LE JARDIN DU LUXEMBOURG. Lithographie
de ses dessins du Punch, y avait un rival Charles Keene. Il était le préféré du public, mais les vrais artistes et en particulier Whistler mettaient Keene fort au-dessus de lui, La grande place comme artiste que Whistler s'était faite, le mépris qu'il n'avait cessé de témoigner pour cet art banal dont Du Maurier était un des représentants, la préférence accordée à Keene, avaient fait naître chez Du Maurier des sentiments de rancune, auxquels la publicatiou de ses souvenirs dans Trilhy, lui permettait de donner cours. Whistler ressentit vivement l'attaque, dont il était l'objet. Il jeta feu et flamme, dans la presse anglaise. Du Maurier ne présenta que des explications ambiguës, sans chercher à se disculper au fond, ce qui montrait bien de quels réels sentiments il était animé. Si Whistler n'obtenait aucune satisfaction de l'écrivain, il en était autrement des éditeurs. Ceux-ci s'étaient mis dans un mauvais cas. Ils avaient, eux Américains, dans un magazine américain, laissé vilipender le plus grand artiste qu'eût l'Amérique. Whistler avait maintenant recueilli, auprès de ses compatriotes, la reconnaissance de son talent et était devenu un homme à ménager. Les éditeurs Harper and brothers lui accordèrent donc toute la réparation qu'il demanda. Ils lui écrivirent une lettre d'excuses, rendue publique. Ils y faisaient connaître que la vente du numéro du magazine incriminé était arrêtée. Ils déclaraient, en outre, que s'ils eussent pu se douter qu'il fût désigné dans le texte publié, ils l'eussent amendé de manière à en enlever toute la partie le concernant, qu'ils supprimeraient d'ailleurs du volume à paraître. Le roman de Trilhy a ainsi été expurgé, à sa publication sous forme définitive, et Joe Sibley ne s'y trouve plus.
Whistler eut après cela à soutenir un procès, que lui intenta Sir William Bden, à l'occasion d'un portrait de Lady Bden, qu'il avait peint et qu'à la suite d'une rupture survenue, il se refusait à livrer.
Sir William Eden était un baronnet anglais de vieille souche. Sa femme, répandue dans la société à Londres, y brillait comme belle personne. Il en était fier et, après l'avoir fait peindre par divers artistes, il voulut encore posséder son portrait par Whistler. Il s'adressa, pour connaître les conditions auxquelles celui-ci lui ferait un buste ou une tête de sa femme, au représentant de la maison Boussod Valadon à Londres, qui lui dit que le prix demandé pourrait s'élever à quatre ou cinq cents guinées. Le baronnet trouvant cette somme excessive eut recours au romancier George Moore, qui s'entremit en qualité d'ami commun. Whistler, dans ces circonstances, consentit à un prix de faveur. Les conditions ne furent pas nettement établies et c'est de là que les difficultés devaient venir plus tard, mais comme il s'agissait d'un accord entre personnes se confiant les imes aux autres, il fut seulement dit que Whistler ferait un petit portrait, laissé à son jugement, comme arrangement et dimension, pour un prix de cent à cent cinquante guinées.
Lady Eden commença à poser, à Paris, dans l'atelier de Whistler, rue Notre-Dame-des-Champs, le 9 janvier 1894. Le portrait était terminé, sauf quelques dernières touches, lorsque Sir William Eden, le 14 février, c'est-àdire le jour de la Saint- Valentin, vint à l'atelier exprimer à Whistler sa satisfaction et, lui tendant une lettre cachetée, lui dit : « Je vous remets votre Valentine. Vous l'ou- « vrirez quand je serai parti. » Il faut savoir que la cou-
tume en Angleteire, le jour de la Saint- Valentin, est d'envoyer, sous le couvert de lettres, des images, des souvenirs, des cadeaux même de prix. C'est là mie gracieuseté, un acte de bienveillance, entre amis ou personnes qui se connaissent. Lorsque Sir William Eden se fut retiré, Whistler ouvrit la Valentine. Il y trouva un chèque de cent guinées, en paiement du portrait de lyady Eden. Il eut un moment de désagréable surprise. Il avait fait, sur l'intervention d'un ami, à un prix de faveur, un portrait caressé et poussé à un haut point de réussite; tel qu'il était il eût pu le vendre, comme tableau, pour une somme supérieure aux cent ou cent cinquante guinées prévues. Et tout à coup le destinataire prenait sur lui d'établir le prix définitif, le fixait arbitrairement au minimum dont il avait été question et, en accomplissant cet acte certainement mesquin, prétendait cependant agir avec gracieuseté, par la remise de la somme sous forme de Valentine.
