‹ Histoire de Joseph II, empereur d'Allemagne (volume 2)Chapitre 1 sur 19 · Histoire de Joseph II, empereur d'Allemagne · texte numérisé non relu

Histoire de Joseph II, empereur d'Allemagne

Joseph II est le premier archiduc d'Autriche de cette maison de Lorraine qui doit à Marie-Thérèse le magnifique héritage de la maison de Habsbourg.

Comment l'Autriche est-elle devenue le domaine héréditaire des comtes suisses de Habsbourg?

Comment trois couronnes électives, l'Empire , la Hongrie , la Bohème, se sont-elles héréditairement réunies sur la tête des archiducs d'Autriche?

Comment la maison de Hahsboui^ a-t-elle absorbé dans sa vaste domination, avec la Hongrie et la Bohême , une partie de la Pologne, les Pays-Bas, tout ce territoire qui s'étend des Alpes tyroliennes aux bouches du Cattaro, de Gratz à Milan; et cela, malgré les résistances intérieures de l'Allemagne , malgré l'effort souvent combiné des grandes puissances qui pressent l'Allemagne de toutes parts ; sous le choc surtout des I. • 1

.l,zedb.,G00g[c

}JM Turcs, dont le camp redoutable en Europe, menaçait encore , il y a un siècle , les portes de Vienne; «eus le contre-coup parfois violent des incessantes oscillations de l'équilibre européen?

Quel lien avait amené et retenait sous une même main, à l'avènement de Joseph , tant de populations profondément divisées par la nature, les mœurs, la religion?

Au milieu de quels événements s'était éteinte la ligne mâle des héritiers de Rodolphe de Habsboui^ , quand Joseph II recueillit leur héritage?

La première de ces questions nous reporte au milieu du douzième siècle.

L'érection du margraviat d'Autriche en duché date de 1 156. En l'élevant ainsi dans U hiérarchie des fiefs impériaux pcrur un 1118 ^s margraves de la maison de Bamberg, qui les possédait depuis le commencement du dixième siècle, Frédéric Barberousse avait Stipulé qu'à défaut d'hoir mâle, le Duché (i) ferait retour au domaine de l'Empire. Il y

(i) Frédéric avait autorisa les ducs d'Autriche à preudre, dan* les diètei de l'Empire, rang comme archiducs, mais immédiatement après les électeurs. Deux siècles plus tard, ils se faisaieul de c«Ue flTeuF bb droit an Utre d'archiduc».

.tizsdbyGOOglC "

IHTIODVCTION. S

rentra en la^S, par le décès de Frédéric le is, Belliqueuse , mort, sans enfants, dans fine bataille contre les Hongrois. La maison de Bamberg avait possédé l'Autriche près de deux cent cinquante ans. L'un de ses ducs est ce Léopold qui, en uga, avait arrêté, emprisonné Richard Cœur de lion, au retour de la Palestine , pour le vendre à l'empereur Henri VI, Le dernier rejeton de cette maison, dite la première maison d'Autriche, un des neveux du dernier duc , expirait à Naples , en 1 268 , sur l'éçhafaud de l'infortuné Conradin.

A cette époque, les empereurs de la maison de Souabe, Frédéric II surtout, venaient de faire peser sur l'Allemagne l'action d'un pouvoir énergique, et de tenter sur l'Italie le vasstlage de l'Empiire.

L'Allemagne ne voulait plus de pareiliï maîtres.

Pour l'Italie , ou plutôt pour Rome , cette haute personnification des intérêts , des prétentions de l'Italie, l'Empereur ne pouvait être qu'un vassal du Saint-Siège.

A Frédéric II, dans ses dernières années, ■ à Conrad IV son fils , les électeurs ecclésias-

niTBOSUCTion.

1ÏB7 tiques, et l'ordre d'Innocent II avaient opposé Guillaume , comte de Hollande , que la fin prématurée de Conrad laissa, jusqu'en 1367, seul maître de l'Empire.

