‹ Histoire de l'Abbaye d'Avenay (volume 2)Chapitre 76 sur 100 · X.I4II® Abbe88e« — nadame de BonMers · texte numérisé non relu

X.I4II® Abbe88e« — nadame de BonMers

Voici la lettre d'invitation des Chevaliers de TArquebuze de Reims à ceux d'Avenay, en vue du prix général qui devait être décerné en juin 1687. Ils se glorifient de la permission qne le roi leur a donnée de lui ériger une statue dans le jardin même de leurs exercices : statue effectivement exécutée, et qui ne disparut que lors des destructions démocratiques, en 1792. Elle a été gravée, ei et les collectionneurs en recherchent les exemplaires.

A Messieura les Chevaliers de l'Arquebuz9 de la. ville d'Avenay,

Messieurs,

L'étroite union qu'une amitié sincère a formée entre nous depuis tant de temps, nous engage aujourd'hui à vous faire part de la grâce que Sa Majesté vient de nous accorder par ses lettres patentes : comme

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il ne nous sauroit arriver aucun bonheur qui ne rejaillisse en même temps sur vous, et que vous n'ayez droit pour ainsi dire de nous en demander le partage, nous n'avons pas voulu difierer plus longtemps à vous donner avis de celuy qui doit établir cette année dans notre ville le prix général. Nous espérons qu'il sera d'autant plus solennel et agréable à tous les corps, qu'il réunira les provinces, qui avoient été séparées dans les autres villes, et qu'il ne fera qu'un bouquet de ceux de Vitry et de Sézanne. Nous ne scaurions cependant vous exprimer les transports de joye que nous ressentons par avance de l'honneur que vous devez nous' faire en vous y rendant : et nous sommes dans des impatiences coÀtinuelles de voir arriver ce temps heureux de vous envoyer le mandat : c'est là où nous nous réservons à vous rendre ce qui. nous reste de devoir et de civilité en cette occasion, vous assurant que notre bonheur ne scauroit être parfait ny véritable que quand nous aurons l'avanrage de vous embrasser et de vous faire connaître avec combien de zèle et d'inclination nous sommes^ Messieurs, Vos très-humbles et très-obéissans serviteurs.

Les Capittaine, Roy, Lieutenant, Enseigne, Officiers et Chevaliers de l'Arquebuzade de Reims.

A ReimSf ce 20 février i687.

1688-1690, — Pièces imprimées du procès entre l'abbaye et la communauté des habitants, dans la question du franc-alleu.

Factum pour Jean Cuillier, Jacques Martin et consorts, tous particuliers habitans du bourg d'Avenay, appelans : et la communauté des habitans du mesme bourg, demandeurs en intervention.

Contre Toussai jt-Souchet, sous-fermier du domaine du Roy a Ëpernay, intimé : Et les Dames religieuses, abbesse e) couvent de Saint-Pierre d'Avenay, intervenans.

Signé : M. DE LA MoucHE, rapporteur; Baudouin, avocat; Baudouin, secrétaire.

G*est le factum dont nous avons donné un court extrait, p. 470, in-f** de 8 pages, sans nom d'imprimeur.

Factum pour Dame Marguerite-Françoise de Boufflers, abb?sse, et et les Dame; prieure, religieuses et couvent dj l'abbaye de Saint- Pierre d'Avenay, de fondation royalle, intervenantes et deffendresses.

Contre les habitans et communauté du bourg et territoire d'Avenay, intervenans et deffendeurs.

Signé : M. DE LA MouGHE, rapporteur; Goriot procureur (in-f* de 4 p.].

At>PKNniCK iWO

Supplément au fnctum pour les Imbitniu^ et communauté d'Avenay, demandeurs et défendeurs.

Contre les Dames religieuses, deiîenderesses et demanderesses. Signé : M. DE LA MoucHE DE Beauregard, rapporteur.

Arrest obtenu par Madame de Boufflers, abbesse d'Avenay, le 27 mars 1688 (inr4" de 4 p.).

