‹ Histoire de huit ans, 1840-1848Chapitre 88 sur 179 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

ment renfermée dans les paroles dont il s'est servi. Nous avons la confiance, qu'avant que ceci lui parvienne, il aura rassemblé tout son courage moral pour faire la même déclaration du haut de la tribune. — Qu'il s'y résigne, car lord Normanby ne sera pas rappelé, et il u'y a pas l'ombre d'apparence d'un changement de cabinet en Angleterre. »

Le même journal publiait, en outre, les phrases suivaules :

a Le résultat est qu'à la face des deux nations, lUf. Guizot est considéré dans l'opinion publique comme un imposteur convaincu dHmposture. C'est une position qui n'est pas nouvelle pour lui, et qu'il peut supporter avec une philosophique indifférence ; mais certes il n'est personne en Angleterre, ayant des prétentions de gentleman^ qui se décidât à la subir, et, s'il le faisait, il serait certainement frappé d'une déconsidérable universelle. »

Ces aménités dans un journal ouvertement connu pour être l'organe de lord Palmerston démontraient quels étaient les sentiments du ministre.

Un nouvel incident vint envenimer les colères. A l'approche d'une grande réunion projetée par l'ambassadeur anglais, les invitations étant faites sur les listes précédentes, une lettre avait été envoyée à M. Guizot. Les secrétaires de lord Normanby s'aperçurent aussitôt qu'ils avaient commis une maladresse; et pour la réparer, ils en commirent une autre beaucoup plus grave. On envoya reprendre chez H. Guizot la lettre d'invitation. La brutalité de ce procédé faisait tort à l'embassadeur ; M. Guizot put se plaindre à son tour. Toutes relations cessèrent entre le ministre et l'ambassadeur : on était bien loin de l'entente cordiale.

 Londres, les esprits n'étaient pas moins exaspérés. Le

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