Après Guillaume, deux candidats étrangers à l'Allemagne partagèrent encore les suffrages des électeurs : Richard de Gornouailles, fils de Jean sans Terre, et Alphonse, roi de Castille, petit-fils de Philippe, l'un des compétiteurs de Frédéric II à l'Empire.

Ni l'un ni l'autre ne devaient en effet gêner l'ambition des grandes familles allemandes, et inquiéter l'Italie

Durant quinze années, Richard ne parut en Allemagne que quelques instants, pour payer un vain titre des concessions que lui imposaient les électeurs. Alphonse, "retenu en Espagne par des troubles intérieurs , ne s'y montra jamais.

A la mort de Richard, il n'y eut pas d'élection. Cet interrègne, et les quinze années précédentes, pendant lesquelles le pouvoir impérial s'annihilait aux mains des vicairesdesdeuxdemiers empereurs absents, avaient été mis à profit en Allemagne comme

INTBODUCnON. &

en Italie. Princes souverains, villes dites im- \^^ périales , tous s'étaient empressés de briser le lien féodal qui les rattachait à l'Empire.

En Italie, dès 1 265 , Urbain IV avait donné à Charles d'Anjou le titre de vicaire de l'Empire en Toscane. Ce titre, sans valeur réelle pour celui auquel Rome le conférait, était une sorte de manifestation de sa suprématie sur l'Empire. Le redoutable frère de saint Louis, placé à Naples par les papes sur le trône de Frédéric II, teint du sang de Conradin, ne devenait-il pas une sorte de menace: que Rome , après l'excommunication, tenait en réserve contre tout empereur disposé à ressaisir un point d'appui sur le sol italien?

Au reste, comme l'Empire, le Saint-Siège venait de subir une vacance de trois ans (1269— 1271).

Alphonse de Castille demanda au nouveau Pape de confirmer son élection. Grégoire X refusa, déclarant qu'il nommerait d'oiBce un empereur, si l'Allemagne tardait plus longtemps à faire son choix.

Cette hautaine injonction aux électeurs, ce besoin altier d'une élection sérieuse et définitive, s'expliquent donc par les circonstances.

>3 « frôlant imperatorem , » écrivait l'évêr que d'OImutz au Pape, « sed potentiam abhorrent. »

Un empereur! Ils s'y résignent, mais pourvu qu'il soit faible , que ce ne soit qu'un nom. Car, avec un empereur de fait, avec une main ferme, il faudrait, ici subir des restitutions , là de nouveau ployer le genou. La puissance , surtout imposée par l'Italie ! D'une part, c'était l'influence sacerdotale, la supériorité de Rome que les éleoteurs laïques voulaient repousser : ils se rappelaient Frédéric Il deux fois excommunié par Grégoire IX , et les exigences incessantes de la papautâ,De l'autre, un comte palatin, unduc de Saxe, un marquis de Brandebourg, un roi de Bohême voulaient se soustraire à la prépondérance des trois électeurs ecclésiastiques , les archevêques de Mayence , de Trè- "ves , de Cologne. Mais tous unanimement redoutaient un commxm maître.

TeUftétait, àla diète de Francfort, la disposition des esprits . Les archevêques de Mayaice, de Cologne, de Trêves, Louis le Sévère, comte palatin, y comparurent en personne ; Ottocare, roi de Bohème, Henri, duc de Bavière,"'par des ambassadeurs.

inTSODDCIlOM. T

Quelques années auparavant , l'archevê- « que de Mayence, Wemer (i) de Falkenstein, allant recevoir ses bulles à Rome, avait été escorté à travers les Alpes, par le comte de Habsbourg. A son retour, Wemer avait encore trouvé , chez le comte, la plus cordiale hospitalité : il s'était promis de n'être point ingrat , et tint parole.

Quatre candidats furent prés^ités : Alphonse de Castille, Ottocare, roi de Bohême; Rodolphe, comte de Hab^oui^, landgrave (2) du Sundgaw et de la haute Alsace; un comte de Goritz.

