‹ Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'après de nombreux documents inéditsChapitre 57 sur 59 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Vingt-cinq ans après le Jugement de Vendôme, Napoléon qui, à la tête de ses troupes, avait dispersé les Babou-> vistes, dictait, sur le rocher de Sainte-Hélène^ ces mémo* râbles paroles :

« Rien ne doit se faire sans l'assentiment formel de la nation ; le principe fondamental doit être Tunivcrsalité des votes... Le peuple français a deux passions également puissantes qui paraissent opposées^ et qui cependant dérivent du même sentiment : c'est Tamour db l'Égalité et Tamour des distinctions. Un gouvernement ne peut satisfaire à ces deux besoins que par une excessive justice. Il faut que la loi et l'action du gouvernement soient égales pour tous ; que les honneurs et les récompenses tombent sur les hommes qui^ aux yeux de tous^ en paraissent les plus dignes... Mon fils' sera obligé de régner avec la liberté de la presse. 11 doit être l'homme des idées nouvelles et de la cause que j'ai ftit triompher partout.

€ Régénérer les peuples par les rois ; établir partout des institutions qui fassent disparaître les traces de la féodalité, qui assurent la dignité de l'homme, développent les germes de prospérité qui dorment depuis des siècles ; faire par*

TAGRR A LA GÉNÉRAUTÉ CE QUI n'BST AUJOURD'HUI QUE l'aPA«

MAGB d'un PBTrr nombre; réunir l'Europe dans des lieqs fédératifs indissolubles; propager dans toutes les parties du monde, aujourd'hui barbares et incultes, les bienfaits

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de la civilisation, tel doit être le but de toutes les pensées de mon fils, telle est la cause pour laquelle je meurs martyr. >

C'était la reconnaissance formelle de la politique égalitaire rêvée et proclamée par Gracchus Babeuf !

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