II
Il rentre dans la pr^tiqup sensée des choses humaines quan^^.ensuipe^ 4I exprime le vœu qu'au lieu < de parler toujours ii'emplçyer û. forcçi i^ serait peut-être plus convenable 4'À;outer des raisons et de rechercher des moyêps de conciliation. »
Par -un décret du 25 janvier 1790^1* Assemblée nationale avait décrété que € tous les Octrois^ droits d'Aides et ào-* très de cette nature, sous quelque dénomination qu'ils soient connus; continueront d'être perçus comme par le passé, jusqu'à ce qu'il ait été statué autrement, mais sans aucun privilège; exemption ni distinction quelconque, n'entendant rien iniiover, quand i présenti aux usisigetf concernant la consommation des troupes françaises et éti^ngèrés, ainsi que des hôpitaux.
€ Les sommes qui proviendront dû payement des -dits Octrois, qui sera fait tant par les ci<»devant Privilèges qu& par les autres rontribuables, seront versées dans les màios de^ receveurs deai municipalités.
« Les fermiers des dits droits tiendront un registre des perceptions^ et seront tenus d'exhiber ce registre aux officiers municipaux, sûr leur simple réquisition. »
Babeufj en rapportant ce décret, émettait Tavis qu'fl en résultait 4ué<r lé Bourgeois » devait pa3rer « ni plus ni moins que le I)ëbi tant de bosssons d ; et que, pourvu que lés mûnicijpâlités fissent compté de la perception, il était indiiS'érent que les préposés des Aidés fissent ou non des exercices.
La grosse Question des Aidesét désCàba'retîeH de Rdye^ qui éiput si vivement Topiniop et le Gouvernement/ repo^ sait donc, au Tond^, sûr une plus bu moins «acte interprétation (le la législation du temps. .
pu^dte lors* être résolae adminigtfâlhteiaénti s'il s'était troUTé là un fonctiotinaire habile.
Voici Ici conclusions dé Babeuf.
Eu principe, s'appuyant sur les arguments qu'il avait développés^ il déclarait qu'il lui semblait impossible qu^on rétablit les Aides.
En conséquence, au nom des Contribuables, dont il était Tavocatj il demandait :
I* Qu^il n'y ait plus d'exercices de commis ;
2^ Qu'il fut fait remise entière des arrérages non constatés ;
3*^ Qu*n fut payé entre les mains de la municipalité uii droit convenu ;
4^ Que ce droit établi dans laïnéme proportion pour les habitants de la ville et des campagnes^ fut supporté par' les bourgeois comme par les Cabafetiers, Aubergistes, etc., afin que l'indigent ne fut plu^ exposé à payer autant (Jue le riche.
Babeuf espérait, au surplus^ que ce droit (qtiéses commettants ne consentirent, bien qu'il fut injuste, que « pour ne point abandonnei* f Etat ») ne serait maintenu que jusqu'au i*'* janvier, terme que l'Assemblée Nationale avait elle-même (ixéë ' pour Paboli^n de la Màltdte.
Il demandait, enfin, que le versement des droits convenus s'effectuât directement, entre ks mains du receveur de la municipalité, qui les reverseraient directement aii Trésor public.
Et, afin qu'il ne fut rien soustrait aux droits à l'entrée, il proposait de confier la surveillance des octrois aux gardes nationales.
En résumé Babeuf) réclamait la suppressido en régime des AideS| et son remplacemeût par un iin|3i5t plùà équi^ table.
Pour bien saisir le mécanisme tle la question, H notn
aut Texaminer maintenant d'un point de vue plus élevé.
Le principe du payement du droit à ïmtrie. desviilèa
(Aott)
iÉÉI
et du campftgnesi iobtcitué aux exercices à dùmicite^ était ce que Babeuf, ea son nom et au nom de la popalartioa de Rpye et des villages environaants, réclamait» comme plus équitable^ plus juste, plus digne de la nation française.
On conviendra qu'il avait parfaitement raison, et qu'en ceci encore il n'avait que le tort, très grave en tout temps^ d'avoir devancé certains de ses contemporains.
Ce qu'il n'obtint pas sur l'heure fut voté, plus tard, aux acclamations du pays, par l'Assemblée Nationale*
Mais en réalité, les impôts se valent, et ils ne sont près-, que toujours que la représentation d'exigences budgétaires, ou fortuites, ou perpétuelles.
Aujourd'hui, la ville de Rojt, devenue industrielle^ consomme énormément d'eau-de-vie. M. Coét (i) évalue à 848 hectolitres le chiffre de cette consommation, ce qui représente environ S^SgS^ôoo petits de verres absorbés, soit 9,3o3 par jour, et pour une population de buveurs d'environ i ,000 individus.
