DOCUMENTS
aaiATira * l'iaaixioa d« giacotii.
Pièoe» relatives A l' insurrection.
Le gouverneur général de la Gallicie aux présidents des cercles de Tomme , Wadoteieo , Jaslo , Sandek, Rszeszow , Sanok.
Lemberg, le 18 février 1848.
Deux communes du cercle de Bochnia, effrayées par les bruits d’un prétendu prochain soulèvement des nobles, se sont armées de faux et de hacbes pour la défense et le maintien de l'ordre, et par conséquent dans de bonnes et louables intentions ; toutefois, ces hommes sont retournés paisiblement chez eux, aussitôt l'arrivée d'une force militaire envoyée à leur secours et après les exhortations du commissaire de cercle qui l’accompagnait, et qui leur a fait comprendre que leurs craintes n’avaient aucun fondement. Pour éviter les abus qui peuvent en résulter, il est important d'obvier à de pareilles occurrences. Vous chargerez donc tous les commissaires de cercle et autres fonctionnaires en tournée, qui possèdent parfaitement la langue du pays, d'engager, pendant leurs tournées, les autorités des lieux et quelques propriétaires bien disposés, à travailler à la tranquillité des paysans, en les exhortant et les désabusant, partout où l'état des choses l’exigera. Les autorités feront comprendre aux communes, dans un langage convenable et bref, que l’excitation actuelle provient de quelques malintentionnés qui cherchent h troubler le repos et l’ordre, à répandre des bruits mensongers au sujet de la prochaine explosion de la révolution , pour inquiéter et effrayer la population du pays, l’exciter à des actes de vio-
lence, afin de profiter ensuite du désordre; que le gouvernement a déjà pris des mesures efficaces pour arrêter le mal ; qn’un grand nombre de perturbateurs ont déjà été saisis et que l'instruction judiciaire a commencé ; que le gouvernement se Tait un devoir de protéger, par l'intervention prompte et efficace de la force armée, les gens bien intentionnés de toutes les conditions et principalement les sujets, contre tous les excès possibles bien qu’improbables.
C'est en s'abandonnant avec confiance à la protection du gouvernement que les sujets peuvent rester dans leurs maisons et se livrer tranquillement à leurs occupations ordinaires sans se laisser séduire par quelques broits ou fausses apparences, à sortir armés et en masses. Et si quelque chose dépareilles trames arrivait à leur connaissance, ils en instruiront, selon les circonstances, les autorités du cercle ou le poste militaire le plus voisin. Si cependant des paysans se montraient quelque part en armes, le président du cercle enverrait immédiatement sur les lieux un commissaire de confiance, connaissant bien la langue du pays el accompagné d'une force militaire convenable, mais pas trop nombreuse, afin d’en opérer le désarmement et de les tranquilliser par la persuasion et des exhortations convenables.