PIÈCES JUSTIFICATIVES
PREUVES DE LA SITUATION DE LA MAISON NATALE DE JEAN JOUVENET, PEINTRE TRÈS-CÉLÈBRE.
11 avril 1581 . — Par contrat devant les tabellions de Rouen, Georges Auber, sieur de Saint-Saire, vendit à Robert Martin, un corps et tènement de maison assis rue aux Juifs, paroisse St.-Lo , borné d’un côté le corps de maison et tènement où pend pour enseigne la fleur de lis, d’autre côté Guillaume Auber, sieur Dumesnil et de Thionville, d’un bout par derrière Pierre Baudouin, sieur de Preneuse, et d’autre bout le pavé de la rue aux Juifs.
A la charge de faire 53 sous 8 deniers de rente, ainsi qu’elle est créée, due aux héritiers de M. Garin, sieur de Bouquelon.
Il est entendu que les cloaques demeureront communs avec ladite maison de la Fleur-de-Lis.
(Voir le litre particulier de cette maison de la Fleur-de-Lis, daté du 12 avril 1581 , ci-joint sous la lettre F. )
(1) Ces documents sont tirés des deux Mémoires présentés à l’Académie de Rouen, en 1836.
20 mat 1602. — Devant les tabellions de Rouen, deux lots de la succession de Robert Martin, échus à Aubert Martin, son seul fds, et à Catherine Danten, connue conquêt constant son mariage.
Le premier lot aura la moitié de la cave, une sallette, une boutique, puis, allée commune entre les deux lots, la seconde chambre; ce premier lot borné d’un côté Estienne, de Rouen, d’autre côté Jean Crevel, d’un bout le pavé de la rue aux Juifs, et d’autre bout la cour commune entre les deux lots.
Le second lot aura l’autre moitié de ladite cave , la première chambre et partie de ladite boutique. Tout ce second lot borné d’un côté le premier lot, d’autre côté ledit Crevel, d’uu bout la cour commune, et d’autre bout le pavé de ladite rue.
Ces deux lots seront tenus de payer chacun la moitié de la rente due à M. Garin, conseiller.
Nota. — La quotité de la rente n’est pas exprimée.
Le premier lot pris et choisi par ledit Aubert Martin. Le second lot est resté par non-choix audit Estienne, ayant épousé Catherine Danten, veuve de Robert Martin.
23 janvier 1607. — Devant les tabellions de Rouen, vente par Aubert Martin, fils et héritier de Robert Martin, àGervais Bouteleu, de la moitié d’une maison assise en la paroisse St.-Lo de Rouen, rue aux Juifs.
Ladite moitié de maison de présent vendue bornée d’un côté Etienne Delaplanche, d’autre côté l’autre moitié de ladite maison, d’uu bout par derrière le sieur de Freneuse, et d’autre bout le pavé du Roi en ladite rue aux Juifs.
Tout et autant qu’il en est échu audit vendeur par le premier des deux lots, faits entre lui et Noël Etienne, ayant épousé Catherine Danten , mère dudit vendeur, soit les lots passés devant les tabellions de Rouen, le 20 mai 1602.
A la charge par ledit Bouteleu, acquéreur, de payer 26 sous 8 deniers de rente, moitié de 53 sous 4 deniers de rente, à M. Garin, conseiller.
28 septembre 1615. — Devant les tabellions de Rouen, vente par Aubert Martin et par Marie Mansel, sa femme, à Jean Delafosse, de la tierce-partie d’une maison, sise en la paroisse St.-Lo , laquelle maison consiste en première chambre sur la rue, grand grenier et seconde chambre appartenant audit Aubert Martin, vendeur, au droit de la succession de Catherine Danten, sa mère, suivant les lots faits devant les tabellions deRouen, le 20 mai 1602, à la charge de payer portion de la rente foncière sur ladite maison à qui due est.
{La quotité non «primée. )
17 septembre 1618. — Devant les tabellions de Rouen, et par Marie Mansel, sa femme, à Jean Delafosse, de deux tiers d’une maison sise en la paroisse St.-Lo, où pend l’enseigne de Sainte-Catherine, ladite maison consistant en cave, boutique, première et seconde chambre et grenier; le tout appartenant audit Aubert Martin, de la succession de Catherine Danten, sa mère, suivant les lots faits entre lui et sa mère, passés devant les tabellions de Rouen, le 20 mai 1602; de laquelle maison lesdits Aubert Martin et Marie Mansel, sa femme, ont vendu la tierce-partie audit Delafosse, par contrat passé devant les tabellions de Rouen, le 28 septembre 1615.
