CHAPITRE VllK ^ !ÏIJ
des Russes étaient encore intactes : les renforts que Kutusow tirait sans cesse ae sa droite appuyaient ce centre , et leur feu plongeait sur les troupes de Murât et de Ney : il fallait s*empa* rcr de cette nouvelle position. 'La cavalerie en ? balaye le front , et la division d'infanterie du général Triant la suit, gravit l'escarpement, et déloge lés Russes. Pour la troisième fois la cavalerie du roi de lS[aples venait d'ouvrir le chemin de la victoire ; mais elle était épuisée de fa- 'tigue. Murât , Ney et Davodst soflt forcés de s'arrêter , et pendant qu'ils rallient leurs trou-- , pcs-. Murât envoie demander des renforts , que Napoléon lui refuse , ne jugeant pas que le moment de faire donner sa garde fût encore venu. Kutusow profite encore d'un sursis qu'il ne devaitipas ^ spérer : il appelle au secours de sa luche toutes ses réserves , et jusqu'à la garde isse. Bagration reforme sa ligne, et bientôt ses feux déchirent les rangs des Français. Son attaque est impétueuse: infanterie, artillerie, cavalerie , s'efforcent simultanément de r(^ousser nos troupes. Ney et Murât se roidissent contre la tempête ; il ne s'agit plus de poursuivre la victoire , mais de conserver leurs premiers avantages. En ce moment critique , un colcînel paraît se rebuter et fait mettre son régiment - en retraite. Murât court à lui , et lui
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Durant la nuit, rarmée russe disparut comme à Smolensk, ne laissant aucune trace derrière elle. Murât fut d'abord incertain entre les routés de Moscou et de Kalouga : il prit presque au hasard celle de Moscou , et se dirigea sur cette ville avec sa cavalerie et le corps d'armée du maréchal Mortier. Ils marchèrent pendant deux jours, ne mangeant que du cheval et du grain pilé , sans trouveï*aucune trace de l'armée ennemie , tant les Russes, quoique dans le plus grand désordre , mettaient d'amour-propre à n'abandonner aucun de leurs débris. . Ce* ne fut que le 1 1 septembre que cette armée se montra bien établie dans une forte position. Le maréchal Mortier fit , dit-on, convenir Murât de l'impossibilité d'attaquer ; mais la fumée de la poudre ne tarda pas à agir sur le roi de tapies; il se compromit, et obligea Tinfanterie de s'avancer et de disputer un terrain que les Russes ne demandaient pas mieux que d'abandonner. Mortier , furieux d'avoir perdu inutilemerft plusieurs centaines de soldats de la jeune garde , écrivit à l'empereur qu'il n'obéiraif plus à Murât.
On assure aussi, qu'à la même époque, et pendant que Napoléon se trouvait encore à Mojaïsk , Davoust , quoique blessé , alla s'offrir à lui pour le commandement de l'avant^garde ,