Whistler écrivit au baronnet une lettre ironique, pour lui accuser réception de sa Valentme. Il lui déclarait « qu'il « le trouvait réellement magnifique, qu'il l'avait emporté « sur toute la ligne ». Celui-ci revint demander à Whistler de s'expliquer, se déclarant choqué du ton de sa lettre. Il offrit d'ajouter les cinquante guinées du prix maximum dont on avait parlé, aux cent déjà remises. Mais Whistler ne voulut accepter ou donner aucune explication. Il reçut le visiteur à la porte de son atelier, sans même le laisser entrer, se bornant à répéter : « Vous êtes réellement magnifique, » et lorsqu'ils se séparèrent, ils s'étaient froissés de manière à ne plus se revoir.
Whistler, pris à l'improviste par la réception des cent guinées sous forme de Valentine et par le procédé inat-
tendu d'un homme du monde considéré comme un ami, ne sut décider sur l'heure de la conduite à tenir, surtout il ne sut prévoir un procès devant les tribunaux. Par conséquent, il ne pensa point à se réserver. Il remit le chèque reçu à son banquier et de plus envoya le portrait de I^ady Kden à l'exposition du Champ-de-Mars de cette année 1894, où il figura sous le titre de Portrait de Lady £"..., hrun et or. On va voir, quand un procès sera engagé, comment on tirera parti contre lui de ces deux actes.
Ivoin que Whistler oubliât la remise insolite de la Valentine, son ressentiment ne fît que grandir. Il crut décidément voir que le baronnet, depuis le moment où il avait fait intervenir un ami, pour s'assurer un portrait, n'avait eu d'autre pensée que de l'obtenir au plus bas prix possible, au-dessous de sa valeur, et que toutes ses protestations de gratitude et d'admiration n'avaient tendu qu'à ce but intéressé. Il se résolut donc à rendre les cent guinées reçues et à garder le portrait, en effaçant la tête de Lady Eden, mais en conservant le corps et l'arrangement des couleurs, pour les utiliser avec un autre original. Telle fut la décision que son représentant communiqua à Sir William Eden, sur ses demandes réitérées de recevoir livraison du portrait. Celui-ci, repoussé, intenta un procès pour obtenir l'objet disputé. Il fut plaidé le 27 février 1895 à la 6^ chambre du tribunal civil, sous la présidence de M. Toutée.
lycs avocats des parties firent un long exposé des circonstances de la cause, ils se contredisaient naturellement sur l'ensemble et les détails. Dans ces conditions, les juges ne paraissaient pas s'être inquiétés de tirer réellement au clair les mobiles d'action, sous lesquels les adversaires
avaient agi. Ils ne virent dans l'afîaire qu'un contrat intervenu entre le producteur d'un certain objet et un acheteur. Et se basant sur ce que Whistler avait reçu et remis à son banquier le chèque de cent guinées — ce qui à leurs yeux, constituait acceptation définitive du prix — ils déclaraient que le portrait, à partir de ce moment, avait cessé d'appartenir au peintre vendeur pour devenir la propriété du baronnet acheteur, que le peintre n'avait donc plus aucun droit d'y toucher, de le remanier ou d'en effacer les traits de I^ady Eden, surtout après l'avoir lui-même tacitement reconnu comme achevé, en l'envoyant à l'exposition du Champ-de-Mars. Le tribunal condamnait donc Whistler, d'abord à rembourser à Sir William Eden les cent guinées reçues, puis à lui livrer le portrait dans l'état où il se trouvait, la tête effacée, et enfin, par surcroît, à lui payer mille francs de dommages et intérêts, pour les dépenses faites par sa femme, en venant inutilement séjourner à Paris.