Lettre d'un difuti de Picardie. S. L n. d., 8 pag. in-8.
14 juillet 1790. Un exemplaire corrigé de la main de Babeuf, nous indique qu'il en est l'auteur.
€ Vous m'avez sagement prédit...» — - c et vous ausi. »
La nouvelle distinction des Ordres, Par M. de Mirabeau. Che^i Volland, libraire, quai des Augustins. 8 pages in-8, y compris le titre.
(1} Topogr^hie midicaU 9t statistique de ta vUk de Bajfê. Arras^ ti6i, tar(CpH*'o,
(5ot)
A preolîère voe cette brochure pcralt être de Mirabeau. A la lecture, ou reconnaît de suite que c*eit^ au contraire, une satire des opinions de ce député « changeant, jadis si ferme et si inébranlable. »
Miiabeau avait dit à la tribune :
« Les dîmes ecclésiastiques, ne sont dans les mains du clergé que des possessions révocables ad nutum; les dîmes sont nationales^ nous le reconnaissons» et c'est pour cela que nous pouvons les reprendre, en 7 substituant un équivalent analogue à la dignité de la Nation et au mérite de ceux qu*il faut salarier. »
Ce mot salarier ayant été accueilli par des cris, mêlés d'applaudissements, Mirabeau ajouta :
« Oui, salarier ; je ne connois dans la société que trois » Ordres. Et quels sont ces trois Ordres ? Des mendiants, » des voleurs et des salariés. »
L'auteur delà brochure trouve que par cette déclaration Mirabeau se déconceruit et perdait la Nation dans un moment de délire. Aussi, s'écrie-t*il :
< Adieu, charmante Egalité; adieu, fille du Ciel» que » je n'ai vue qu'en songe ; commune amie dont la pré- » sence constante auroit faille bonheur de tous; adieu, » tu nous a visités un instant ; tous les cœurs s'étoient » ouverts à ton approche, et l'égarement de l'un de nous » te force à fuir nos asy les, t'oblige à vivre encore reléguée » dans le pays des chimères. Tel le premier homme, par
> un moment d'oubli^ causa le malheur de toute sa des- » cendance...»
Il revient néanmoins à répicence et, se moquant agréable* ment du fougueux tribun, termine ainsi : . « Quel nouveau rayon d'espoir tout à coup m'éclaire I
> Le comte de Mirabeau ne seroit-il plus coupable ?
> Les ridicules distinctions, l'inégalité révoltante ont » toujours causé véritablement le malheur des races hu- » maines; mais quelle est la manière modifiée dont Mira- » beau reconnolt les distinctions à faire des différents » Ordres ? i® Mendiants ; a® Voleurs ; 3* Salariés. Oh f
> f entrevois des nojens de ramener Pégtlteé. En oUi-
> gcantlesnieodiants su travail, noiu en ierans des sala- » liés, et si les voleurs ne ^empressent de prendre le » même partie nous punirons leurs brigandages. Ah I » j'avais porté un jugement trop précipité ; Mirabeau est » innocent, j'abjure mon erreur, et je tâcherai de faire ma » paix avec 'loi. >
La brochure dont il vient d'être questipn^et qui figure au nom de Mincbeau, mfime dans les catalogua (cela soit dît sans critique) très bien faits de UBibliotfaèque nationale, est de Babeuf.
'Celar&xilte d'une lettre inédite, it sa femme^ datée de Paris, le 12 août 1789, que nous publions à la page Sj de notre premier volume.
Ilyestdtt:
< Si la vente de ma petite brochure, dont je vous «nv (Me » deux exemplaires ne me rapporte rien.... La brochure
> qui est'de moi est celle intitulée : La nouvelle disimc^
> tion des Ordres, par M. de Mirabeau. Tu feras lire » les autres, qui sont très intéressantes. »
VIJI
Pi^e hist<irique imr M. tabbé de Lar ligue, ch^noi^e 4e Piglise royale de Sl--Qi4efilin, décédé le 1 1 i^epfenhb^e 1790, par M. Néret, ancien mayeur^e la vîUede3t-Quen' tih, le 3o septembre 1790. S, I.^ (Noyon, Devin), 1790, 4 pag. in -4.
Par .Bafaepf. — ^Question de vf^nte.des blés de r.Hdtel- Dieu. L'abbé 4e Lactigue avait été poursuivi, par le peuple et son appartement pillé.
