‹ Histoire de J. McN. Whistler et de son œuvreChapitre 6 sur 46 · REX · texte numérisé non relu

REX

LxE

M ad … -* ExA FES 6e, RTE RON Eee

er , LE

Re agua "

#7 ù À ELA:

ï Fa je

a Ce #4,

et

fructueusement, il devait retourner à Paris sans être allé à

Madrid et il manqua en outre de se noyer, en se baignant. Il

fait à Fantin un récit plein de verve de cet accident : « La mer

ici est terrible! Je fus emporté par un courant féroce, qui m'entraînait dans ces brisants en question et s’il n'avait pas été pour mon modéle à la chemise rouge, je laissais la toile inachevée. C’est que je fichais mon camp raide. La mer était énorme. Le soleil se couchait, tout prêtait à l’occasion, je voyais la terre s'éloigner. Une vague de quinze pieds m'absorbe, je bois un tonneau d’eau salée, passe à travers pour être avalé par une seconde de vingt pieds, dans laquelle je fais la roue et suis engouffré dans une troisième. Je nageaïs, je nageais et plus je nageais, moins je m’approchais! Ah! mon cher Fantin, de sentir ses efforts inutiles, et des spectateurs qui se disaient : Mais ce Monsieur s’amuse, il doit être rudement fort! — Je crie, je hurle de désespoir — je disparais trois, quatre fois. Enfin on comprend. Un brave entrepreneur de chemins de fer accourt et il est roulé deux fois sur la plage. — Le baigneur (mon modéle) entend appeler, arrive au galop, saute dans la mer comme un Terre-Neuve, parvient à m'attraper une patte et les deux me retirent. »

En 1863, sa correspondance nous le montre une premiére

fois à Amsterdam exprimant son admiration pour la Ronde de

nuit et son dédain pour Van der Helst, qu’il qualifie de médiocre nec plus ultra. I fit alors cette vue d'Amsterdam à leau-forte,

prise du Tollhuis.

NN A / \ f.. 47) \

Page 1