A la charge, par ledit acquéreur, de payer 26 sols 8 deniers de rente de telle nature qu’elle est due qu’à cause d’autre portion de maison, appartenant aux enfants sous-âgés de Gervais Bouteleu, laquelle rente de 53 sous 4 deniers est due aux héritiers du sieur Garin.
23 juillet 1622, — Devant les tabellions de Rouen, vente par
Romain Bouteleu, fils et héritier en partie de GervaisBouteleu, à Pierre Delespine, de la moitié d’une maison assise en la paroisse de St. -Lo, rue aux Juifs.
Icelle moitié de maison, bornée d’un côté Etienne Desplanches, d’autre côté l’autre moitié de ladite maison, d’un bout par derrière le sieur de Freneuse; et d’autre bout le pavé du Roi, en ladite rue aux Juifs. Laquelle moitié de maison avait été acquise par ledit défunt Gervais Bouteleu, de Aubert Martin, fils de Robert Martin, par contrat devant les tabellions de Rouen, le 23 janvier 1607.
A la charge , par lesdits acquisiteurs , de faire 26 sons 8 deniers de rente foncière, moitié de 53 sous 4 deniers, due au sieur Garin, conseiller.
10 septembre 1629. — Devant les tabellions de Rouen, vente par Pierre Delespine, à honorable homme Noël Jouvenet, maître peintre sculpteur, demeurant à Rouen, paroisse St.-Lo.
C’est assavoir la moitié d’une maison et héritage assise en ladite paroisse St.-Lo , rue aux Juifs ; consistant ladite moitié de maison en la moitié de la cave , une sallette, boutique et la deuxième chambre de ladite maison avec un petit grenier, et un autre petit grenier étant dessus le degré de ladite maison.
Icelle moitié de maison de présent vendue , bornée d’un côté Estienne Desplanches, d’autre côté l’autre moitié de ladite maison, d’un bout le sieur de Freneuse, et d’autre bout par devant le pavé du Roi en ladite rue aux Juifs.
Ledit acquéreur chargé de payer 26 s. 8 d. de rente, moitié de 53 s. 8 d. dueàM. Garin, conseiller de ville.
Ladite moitié de maison consistant en tout et autant que ledit Delespine en a acquis de Romain Bouteleu, par contrat devant les tabellions de Rouen, le 23 juillet 1622.
On remarque dans ce contrat que d’un côté, pour abornant, est Estienne Desplanches et on se rappelle qu’un Estienne
Desplanches étoit acquéreur par contrat du 12 avril 1581, et d’autre côté l’autre moitié de ladite maison. C’est Jean Delafosse qui, par contrat des 28 septembre 1615 et 15 septembre 1618, avait été chargé de payer 26 s. 8 d. de rente, moitié de 53 s. 4 d. , due aux héritiers du sieur Garin.
22 avril 1675. Devant Cavé, notaire à Rouen, trois lots de la succession de Noël Jouvenet, présenté par Noël Jouvenet à Laurent et à Jean Jouvenet ses frères, tous héritiers dudit défunt Noël Jouvenet, leur père.
Le premier lot aura une portion de cave, la moitié de la boutique et la deuxième chambre.
Le deuxième lot aura l’autre moitié de la boutique, la première chambre au-dessus desdites boutiques, et aussi la troisième chambre et le galetas, et entretiendra la couverture.
A la charge, par ce deuxième lot, de payer 53 s. 4 d. de rente due au sieur Garin ou à ses représentants.
Toute ladite maison bornée d’un côté Estienne Desplanches,
d’autre côté . , d’un bout M. de Freneuse, et d’autre bout le
pavé du Roi, en la rue aux Juifs.
On doit remarquer: 1”. que la rente entière de 53 s. 4 d. estdue au sieur Garin, ou à ses représentants, de laquelle rente Jean Delafosse avoit été chargé de payer 26 s. 8 d., par le contrat du 15 septembre 1618 ;
2°. Que la maison est bornée d’un côté par Estienne Desplauches; ce bornant est cité dans le contrat du 12 avril 1581, dans celui du 23 janvier 1607, dans celui du 23 juillet 1622, dans celui du 10 septembre 1629, et enfin dans les lots du 22 avril 1675;
3°. Que la maison dudit Estienne Desplanches, dans le contrat du 12 avril 1581, est bornée d’un côté par Robert Martin, qui, par les contrats du 20 mai 1602, 23 janvier 1607, 23 juillet 1622 et 10 septembre 1629, est représenté par Noël
Uk2 —
Jouvenet ; et d’autre côté par uue ruelle allant à la grande rue du Pont (la rue des Carmes), nommée la ruelle d’Ymare.