Whistler fit appel de ce jugement. Devant la Cour, son avocat M^ Beurdeley précisa le débat. Il acceptait cette partie du jugement qui obligeait à rembourser les cent guinées, puisque son client avait pris lui-même l'initiative de les mettre à la disposition du baronnet; il reconnaissait encore qu'une indemnité pouvait être due à Lady Eden, qu'on aurait inutilement fait venir poser à Paris, mais ensuite U s'attachait à établir le droit de son client, comme artiste, de décider s'il livrerait ou non le portrait et par conséquent le bien fondé de sa conduite en ayant refusé, dans les circonstances survenues, de le livrer. M^ Beurdeley montrait qu'une œuvre d'art, telle qu'un portrait par xm grand artiste, ne pouvait être assimilée à un pro-
duit de pur métier. Par la nature des choses, la qualité de beauté, le mérite de structure, la perfection de forme qui doivent s'ajouter dans un objet, à la partie d'exécution purement matérielle, pour constituer l'œuvre d'art, sont de nature exceptionnelle et de réussite incertaine. Par conséquent, l'artiste doit pouvoir rester juge, jusqu'au dernier moment, de la question de savoir s'il les a obtenus et si l'objet produit lui convient assez, pour lui permettre de le livrer. Une œuvre à exécuter par im artiste ne saurait donc donner lieu à im contrat de vente ferme. Il ne peut y avoir entre artiste et amateur, qu'im engagement d'vm autre ordre, qu'une promesse de faire qui, au cas où l'artiste manquerait de la réaliser, doit se résoudre, de sa part, en dommages et intérêts. M® Beurdeley demandait donc que cette partie du jugement, qui condamnait Whistler à livrer le portrait fût cassée.
La Cour, présidée par le premier président Périvier, ordonna comme le tribunal l'avait fait et comme Whistler y avait toujours consenti, que les cent guinées seraient rendues à Sir William Eden, qu'en outre, il toucherait mille francs de dommages et intérêts, pour l'inutile dépense et perte de temps de Lady Eden. Puis se rendant aux raisons de M^ Beurdeley et adoptant ses conclusions, elle cassait le jugement du tribunal, sur le point de la livraison du portrait. Elle décidait que Whistler en resterait possesseur, sauf à en changer la nature et à en effacer les traits de Lady Eden.
L'arrêt de la Cour réformant le jugement des premiers juges, donna satisfaction à Whistler. Il conservait le tableau qu'il s'était refusé à livrer et il avait fait décider qu'entre im artiste et im amateur, pour une œuvre à exécuter, il
ne saurait y avoir contrat de vente ordinaire, mais un engagement d'ordre partictdier, une promesse de faire, laissant l'artiste libre jusqu'au dernier moment de retenir ou de livrer l'objet. Whistler qui, à l'occasion de son procès avec Ruskin, avait déjà publié tme brochure, à l'issue de ce second procès, en faisait paraître une nouvelle, sous le titre : The Baronnet and the Butterfly (Le Baronnet et le Papillon), Il y montrait comment l'arrêt de la Cour, en établissant les droits prolongés de l'artiste sur ses œuvres, sauvegardait sa dignité et reconnaissait le caractère noble de l'art.