Un cpntemporain a écrit sur un exemplaire corrigé ayaptalippactenu à Babeuf ,: « Mentionner dans vos mé-
(i). N^en 17^, à GuHtelmane/ diocèse d<e Dax, nommé en 1763, à yn. canon îcatd*Ârras, qu'il permutta en 1776. avec uq canomcatde la-^eHégiWé^c^-QueitSnl - • ." ' -
> nkàta ( I ).l6 Qoucageque . dâpipya. Çabeuf .en. se pséci* » pitant au milieu d?ùne ^meutefi^uUire |mmib Arracher » ce oiilbenreux {Mtre à.kur. fureur. »
F.-M. Cam. Babeuf, citoyen français habitant de Rqye, à tous les citoyens des municipalités que ces presentes verront. Avis important pour toutes les campa* gnes. Frères.
Signé : Un aristocrate. — Réponse à un libelle dirigé fp^t^e lui. ^ous n'en coQoai$)ion$qu& le manuscrit j(j^^).
Pétition <à P Assemblée nationale) sur les' fief s^ set* gneuHes, cens 'et champarts, par tes eohtmune et'mtini'» cipalité de Méry, canton de'Leglantièr, distriét-de Clermonti département' de' POise. SJ l. H. 'd.. 15 pag. in-8.
6 février 1791. — Rédj^e par Babeuf.
Affairé de la commune de Davenécourt, district de Mondidier, département de la Somme, contre Philippine de Carclevac, veuve de ùabriel Lamire, et ci-devant dame de Davenécourt ; cause à ranger encore parmi celles qu*on nomme célèbres. Dans'^Pexposé de laquelle on démontre combien sont encore formidables lesrest£S de la puissance féodale ; et où Ton indique aux Légîs'lateurs, ce qui leur reste à /aire pour renverser ce vieux
(i) Il s'agit ici, sans nul doute, des Mémoires s^r Babeuf projttés par Girody de FAin, et qui n'oamtee paa- iM>a»aamaMéA '• "
colosse. A Nqyon, che!( Devin. Se trouve à Mcndidier, cke^ Leroux, fils, relieur. 1791, 76 pag. in-4.
Rédigé par Babeuf. — Le 12 octobre 1791, F. N. C. Babeuf^ défenseur officieux des accusés, adressa de Roje, district de Montdidier, à Duport, Ministre de la justice, une supplique pour demander que les accusés soient renvoyés pour faits d'émeute^ études lors, mis en liberté, conformément aux lois de la révolution.
Dénonciation à Monsieur Vaccusateur publie du tri-' bunal de Montdidier, et réfutation d*un libelle infâme, intitulé : Affaire de la commune de Davenescoftrt^ etc.^ souscrit par 1 9 individus de cette commune^ en faveur des assassins de la dite dame^ dont quatre sont détenus dans les prisons de Montdidier. Amiens, impr. de CaroUf 1791, 67pag. in-^'S.
Signé : Gouy de la Myre, mais rédigé par Babeuf.
Paris sauvé par F administration des subsistances. PariSf Jmpr. patriotique et républicaine, an 11^ 32 pag. in-8.
Rédigé par G. Babeuf. Cette pièce sert à prouver que les actes de Babeuf furent constamment dirigés vers les intérêts du peuple, à l'époque de son procès en faux.
Il est dit dans un document du temps que TAssemblée des communes d^ la section, pour les subsistances, ne put arrêter l'impression d*un rapport qui lu] avait été fiait par le citoyen G. Babeuf, mais que ce citoyen fut « autorisé à » suivre cette impression dans l'imprimerie du citoyen » Robespierre, le 26 août 1793, Tan II de la République « française. Cauchois, président. »
Histoire des Conspirations et des conspirateurs du département de la Somme. A Paris, de l'imprimerie de...^ Tan II de la République. — 5i pajg. in-4 et gr. in-4.
Cet ouvrage de Babeuf^ préparé pour l'impression^ est resté inédit.
Histoire nouvelle de la vie de Jisus^Christ. Paris^ ÈXkW, 10 pag. in*4.
Ouvrage resté manuscrit^ comme le précédent.
G. Babeuf, tribun du Peuple, à ses concitoyens. (S. L, ff . d.) De r imprimerie de Franklin, rue du Sentier y n® 3o (Paris^ 2 1 prairial an II), 8 pag. in-8.
Relatif à la reprise de son procès de faux. Babeuf était alors en prison, à Paris^ comme contumace.
Babeuf, ex-administrateur du département de la Somme, et successivement du district de Montdidier^ aux comités de salut public, de sûreté générale et de lé-' gislation de la Convention nationale, et à Gohier^ Ministre de la justice. {Paris\ de PImpr. de Prault, s. rf., (1793), 56 pag. in-8.
Ecrit relatif à son arrestation, à son procès de Montdidier et aux fonctions qu'il avait remplies*