‹ Histoire de Justinien (volume 2)Chapitre 32 sur 62 · ADDITION · texte numérisé non relu

ADDITION

(à la p. 451.)

M. Hase (Journal des Savants, 1856, p. 209) dit que le Mandater était un officier du palais, et non Justinien lui-môme, mais que l'empereur était présent au moment où les paroles les plus injurieuses furent échangées entre le Mandator et les personnes de l'amphithéâtre qui se plaignaient de l'oppression. Il reconnaît néanmoins que Théophane attribue ce singulier dialogue à Justinien et aux turbulents.

il ajoute, d'après l'opinion de Spyridon Zampelios de Leucade, auteur, en 1852, d une étude historique sur l'état de sa nation pendant le moyen âge, que ce dialogue, qui contient des expressions fort altérées de l'ancienne langue, est le premier monument de la langue vulgaire. M. Zampelios, dit-il, en a donné une explication aussi savante qu'ingénieuse; mais nous ne partageons pas l'opinion du savant et enthousiaste Leucadien, qui voit tous les citoyens admis à l'égalité des droits par les lois de Justinien, parce qu'ils sont qualifiés sans distinction de citoyens romains, et qui en conclut que le pouvoir absolu des souverains de cette période « prépare les événements qui, « développés plus tard , vont amener l'affranchissement général du peuple « et l'établissement manifeste de la nationalité. »

Si les lois de Tribonien, recueillies dans le Code de 534, et les premiers triomphes de Bélisaire en Afrique et en Italie ont jeté un rayon de gloire sur ce rè^ne, les Novelles, et les fautes qui rendirent la conquête de l'Afrique sans profit pour l'empire, qui prolongèrent les guerres d'Italie, et qui, en Orient, laissèrent tous les avantages à Chosroès, ont gâté toute cette législation, dépeuplé l'empire , et préparé la profonde décadence des dynasties byzantines, en dégradant de plus en plus la nation grecque.

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