Le procès avec Sir William Eden fut le dernier épisode de la longue bataille que Whistler avait eue à soutenir, avant de voir son art pleinement accepté. Il s'y était montré doué de cet esprit excitable, qui ne fait rien pour éviter les rencontres et même finit par s'y accoutumer et y prendre plaisir. Il n'est pas étonnant qu'un homme ainsi organisé, aux prises avec ses adversaires, ait eu à subir toutes sortes d'injures et d'accusations. Dans ces circonstances, on pourrait, si on voulait fixer son caractère d'après les écrits passagers, faire de lui vm portrait peu flatteur et lui trouver tous les défauts. ]Mais on doit se comporter avec lui comme on le ferait avec tout homme de combat, avec un homme politique par exemple, exposé dans ses luttes à être fort maltraité. Or, en dégageant le caractère d'un homme politique, on dédaigne les critiques courantes dont il a été l'objet, pour le juger, en fin de compte, d'après quelque grand acte de sa carrière et les traits saillants de sa conduite.
En appliquant ces principes à Whistler, on reconnaît que sa longue bataille, avec les actions de détail si multi-
pliées a été engagée par un motif des plus légitimes, la défense de son art, puis pour arriver à lui faire une place, à le faire accepter, à le faire triompher. Et quand on constate de quelle nature étaient les accusations et les attaques subies, on ne s'étonne plus de l'âpreté qu'il a pu apporter à la lutte et des invectives et contre-accusations, qu'il a pu jeter à la tête de ses adversaires. Car le jugement contre lequel il a eu à se défendre, ne portait pas seulement sur son plus ou moins de talent, il n'allait à rien moins qu'à nier son honorabilité. Mystificateur ! Charlatan ! ne produisant que des choses imparfaites et des esquisses, telle a été longtemps en Angleterre l'opinion courante à son égard. L'animosité mise à le poursuivre était si grande, qu'on a porté l'attaque contre lui sur le terrain commercial, qu'on a déclaré publiquement que ses œuvres n'avaient aucime valeur vénale, qu'on est parvenu ainsi à le ruiner, qu'on l'a condamné à passer les années de sa vie, qui eussent pu être les plus heureuses, dans la gêne et les difficultés pécuniaires.
Maintenant qu'avec le recul du temps, on regarde son œuvre peinte, on se demande comment on ne l'a pas tout de suite reconnue pour ce qu'elle était, la production naturelle d'un homme naturellement original. Car les traits imprévus, le caractère sut gêner is, quand ils apparaissent, sont en eux-mêmes les signes irrécusables de l'originaUté vraie. La réelle dissemblance d'avec les autres ne peut avoir rien d'artificiel. L'allure d'exception est donnée par la nature et aucim effort ne peut la procurer à qui d'abord ne l'apporte avec soi. Il ne saurait exister ici de mystification ou d'imposture. Combien se torturent, se contournent, pour produire des œuvres, qui pourraient attirer les
Portrait de Miss WOAKES. fj8o2.
regards comme originales et n'arrivent qu'à ajouter le ridicule à la platitude ! Combien qui consentiraient à être traités de mystificateurs, d'imposteurs, à condition qu'on pût distinguer leurs oeuvres sur la moyenne courante et qui, quoi qu'ils tentent, ne peuvent l'obtenir !
La véritable originalité se manifeste comme im heurt. Tout à coup, dans im milieu d'une certaine manière d'être, surgit quelque chose de différent, de dissemblable, Whistler doué d'un tempérament particulier, d'une vision spéciale, produisait ses harmonies, ses symphonies, ses nocturnes pour se satisfaire d'abord lui-même; quand ensuite il les montrait, l'on avait sous les yeux des œuvres d'ime absolue sincérité, d'une parfaite bonne foi. Tout ce que les écrivains, à commencer par Ruskin, tout ce que les critiques, le public cultivé et la foule prétendaient trouver chez lui de charlatanisme et d'imposture, n'était qu'une nouvelle manifestation de la difficulté que les hommes éprouvent à reconnaître la véritable originalité, dans n'importe quel ordre, mais surtout dans celui de la peinture. Schopenhauer a classé les artistes et les hommes d'intelligence d'après la peine qu'ils avaient à se faire apprécier. Il a mis, comme les plus aisément compris et jugés d'après leur mérite, les danseurs, les acteurs, dans une position intermédiaire les poètes, tout à la fin les philosophes et immédiatement avant eux les peintres. Cette classification doit être tenue pour exacte, au moins en ce qui concerne les peintres, et le cas de Whistler pourrait servir, s'il en était besoin, de nouvel exemple à l'appui.
