CHAPITRE II. lG
defiefidrait jusqu'à la dcMiicre extrémité , et tin4 parole*
Quelques jours après , le général Stuart, commandant rcxpédition, ayant été informé qu'à la suite d^s démonstrations faites par ses ordres
^^ dans lé golfe de Policastro , le général Partouiieaux s'était laissé attirer, avec une grande par^^lp tie de ses forces, sur le point menacé, résolut
I de tenter un t3|pi$iènte débarquement aux envi* ron$ de Scylla. Les troupes qu'il y envoya abordèrent sans résiistance , et déjà elles se préparaient à attaquer le fort, lorsque le général * Partouiieaux accourut pour s'opposer à cette nouvelle entreprise. Les Anglo- Siciliens ne se croyadt pas assez nombreux pour attendre les 'Français, se rembarquèrent si précipitamment, que deux cents cavaliers anglais , détachés dans ^ l'intérieur des tcfires, furent coupés et faits prisonniers par le général Cavaignac,
L'occupation des îles de Procida et d'Ischia, et là tentative sur Scylla jj^rent à peu près les seules opérations du génefral anglais. Cependant la flotte croisa encore pendant vingt-deux jours sur les côtes du royaume de Naples , et tint en haleine lesM;oupes chargées de lès défendre. De temps à autre elle faisait des démonstrations de "^ débarquement, qui se bornaient à jeter sur le rivage les bandits qu'ils avaient rassemblés à -•
l66 DEUXIÈME PARTIE.
Messine et à Melazzo. Ipes excès commis par ces brigands furent favorables aux intérêts dû rôi Joachim , qui ne cessait de prendre tonte» les mesures pour assurer la tranquillité et protéger les personnes et les propriétés.
^^ Enfin, le 22 juillet 1809, le général Stuart^ >- ^désespérant de pouvoir atteindre le but dé son expédition , puisque les habitans au lieu de se joindre à lui se joignaient 'aux tlHupes de Jba-^ | chtm, se décidll à retourner en Sicile : il fit évacuer les îles de* Procida et d'Ischià,.et sa flotte formidable disparut.
Le mauvais résultat d'une entreprise qui savait exigé tant dfe frais, prouvfc à là cour clè Palerme et à ses alliés qu*il ne fallait plus espérer de soulever les provinces de Terre-Ferme , lit qu'on ne réuss9àit pas à surprendre un roi aussi actif que celui qui régnait aà Naples.
En effet, durant ces deux mois de crise, Joa- ^ chim se montra* infatigable; jj était {fartot^* dé nuit comme de j<3^9 et les ti^oupes de Kgné, les gardes nationales et même les la^zardiii, suivaient avec joie ses grandes plutneis blaiïeheS.
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