Alphonse et le comte de Goritz furent tout d'abord écartés.

Ottocare, de race slave , de race ennemie de l'Allemagne, était en outre trop puissant.

Par son père Albert IV de Habsbourg , mortvers ia4oen Palestine, Rodolphe des-

(i) A une épocfne où l«s juifs, objet d'une animosité fanatique, étaient livrés aux plus alTreni suppKces, sous prétexte de profanation des hoiUes consacrées, d'empoisonnement des pnits, et d'immolation des enfants, ce sage prélat, résistent à l'entrainement général, se borna à les expulser de son électorat.

(1) Le litre de landgrave ne remonte qu'au x° siècle ; les possessions et l'autorité qui y étaient attachées , à cette époque , avaient peu d'importance. L'Alsace alors était partagée an deux landgraviats, le baut et le bas, Sundgaw el Nordgaw.

8 innODOCTIOH.

IS78 cendait des comtes d'Alsace , souche commune des ducs de Jjorraine; par sa mère, AnnedeKîbourg, il était parent éloigné de. Frédéric qui l'avait tenu sur les fonts de baptême. Armé chevalier, en Italie , par ce prince sous lequel il avait fait ses premières armes , après avoir ensuite servi , en Allemagne , dans les armées d'Ottocare , avec le titre de maréchal ( i ) du palais , il était revenu habiter les domaines que sa famille lui avait laissés en Suisse, dans la haute Alsace , à ^Kibourg et en Souabe. Puis-

(i) Marescalus, Marscalcus, etc. Equiso, cyrator vel prxfectus eqaoruni, « Gerrn. marchytï marocA.eqaus, et ic&i/cA, poleoa, ■nagister, ut est apud BheDan., lib. % Ber. Germ. vel famnlus, miniater, ut apud Cluver. in Germanîcâ snliq. lib. t, cap. 8. ADODymus fie nominibus Germanorum : Marschalcus : nultum nomen fctdiks est eormptum per Ilalos vel scriptores. Est eaim irf, gaod mehier, seu major, tl stalher, qui est Tnagister equitam , ab eqmiatibus guhemaadis : et dicendum ac scMendamfmt laerstalhère, idesl, major, superior, summus ma^isler equitum, qui est hodie titttlus Ducis Etectoris Saxomtt : ac si non fuissel -vox ta corrupla, non esset opus nunc addere arcbiegmarsehalk; s«d merstalkrr, dedisset id, qaed Erg vel Ârchi, cum sîgnificet summum magistrum equitum. Quasi vero marsehalci vox non ab ipsis Francis incunabulis nota esset. Lex salïca : S quii majorent, iafirtorem, samcionem, mariscalcum , siratorem ,.... occident, etc. Lei Alemaan, tit. 79, S 4.

Si marscalcjs, qui super la caballos es[, occiditur, solide componatur. Dd Cahge, Glnssariiim ad scriptores ineditt et iafimat talinitatis.

IRTBODDCTIOII. 9

sant dans ses montagnes d'Argovie , dans la " Suisse allemande } où Zurich, Uri, Underwald et Schwitz l'avaient choisi pour leur préfet ou commandant militaire , il était bien faible et bien pauvre auprès du roi de Bohême , dont les États s'étendaient des bords de la Baltique jusqu'à l'Autriche que ce prince avait enlevée à un Duc bavarois créé par Guillaume de Hollande, jusqu'à la Carinthie et la Garniole, qu'il avait achetées à Ulric, leur duc.

La Bohème , élevée en 1 1 58 , par Frédéric Barberousse , du rang de simple duché , au titre de royaume (i), deux ans après l'époque où il faisait de l'Autriche un duché, exerçait alors, sur l'Allemagne, la prépondérance qu'y avaient tour à tour obtenue la Bavière et la Souabe. Des deux concurrents , le plus pauvre devait être et fut élu : f^olunt imperatorem, potentiam abhorrent.

