‹ Histoire de Joachim MuratChapitre 112 sur 113 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

La postérité reprochera sans doute au roi de "Naples Joachim Napoléon les grandes fautes polmques qu'il commit pa» faiblesse de carafe tèfe ; mais elle admirera toujours l'intrépide général de cavalerie dont le front* brilla d'un éclat si yif sous les palmes d'Aboukir, de Ma*rengo , d'Eylau , de la Moscowa , de Dresde et de Leipzig. Sa grande valeur dans les combats Tavait rendu Tobjet ' de Tadmiration des militaires de toutes les nations, depuis TArabe du désert africain jusqu'au cosaque des rives du Don, comme la bonté de son cœur, sa franchise et sa générosité l'avaient fait aimer de tous ceux qui le connurent; et il l'aurait été généralement de ses sujets , si ses agens dans le.^. provinces n'eussent pas trop souvent dénaturé ses intentions ; car il fallait des circonstances bien impérieuses pour qu'il cessât d'être le plus humain des hommes.

Son règne sur les Napolitains fut doux et paternel. Je n'ajouterai rien à ce qu'il a dit luimême , quelques instans avant sa mort , sur les améliorations qu'il était parvenu à introduire dans toutes les parties de l'administration de son royaume ; il n'a rien avancé dont les preuves 'n'existent encore. Son plus beau titre aux yeux de l'humanitâftera d'avoir désinfecté les routes de ce pays des^igands permanens qui rendaient les communications si dangereuses, et d'avoir

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arraché des mains des Napolitains Tarme fu- ] ' neste avec laquelle il se commettait ixnpiinémeit *flmt d'assassinats dafis les rues mêmes de la ^pt£^e. S'il n'a pu communiquer à ses troupes son courage et -son activité, c'est parce qu^il faut plus qu'un règne de quelques années pour métamorphoser en une nation belliqueuse des peuples indolens et effémiifiés , qui n'ont plus rien de commun avec les Marses et les Samnites, dont ils se vantent pourtant encore d'être les véritables deseendans.

Au moment de la mort de Tex-roi de Naples Joachim Murât, la reine son épouse était dans la Haute-Autriche , avec toute sa famille et \e peu d'amis que lui ^jrait laissés IJinfortune. ])epuis lors elle n'a plus cessé d'habiter le château de Fransdhorf , sous le nom de comtesse de Lipano. Il m'est pénible de devoir rappeler id le procès que le général Franceschetti s'est cru autorisé à intenter à Tex-reine de Naplesf pour h contraindre au paiement d'une somme de quatre-vingt mille francs que ce général assurait avoir à réclamer des héritiers de l'ex-roL « Vous « figureriez comme un singulier personnage, « écrivait amicalement le général Macdonald « ^u général Franceschetti , si Jâ'une manient « quelconque , vous preniez aujdlrd'hui une at- « titude hostile contre les enfans de celui que

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