XI. L'armée alliée s'engage à prendre toutes les une
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sures pour empêcher le désordre , et à se conduire sur le territoire napolitain de )a manière la plus pacifique.
12. Tous les prisonniers de guerre seront rendus de part et d^auire.
i3. Ott donnera , pendant an mois, d^s passeports à tous tes Napolitains qui voudront quitter le royaume.
Signé CaRASCOSA y BlAI9Gflf.
Cette convention militaire dépouillait Muir^it, sans retour et sans aucune espèce d'indei^nité, du royaume sur lequel il régnait depuis si:|.anS| et le rendait à Ferdinand lY , roi de Naples et de Sicile.
Cependant la reine , à qui la garde nationale obéissait encore , avait le courage de rester seule àNaples, et contenait, par son attitude ,. pf^" sieurs milliers de lazzaroni, qui n'attendaient que le moment favorable pour remplir la capitale de désordres et de brigandages ; et c^ ne fut que lorsque cette princesse n'eut plus aucun eqpoir d'arrêter le torrent dévastateur , qu'elle pen» à sa sûreté personnelle et se rendit au château de l'Œuf, Le Commodore Campbell se trpurait alors dans la baie de Naples ^ çienaçapt, de bombarder la ville si elle ne se rendait. La reine crut devoir se placer sous la protection de la Grande-Bretagne , et envoya le prince . Cariati au Commodore anglais , pour stipuler une con-<
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rtion. CampbÈll commença par exiger que les deux vaisseaux de ligne napolitains qui se trouvaient dans la rade de Naples , ainsi que celui qui dtait en construction sur les chantiers , fussent livrés à S. M. Britannique; il demanda, en outre , qu'on lui livrât les arsenaux de marine. A ces conditions il consentit à protéger l'embarquement de la i-eine sur son vaisseau le Iremendmis , et à la conduire dans un port français de la Méditerranée, avec les personnes de sa suite et les effets , vaisselle , bijoux et argent qui lui appartenaient.
Comptant sur les promesses de CampbeH , la reine s'embarqua avec une centaine de personnes, parmi lesquelles on remarquait les ge'néraux Pignatelli et Livron , les ministres Zurlo et Mosbourg. La nuit suivante les lazzaroni commirent toute espèce d'excès dans la ville, et le bon ordre ne put être rétabli qu'à l'arrivée de la cavalerie autrichienne , qui pressa sa marche pour sauver la capitale d'une ruine complète.
Pendant que l'ex-reine se plaçait sous ia protection du paviUon anglais , un heureux hasard avait favorisé l'ex-roi Joachim. 11 avait aperçu un bâtiment qui faisait route pour l'oueSl; le colonel Bonafoux alla le reconnaître, et rcr. vint annoncer à Murât que ce navire conduisait en France le général Manhès et si» fa-
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mille, ainsi que quelques individus compromis^ ï Manhès fit louvoyer , et reçut à son bord Joâ^ cliim ) son neveu Eugène Bonafoùx , son secrée j taire et un valet de chambre; ils voguèrent] aussitôt vers !a France. Les autres officier^ I attachées à la personne de l'ex-roi partirent Ic; I lendemain.
Cependant la reine était encore dans la baie de I Naples, et au moment oîi le Tremendous allait se diriger sur Antihes, le général Bianchi fit tout à coup suspendre son départ. Les partisans de l'ahsurdc reprochaient au commodore Canip' bell d'avoir laissé échapper Napoléon de l'île d'Elbe; on le jugea trop bonapartiste pour lui confier la sœur de Napoléon, Sur ces entrefaites lord Exmouth étant arrivé dans la baie avec une flotte de quinze vaisseaux de ligne, trouva que le commodore Campbell avait excédé ses pouvoirs. On força l'ex-reine à faire une nouvelle capitulation par laquelle elle se trouva ainsi que ses enfans sous la protection de l'Autricbe. Le vaisseau qui les avait réunis cingla vers Trieste , d'oij la famille de l'ex-roi de Naples fut transférée à Prague , et ensuite à Gratz , pour y fixer son séjour.
Telle fut toujours la politique de l'Angleterre : les agens qui stipulent pour clic sont désavoués par des agens supérieurs , toutes les fois qu'elle
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trouve quelque avantage à modifier ou à changer des conventions qui devraient être sacrées. Xe manque de foi ehvertf T ex-reine de Naples était une action lâche , à laquelle on ne peut comparer que la marche du ministère anglais envers le nouveau Thémietoele qui allait s'asseoir aux foyers britanniques.
Si Ton examine ensuite la conduite des alliés dans la prise de possession du royaume de Napjesf au nom de Ferdinand- IV, on ne peut s- empêcher de voir qu'elle eut pour guide Tintërét paiNiculier de chacune de ces puissances. C'est^nsique, par le traité de Casà-Lanza, l'Autriche s'emparait non seulement de toutes les placéâf fortes , mais encore des arsenaux et ihagasins militaires de toute espèce \ ^tandik qtie rAngteterre exigeait, de son côté, la reiriise des aT3cnaux:maritimes, des vaisseaux qui étaient en rade, et ne laissaient pas même à Iieur ami et allié lé roi Ferdinand , le vaisseau * qui . se trouvait ei^ construction , et dont ils convoitèrent jusqu'aux matériaux nécessaires à l'achèvement!
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