon pays !.•. Vous demandez qu'une plume de fer vous retrace, en caractères terribles^ ces exécrations qui o.it fait trembler la nature. »

Après de longues considérations etconclusions, on lit à la un : « J'avais réservé cette note pour un long article sur le gouvernement révolutionnaire^ dans leqiiel, pour ne point paraître seul assaillant contrecet édifice tyranniqi^e et barbare^ je, m'étais promis de reproduire «les batteries vigoureuses dressées contre lui par d'ardeqts champions de- la liberté; mais les faits présentés dans cet ooviage, en disent plus contre ce . gouvernement que tous les argumeptB de droit^. ^t méme.que les principes aupeès desquels

( SoS)

il ne s'est jamais soutenu. Au reste» ce colosse expire insensiblement, et il mourra de sa belle mort. Ce n*est plus la peine de faite de grands efforts pour Pécraser. »

C*est, comme le dit Babeuf^ le récit» écrit par « une plume de fer »» des € exécrations qui ont fait trembler la Nature. »

Babeuf a donné un supplément A son livre, sous ce titre :

On veut sauver Carrier. On veut faire le procès au Iribunal révolutionnaire. Peuple^ prend garde à toi / S. L fi. d., i5 pages in-8.

Cette brochure, à peine connue aujourd'hui, est rarissime.

Friron démasqué^ dénoncé^ et mis en Jugement par le Peuple^ par S. Maurice (Paris, 1794)» br. sn*8 de 24 pages.

Je possède Fexem plaire du collectionneur Derise, qui a mis sur le titre : « Je crois que cet écrit est de Babeuf. »

Histoire de la République Française, depuis la RévO' luiionde 1789.

Manuscrit resté inédit» et dont nous n'avons retrouvé que des débris.

Les Masques Révolutionnaires^ ou la Vierge bigame, par BabeuJ. 3 vol. in-4.

Manuscrit tout entier de la main de Babeuf, en loi feuilles de 4 pages.

Commence ainsi : < Après une vie bien agitée.... » Le préambule» ou Babeuf disait qu'il faisait paraître ces mémoires sous le nom de sa bien aimée» qu'il j était parlé

dç luij à la première penoone, t été par loi raturé sur le manuscrit.

Primitivement l'ouvrage devait porter ce titre : Augus^ tine^ puis Joséphine, ou etc.

Il finit ainsi : < Dans les premiers chapitres de ses Mémoires. »

Cet ouvrage est resté inédit.

Pensées^ préceptes et discours sur différents sujets de morale. An V, pluviôse et ventôse. 20 pag. in-4.

Manuscrit, en marge duquel Babeuf à écrit : < Morceau composé par moi. > — Resté inédit.

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