partie^ avait prisdes précautions si sévères et si
bien concertées, qu'aucun mécbntent n'osa re-
^ muer. Quelles débarquemens partiels, opérés
par lesbâtimens légers de la flotte, n'obtinrent
^ aucun résultat, et furent repoussés par les postes français disposés sur la côte. Enfin la flotte anglo-sicilienne , après avoir louvoyé pendant dix jours, se rabattit tout-à-coup sur la petite île de Prodda, à quelques milles de Naples. Au moment où l'avant-garde s'avançait dans le canal, entre l'île d'Ischk|^et celle de Procida, plusieurs chaloupes canonnières de î^marioe napolitaine, soutenues par la frégate la Cérès et une corvette, se 4étachèrent d^la côte pour aller reconnsutre ce6 bâtimens ; mais elles fuflpt bientôt entourées par des forces supérieuresTlj'action s'engagea à neuf heures du matin, la flotille napolitaine soutint pendant|ong-temps le feu violent des Anglais, et après avmr fortement endommagé une frégate anglaise^ les bâtimens aapplitains réussirent
à se dégager et à se mettre sous la protection
l64 * DEUXIÈME PARTIE.
des batteries de Puozzolo et de Baja. La frégate et la corvette continuaient à se diriger sur Tîapies, lorsqu'elles furent jointes par des forces anglaises supérieures. Un nouvel engagement eut Heu à quatre heures du soir; les Anglais, profi-
tant d'un moment de calme, tentèrent d*enle%'er ijPes Napolitains à Tabordage ; mais ceux-cî , cpra- "' battant sous les yeux du roi et de toute la population, se défendirent avec la plus grande intrépidité, et après trois heures de combat, la frégate { et la corvette parvinrent à entrer dans le port de Naples , aux cris de vive Joachim ! vive Napoléon! Sur ces entrefaites, les troupes anglosiciliennes débarquèrent dans Tîle de Procida, et s'en emparèrent sans coup férir.
Le lendemain , une division de trente chaloupes canonnières , sortie de Gàëte pour se rendre à Naples, fut attaquée j^ans le canal : elle se défendît fort vailfamment, et brûla un brick; mais bientôt six des chaloupes napolitaines sombrèrent, trois fureril|brulées , «t cinq s'échouèrent sur la côte; jj^ seize autres entrèrent à Naples.
A la suite de ce second combat , les Anglo- Siciliens opérèrent un débarquement de six mille ^hommes sur l'île d'Ischia, dont la garnison se réfugia dans le château. Le général Colonna, répondit aux sommatio*ns des Anglais^ qu*il se