‹ Histoire de Jeanne d'Albret, Reine de NavarreChapitre 1 sur 140 · H AV.^NT-PROPOS · texte numérisé non relu

H AV.^NT-PROPOS

grat si nous taisions que nous avons protité de ce iravail; ainsi que du grand répertoire biographique de MM. Haag frères, la France protestante, cette œuvre d'immenses recherches qui doit valoir tant d'estime à ses auteurs. Nous paierons le même tribut au Bulletin de la Société de F Histoire du Protestantisme français, ce recueil qui, sous la direction laborieuse et dévouée de M. Ch. Read, a révélé une foule de documents précieux. On verra que nous n'avons pas négligé non plus les sources catholiques. Sans croire que l'historien doive être insensible au bien et au mal, et se i-etrancher dans la froide impassibilité d'un simple rapporteur, nous espérons avoir toujours été juste. Autrement, nous aurions mal plaidé cette grande cause des lumières, de la tolérance, de l'égalité et de la liberté religieuses, qui, malheureusement, a encore besoin d'être défendue.

Les poésies des trois générations de princesses, que nous offrons réunies, seront, nous le pensons, une intéressante curiosité littéraire.

Puisse ce livre avoir quelque utilité, surtout en élevant les âmes par l'exemple d'une reine illustre, d'une femme que Ton peut nommer la Cornélie évangéliquel La condition privée a ses luttes et ses adversités comme la vie publique : dans une sphère différente, elle réclame souvent cette fermeté, ce courage que la mère de Henri IV eut à déployer comme princesse. La haute

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ouliuiv de rinteiligeiice, l'amour d'uiii' insUaclioii torte el sérieuse, tout ce qui grandit et enaoblil la femme, tout ce qui la rend supérieure aux petitesses et aux fri^olités vulgaires, voilà les enseignements à recevoir de cette glorieuse reine; voilà les leçons qui. outre l'intérêt historique, donneront peut-être quelque valeur inatique à notre ouvrage.

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