Whistler après la mort de sa femme, en 1896, continua assez longtemps à habiter Paris. Puis l'âge et la fatigue venant, il retourna vivre à Londres, où sa belle-mère
■^me Bimie Philip et ses belles-sœurs M^e Whibley et Miss Bimie Philip lui constituaient une famille et pouvaient l'entourer de soins. Il prit une maison à Che3nie- Walk, Chelsea, sur le lieu où il avait autrefois résidé, en même temps que Carlyle et que Rossetti. Che\Tie-Walk avait bien changé, depuis l'époque où il y était venu une première fois. Le pittoresque et l'aspect retiré ne s'y trouvaient plus. Le vieux pont de Battersea, si curieux avec ses poteaux de bois, avait été remplacé par un pont en fer. Un quai, avec une large chaussée, avait mangé sur l'espace planté et couvert de gazon, qui s'était auparavant étendu jusqu'à toucher la Tamise, De hautes maisons avaient en partie pris la place des anciennes petites maisons. Seule l'église avec son clocher carré subsistait, comme une marque du vieux temps. Whistler, en revenant à Cheyne-Walk, ne pouvait donc avoir l'intention d'ajouter de nouvelles œuvres à celles que les anciens aspects lui avaient suggérées. Le choix du lieu, comme résidence, lui avait été surtout dicté par l'existence au n^ 74 d'une maison avec un atelier suffisamment vaste, pour lui permettre d'y travailler à l'aise.
A la fin de 1900, souffrant d'un rhume prolongé, pour se soustraire aux brouillards de Londres, et à la recherche du soleil, il se rendit par mer à Tanger, Alger, Marseille, et de Marseille alla finir l'hiver à Ajaccio. Il revint à Londres en mai 1901, rapportant des aquarelles et des croquis pris au cours du voyage, dont plusieurs à Alger.
Au mois de juillet 1902, il voulut revisiter la Hollande. Il partit, en compagnie d'un ami, un compatriote, M. Charles Freer, qui avait, dès lors, commencé une très importante collection de ses œuvres. Il fut pris en arrivant à Fles-
singue d'un affaiblissement de la fonction du cœur, qui mit tout de suite sa vie en danger. M. Freer put le conduire à La Haye, où les médecins et ses belles-sœurs accourus lui prodiguèrent leurs soins. Il resta assez longtemps extrêmement faible, puis son état amélioré lui permit de regagner Londres. Il avait repris assez de forces, dans l'hiver pour se remettre au travail. Il put ainsi poursuivre des portraits, qu'il avait en train, et exécuter quelques œuvres nouvelles, des têtes et bustes de jeunes filles.
Mais l'affaiblissement du cœur, résultat des fatigues et de l'usure amenée par l'âge, restait un mal chronique. Bn effet, une rechute en juin 1903, le fit retomber dans cette prostration où il s'était trouvé en Hollande, avec cette aggravation qu'une seconde crise le voyait moins apte à résister. Il se remit cependant relativement, vers le 15 juillet, et ses amis purent croire que la mort reculait de nouveau. Le vendredi 17 juillet, il se sentait assez bien, il avait causé de bonne humeur à son luncheon lorsque, subitement, vers les trois heures de l'après-midi, il fut pris d'une syncope et d'une perte de connaissance. Il expira comme sans souffrances. Le cœur avait brusquement cessé de battre.
Le service funèbre, du rite anglican, se fit dans cette vieille église de Chelsea, qu'il s'était si souvent plu à représenter, et il fut inhumé au cimetière de Chiswick, à côté de sa femme et non loin de la tombe où Hogarth repose.