DOCUMENTS
BBLATIF0 A. l'aNNEXION DE CHACOVIE
Pîèoes relalHres à rinsiirreotion.
Le gouverneur général de la Gallicie aux Résidents des cercles de Tarnow, Wadowiec, JaslOy Sandek, R$zeszow, Sanok.
Lemberg, le 18 février 1846.
Deux communes du cercle de Bochnia, effrayées par les bruits d'un rétendu prochain soulèvement des nobles, se sont armées de faux et de haches pour la défense et le maintien de Tordre, et par conséquent dans de bonnes et louables intentions; toutefois, ces hommes sont retournés paisiblement chez eux, aussitôt l'arrivée d'une force militaire envoyée à leur secours et après les exhortations du commissaire de cercle qui l'accompagnait, et qui leur a fait comprendre que leurs craintes n'avaient aucun fondement. Pour éviter les abus qui peuvent en résulter, il est important d'obvier à de pareilles occurrences. Vous chargerez donc tous les commissaires de cercle et autres fonctionnaires en tournée, qui possèdent parfaitement la langue du
pays^ d'engager, pendant leurs tournées^ les autorités des lieux et quelques propriétaires bien disposés, à travailler à la tranquillité des paysans, en les exhortant et les désabusant, partout où Tétat des choses rexigera. Les autorités feront comprendre aux communes, dans un langage convenable et bref, que l'excitation actuelle provient de quelques malintentionnés qui cherchent à troubler le repos et Tordre, à répandre des bruits mensongers au sujet de la prochaine explosion de la révolution, pour inquiéter et effrayer la population du pays, Texciter à des actes de violence, aûn de profiter ensuite du désordre ; que le gouvernement a déjà pris des mesures efficaces pour arrêter le mal; qu'un grand nombre de perturbateurs ont déjà été saisis et que l'instruction judiciaire a commencé ; que le gouvernement se fait un devoir de protéger, par l'intervention prompte et efQcace de la force armée, les gens bien intentionnés de toutes les conditions et principalement les sujets, contre tous les excès possibles bien qu'improbables.
C'est en s'abandonnant avec confiance à la protection du gouvernement que les sujets peuvent rester dans leurs maisons et se livrer tranquillement à leurs occupations ordinaires sans se laisser sédube par quelques bruits ou fausses apparences, à sortir armés et en masses. Et si quelque chose de pareilles trames arrivait à leur connaissance, ils en instruiront, selon les circonstances, les autorités du cercle ou le poste militaire le plus voisin. Si cependant des paysans se montraient quelque part en armes, le président du cercle enverrait immédiatement sur les lieux un commissaire de confiance, connaissant bien la langue du pays et accompagné d'une force militaire convenable, mais pas trop nombreuse, afin d'en opérer le désarmement et de les tranquilliser par la persuasion et des exhortations convenables.