11 juin 1688. — Lots, passés devant les notaires de Paris, de la succession de Laurent Jouvenet : la maison située rue aux Juifs échue à Jean Restout.
18 mai 1775. — Extrait du registre des Ensaisinements.
Déclaration, par Marie-Thérèse Dufour, tant pour elle que pour Jeanne-Angélique Dufour, sa sœur, d’une maison sise à Rouen, rue aux Juifs, paroisse St.-Lo, consistant en plusieurs autres , bornée d’un côté M. Harang , d’autre côté
M. Hérou, d’un bout par derrière . et d’autre bout par
devant le pavé du Roi, en ladite rue aux Juifs.
Rôle de 1836. — D’après l’extrait de la matrice du rôle de la contribution foncière, la maison rue aux Juifs, n°. 9, est possédée par le sieur Augustin-Germain Roussel, demeurant rue du Lieu-de-Santé, n°. lû.
Testament de Laurent Jouvenet , maître peintre sculpteur , demeurant à Itouen , paroisse St.-Vincent.
Il veut que son corps soit porté et inhumé en l’église de St.-Eloy, au lieu et place où Jean Jouvenet, son père, est inhumé, proche des fonts, près un gros pilier rond.
Ledit Laurent Jouvenet donne au Trésor de ladite église de St.- Eloy quatre livres, et veut qu’à ses funérailles son corps soit conduit par le clergé de ladite paroisse avec les religieux Cordeliers, Jacobins et écoles des pauvres.
Et à l’égard de ses meubles, il les laisse à Marguerite Sébille, sa femme, et en outre trois cents livres.
Il veut qu’après le décès de cette femme, ladite somme de trois cents livres retourne au profit seul de Noël Jouvenet, son fils, ou de ses enfants.
Plus a donné et donne à Allain Féron, son petit-fds, sorti d’Allain Féron et de Jeanne Jouvenet , sa fille deffunte, la somme de soixante livres pour aider à lui apprendre métier pour gagner sa vie : et le reste de ses biens, il les laisse audit Noël Jouvenet, son fils.
Une marque en forme de bouclier avec les deux lettres L. I. , autour de laquelle est écrite la marque dudit Jouvenet testateur.
3 mars 1676. — Devant Gavé, notaire à Rouen, fut présent le sieur Laurent Jouvenet, maître peintre à Rouen, y demeurant, rue aux Juifs, paroisse St.-Lo, tuteur principal de Jean Jouvenet , fils mineur de Jean Jouvenet, aussi maître peintre sculpteur à Rouen , lequel a tenu quitte et déchargé par ces présentes Catherine Haquet, veuve et héritière en partie dudit défunt Jean Jouvenet , demeurant audit Rouen , paroisse St.-Lo, de la somme de 2,063 livres 16 sols 8 deniers 'a laquelle se monte le prix de la vente des meubles et marchandises enchères par ladite veuve et à elle adjugés, ladite vente faite après le décès dudit défunt Jean Jouvenet, et quatre cents livres pour son dot stipulé par contrat de mariage d’entre ledit défunt et elle , sous seing ’ privé , en date du 12 novembre 1663, reconnu devant Lepage et son compagnon , notaires à Rouen, le premier juillet 1664.
Présent, comme témoin, Guillaume Levieil, maître peintre vitrier, demeurant à Rouen, rue aux Juifs, paroisse St.-Lo.
Signé: Laurent Jouvenet.
( Entre ces deux mots est une espèce de soleil tracé à la plume. )
9 mars 1682. — Devant les notaires de Rouen, transport parPierrede Médine, sieur de la Saussaye, demeurant à St.- Denis-le-Ferment, vicomté deGisors, étant ce jour à Rouen
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à honneste femme Catherine Deleuse, veuve de Laurent Jouvenet, vivant maistre peintre à Rouen, y demeurant, rue aux Juifs, paroisse St.-Lo ; de 21 livres 8 sols (i deniers de rente , à prendre sur les héritiers de Jean Lebas , laquelle rente auroit été transportée audit de Médine par Guillaume Alexandre, suivant contrat passé devant Binde , notaire au temporel de l’archevêché de Rouen , le 28 janvier 1673.
Ce transport fait moyennant 300 livres payées comptant par ladite dame Deleuse audit sieur vendeur.
Elle a signé : Catherine Deleuse.
3 mai 1632 — Devant les notaires de Rouen, autre transport , par ledit sieur de Médine , à ladite Catherine Deleuse , veuve de Laurent Jouvenet;
L’une de 3 livres 10 sols sur le sieur Mahiet;
L’autre de 2 livres, sur le sieur Teinturier.
Elle a signé : Catherine Deleuse.
2 novembre 1663. — Sous-seing privé.