Il est vrai aussi que le plus pauvre avait été le plus habile.

(i) Le tilrede roi conféré, le i3 janvier ii5S, pendant la diète de BatisbonDe, était personnel à Wladislas.

Ce n'est qu'à daler du couroanement de Prémitlas , en 1 11)8, que celte diguîié exista , en Bohême , sans interruption.

10 leiTBODDCTIOn.

173 Pendant les délibérations de la diète où, . avec l'appui de l'archevêque de Mayence, il s'était ménagé celui de l'électeur laïc le plus influent, le comte palatin de Bavière, Rodolphe avait paru exclusivement préoccupéd' une querelle contre l'évêque de Bâle , qu'il assiégeait dans cette ville. Mais sans doute, il n'était pas resté étranger aux manœuvres par lesquelles Louis de Bavière avait été appelé à décider seul de l'élection. Déjà la décision , approuvée à l'unanimité par la diète, malgré les protestations des représentants d'Ottocare et d'Alphonse, était connue au camp de Bâle, quand le comte de Pappenheim^ maréchal de I'£mpire, y vint la notifier.

Devant l'envoyé de la diète, Rodolphe parut hésiter; mais, vingt jours après, l'archevêque de Mayence le couronnait à Aix-la- Chapelle.

Au moment où les grands feudataires de l'Empire devaient recevoir une nouvelle* investiture, l'ajournement de cet acte fut demandé , parceque le sceptre de Charlemagne ne se trouvait pas dans le trésor de la cathédrale : « Ceci , qui est l'image de Dieu , votre maître et le mien, peut en servir, ■» dit alors

IRTHD&IJCTIO.

Rodolphe en saisissant sur l'autel le cruci- 1»^» fix , devant lequel toutes les têtes s'inclinèrent. L'interrègne avait cessé.

Né en I a 1 8, au château de Limbourg, dans leBrisgaw, il avait alors cinquante-cinq ans. Mariédepuis vingt-sept, sa femme, fille d'un comte de Hohenburg , lui a'^ait donné trois filles et sept fils. Deux de ses filles épousèrent immédiatement , l'une le comte palatin, l'autre le duc de Saxe.

Pendant que des mesures prudemment sévères, en arrêtant les exactions, les brigandages, les usurpations de territoire dont l'interrègne avaitétéroccasion, pourvoyaient au premier besoin de l'Allemagne, le nouvel empereur demandait à Grégoire X son appui « pour l'Empire, plus encore que pour lui-même. »

Ecartant, comme la diète, les protestations d'Ottocare et d'Alphonse de Castille, Grégoire confirma l'élection, aux conditions souscrites, en 1320, par Frédéric II, envers Innocent III : ainsi, promesse de ne point toucherau domaine de l'Église et aux fiefs qui en relevaient, surtout à ceux de Naples et de la Sicile que Rome avait donnés à Char-

InTBODUCTIOn.

l les d'Anjou ; promesse de rendre au Saint- Siège l'héritage de Mathilde ; promesse surtout de se croiser pour la terre sainte.

En 1 375, ces conditions furentde nouveau ratifiées à Lauzanne. Rodolphe s'y engagea à se faire, l'année suivante, couronner à Rome; et il reçut, des mains de Grégoire, la croix que le pontife portait lui-même en Palestine , quand le suffrage des cardinaux l'avait appelé à la chaire de saint Pierre. Grégoire obtint , du roi de Castille, sa renonciation à ce vain titre d'empereur, dont il se décorait depuis laSy.Illaissa à Charlesd' Anjou, celui de vicaire de l'Empire en Toscane.

L'Empire ne pouvait plus être contesté à Rodolphe. Une seule résistance restait à vaincre, celle d'Ottocare.

A la pacifique intercession de Grégoire X, le roi de Bohême avait répondu par la défense au clergé bohémien de payer la dîme.

