AU MÊME
(l'UAGMENT. )
Monsieur de Besze, je vous remercie bien fort do la bonne souvenance que vous avez de moy et des sainctes admonitions que vous me donnez par vos lettres, mesme par la dernière que vous m'avez escrite. Je vous prie de continuer quand les occasions s'en offriront, car oultre l'obligation et consolation que m'apportent vos lettres , je suis fort aise d'entendre souvent de vos bonnes nouvelles. Quant aux miennes, elles seroient assez bonnes, grâces à Dieu, si ce n'estoit que la trop longue absence de monsieur mon mary me cause ung ennuy presqu'insupportable.Enceste affliction, j'ay recours à Dieu, qui me fournit de la constance pour la supporter, non pas toutes fois sans beaucoup de ressentiment de ma trop juste douleur De Bar le Duc, le 24® jour de septembre 1600. C'est
Yostre bien affectionnée amye
Catherine.
Je mo recommande tousjours à vos prières, car j'ay bien besoin de l'assistance de Dieu en mes ennuis. Je viens présantemant de communyquer à la sainte Cène. Dieu me face la grâce de le bien servir, jusques au dernier soupir de ma vie.