2 juillet 1664. — Devant Dupuys, notaire à Rouen, reconnoissance du traité de mariage de Jean Jouvenet, maistre peintre et sculpteur, à Rouen, veuf en premières noces de Françoise Jout; avec Françoise Hacquet, veuve de Me. Pierre Delamarre, huissier aux eaux et forêts de Rouen.
Présence de leurs parents.
Signés: Jean Jouvenet; Laurent Jouvenet (un soleil pour paraphe) ; Noël Jouvenet.
A Saint-Martin-sur-Renelle, 10 juin 1643.
Célébration du mariage de Noël Jouvenet, fils de Noël et de Marguerite Hubert, de cette paroisse, avec Marie Allain, fille d’Isaac Allain et de Madeleine Coquerel, de St. -Viger.
7 juin 1643. — Sous-seing.
29 novembre 1668. — Devant Liot, notaire à Rouen, reconnoissance et dépôt du traité de mariage de Ncël Jouvenet , maître peintre et sculpteur à Rouen, fils présomptif héritier de Noël Jouvenet et de Marguerite Hubert; avec Marie Allain , fille et héritière de feu Isaac Allain, et de Madeleine Coquerel.
Signés: Noël Jouvenet; Noël Jouvenet (un soleil entre ces deux mots) ; Laurent Jouvenet (un soleil entre ces deux mots) ; Noël Hubert; T. Hubert.
8 octobre 1691. — Devant Chrestien, notaire à Rouen , vente par le sieur Jean Jouvenet, peintre ordinaire du Roy, et professeur de son Académie royale de peinture et sculpture, demeurant à Paris, au collège des Quatre-Nations, pavillon des Arts, paroisse Saint-Sulpice, étant de présent en cette ville de Rouen logé chez le sieur Jean Restout, maître peintre à Rouen, y demeurant, rue aux Juifs, paroisse Saiut-Lo, fils aîné et héritier de feue Catherine Deleuse, veuve de Laurent Jouvenet, vivant maître peintre à Rouen , à Jean Leroux, tailleur, demeurant à Rouen, d’une maison, masure et terres; le tout contenant deux ares, assis au hameau de Campeaux, paroisse de Barentin. Cet héritage relevant de la baronnie de Saint-Gervais, appartenant aux Religieux de Fécamp ; suivant la déclaration qu’en a laissée laditte dame sa mère le 25 juin 1683, à laquelle cet héritage afipartenoit par l’acquisition qu’elle en avoit faite de Jean Lorin, orfèvre à Paris, par contrat devant üejean et Bellenger, notaires au Châtelet de Paris, le 26 juin
Plus, ledit sieur Jouvenet a transporté audit Leroux 21 livres 8 sols § deniers de rente hypothèque à prendre sur les héritiers de feu Jean Lebas, laquelle rente avoit été transportée à Pierre de Médine, sieur de la Houssaye, qui l’auroit trans-
portée à laditte dame Catherine Deleuse, par contrat devant Gruchet etSamson, notaires à Rouen, le 9 mars 1682.
Laditte masure et héritage et rente appartenant audit vendeur, tant au droit de la succession de ladite dame sa mère qu’ayant les droits cédés de Noël Jouvenet, peintre de Monseigneur le duc de ***, son frère , et leur estre échus par le premier et le second des lots entre ledit sieur vendeur poui lui et ledit sieur son frère , le sieur François Jouvenet , peintre à Paris , sou autre frère, et Jean Restout, peintre h Rouen, ayant épousé Madeleine Jouvenet, passés devant Levesque et son confrère, notaires au Châtelet de Paris, le 11 juin 1688, etc.
1er. mai 1644. — Des registres de l’Etat civil, déposés aux archives de la ville de Rouen, département de la Seine-Inférieure, pour l’an 1644, a été extrait ce qui suit:
Du registre de Baptêmes: le premier mai 1644, Jean, fils de Laurent Jouvenet et de Catherine Deleuse ; le parrain Jean Jouvenet; la marraine, Catherine Cauvet.
Certifié conforme au registre de la paroisse Saint-Lo, pai nous, adjoint et officier de 1 Etat civil, délégué.
En l’ Hôtel-de-Ville, le 10 mai 1836.
Signé: JOURDAIN, adj.
Vu pour légalisation de la signature de M. Jourdain, adjoint au maire de Rouen, apposée au bas du présent extrait, par nous, président du tribunal civil de Rouen, baron chevalier de l’Ordre royal de la Légion-d’Houneur.
Rouen, le dix mai mil huit cent trente-six.
Signé : B.
7 avril 1717. — Extrait du registre des actes de décès de la paroisse de Saint -Sulpice pour l’année 1717.