Sommé trois fois par Rodolphe de venir à Augsbourg lui prêter hommage devant la diète; sommé par la diète elle-même non-seulement de prêter hommage , mais de rendre au domaine impérial l'Autriche , la Carinthie et la Camiole , « Je ne dois rien

IIITBODIICTIOH. IS

« à Rodolphe , dit-il ; je lui ai payé ses ga- \f4 Œ ges ; » Ottocare ajoutait que l'Empire n'avait aucun droit sur son patrimoine , sur ses acquisitious, sur ses conquêtes. Mis au ban de l'Empire, il fit pendre les hérauts qui lui avaient signifié l'arrêt.

Le gant ainsi jeté, il essaya tojitefois d'attirer à lui cette noblesse allemande qui ne l'avait pas voulu pour chef.

Tandis que le Brandebourg, la Saxe, le Palatinat , la haute Bavière , la Souabe , répondent à l'appel de Rodolphe; tandis que les Alsaciens et les Suisses accourent sous sa bannière, le dévouement de Mainard, comte du Tyrol , est affermi par l'union de l'un de ses fils à la famille impériale. En Hongrie, un traité avec Ladislas, petit-fils de Bêla, qu'Ottocare a dépouillé d'une partie de ses Etats, le mariage d'une autre fille de Rodolphe et du frère de Ladislas, préparent une puissante diversion. En Carinthie, en Styrie, les populations sont excitées à la révolte contre Ottocare, que vient d'excommunier l'évêque de Saltzbourg, frère du duc, qui avait vendu ces deux provinces au roi de Bohême.

14 IKTBODnCTIOH.

jj^ Toutes les troupes d'Ottocare étaient concentrées sur Topel, en avant de Prague.

L'Autriche, couverte par l'alliance de Henri de Bavière, n'avait reçu que des garnisons moins destinées à repousser une attaque qu'à contenir le pays irrité des vexations des Hongrois.

Rodolphe propose à Henri , pour gendre, Albert son fils aîné; pour bru, l'une de ses filles, avec la portion de l'Autriche qui touche à Passau. Dès que cette offre acceptée a mis les Bavarois dans ses rangs, et lui a ouvert la vallée du Danube, il y entre à la tête de toutes ses fi>rces, s'empare des points qui commandent la rive droite du fleuve, rallie le duc de Tyrol, auquel la Styrie et la Garinthie viennent de se soumettre , investit Vienne, et, avant que du fond de ses montagnes Ottocare ait pu secourir cette capitale, il la force à capituler. Puis, repassant sur la rivC: gauche du Danube, Rodolphe marche à la rencontre des Bohémiens.

Seul contre toute l'Allemagne, n'osant, avec ses troupes découragées par la vue des succès de l'armée impériale , jouer le reste de ses États dans une bataille dont les chan-

WTBODUCTION. IS

ces sont désormais trop inégales , le roi de J^ Bohême demande les conditions du vainqueur : il s'y soumet, et recevra l'investiture de la Bohême et de la Moravie, sous une tente , en présence des seuls électeurs. La cérémonie aura lieu près de Vienne , dans l'île de Camberg.

Triste autorité que celle d'un Empereur aux pieds duquel un des électeurs de l'Empire rougissait d'être aperçu par ses sujets! d'un Empereur qui consentait à cacher, sous sa tente , la prestation d'hommage de ce roi dont it avait été le maréchal ! C'est pourtant à ce prix qu'il avait dû acheter la paix avec un de ses grands officiers ! II ne s'était pas senti la force d'exiger l'hommage au grand jour; et cela en 1278, cinq ans après son él«ction!

Ottocare, pour humilier du moins la simpliste de Rodolphe par la splendeur d'une pompe royale , arrive couvert d'or et de pierrmes; mais il ne ren^torte pas même cette dernière victoire : « Le roi de Bohème a sou- Œ vent ri de mon pourpoint gris, dit Rodols phe; aujourd'hui c'est à mon pourpoint a gris de rire de lui. »

Page 1