L'arrêt définitif rendu en Parlement en la cinquième chambre des enquestes le l**" juillet l'an de grâce 1690, pareillement imprimé (sur l'exemplaire que nous en avons sous les yeux), est suivi de l'exploit (à la main) qui «nit :

« Ce jourd'hui dimanche, dix-sept septembre mil six cens quatrevingtrdiXy à la requête des vénérables Dames abbesse, prieure, religieuses et couvent de l'abbaye d'Avenay, dénommées en la copie de Tarrest cy-dessus, semblable copie a esté leue à haute voix, signiffiée et duement fait assavoir aux habitans et communauté d'Avenay, comme ils sortoient en grand nombre de la messe paroissiale, estant pour cet effet audevant du grand portail et principalle entrée de l'église paroissiale dudit Avenay, fin et issue de ladite messe, et encore parlant à M. Hilaire Gosmé, mayeur d'Avenay, M' Louis Gosmé et Nicolas Richard, marguilliers de la paroisse dudit lieu, et encore Christophe Coustelet, vigneron, et Gérard Bertrand, procureur sindicque de ladicte communauté, a leur personne, trouvés au-devant d'icelle église. Auquel (sic) j'ay baillé et délaissé copie es mains dudit Coustelet, syndicq, pour eux tous, par moy, Pierre Arnoult, sergent royal, imatricu é au Grenier à sel et baillage d'Espernay, résidant a Avenay, soussigné. Présens Bonaventure Perrin et Charles Guériot, huissiers royaux, demeurans a Damery et Ay, tesmoins soussignés avec moy : Semblable et pareille copie attachée audit portail et principale entrée de ladite église, afin que lesdits habitans, maire, sindicqs et marguilliers n'en prétendent cause d'ignorance. — Ainsi signé : Perrin, Guériot et P. Arnoult.

Copie attachée à la porte de ladite église»

Au dos : Arrêt rendu entre Madame d'Avenay, Toussaint Souchet et les habitans d'Avenay. — Papiers de la communauté d'Avenay,

Nous extrayons de cette liasse la pièce suivante, signée de Madame de Boufflers, qui prouve Fexécution de l'arrêt du 27 mars 1688.

5 août 1695» — Liasse contenant le remboursement fait à Madame d* Avenay de dépens à elle adjugés contre la communauté.

Nous, S' Marguerite-Françoise de Boufflers, Dame et abbesse de l'église et abbaye royalle Saint-Pierre d'Avenay, reconn ûssons avoir

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reçu de M*" Louis Gosmé, sindic des habitans, à coinple sur ce qu^il nous est deu par lesdits habitans, pour raison des despens et interests d'iceux ■') nous adjugés et taxés par arrest de la Cour, la somme de cent quatre livres, scavoir quatre vingt di . neuf livres cinq sols en valeur de bois qu'il nous a livré, ail mois de février 1695, provenant de la vente de Germaine, et trois livres quinze sols, pièces en argent, sans préjudii'eà ce qui nous rest.> deub.

Fait au parloir de la salle de nostre dite abbaye le cinquième août m|i six cent quatre vingt quinze.

Ainsi signé : S' Marguerite-Françoise de Boufflers, abbesse.

0 janvier 1691. — Accord entre Mesdames d'Avenay et lA famille. Cauchon de Lhéry, au sujet de la pension viagère des sœurë Marguerite et Louise de Cauchon de Lhéry.

Comparurent en personnes haute et puissante Dame, Madame Marguerite-Françoise de Boufflers, Dame et abbessede l'église et abbaye de Saint-Pierre d'Avenay, sœurs Jeanne d'Aoust, prieure, Elisabeth de la Haye d'Aubiliy, dépositaire, Gabrielle de Cotignon Chanvry, boursière, et Marie de Vassant, grenetière, toutes religieuses professes de ladite abbaye, lesquelles ont confessé avoir eu et receu présentement, manuellement et comptant, la sou me de deux mille livres du sieur Quentin d'Odigny, capitaine du châteiu de^ Courtagnon, pour et en l'acquit de haut et puissant seigneur Messire François de Cauchon, seigneur de Lhéry, Eléonore de Cauchon de Lhéry, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Sauveur de Vertus ; Thomas de Cauchon de Lhéry, capitaine de vaisseau, et de Damoiselle Françoise de Cauchon de Lhéry, leur sœur, tous héritiers de défunte haute et puissante Dame Madame Marie-Jeanne de Vergere, vivante veuve de défunt haut et puissant seigneur Thomas de Cauchon, comte de Lhéry, pour le remboursement des deux pensions viagères de sœur Marguerite de Cauchon de Lhéry çt de Louise de Cauchon de Lhéry leurs sœurs religieuses, professes de ladite abbaye, créé par contrat du vingt deux février mil six cent cinquante trois, et dix huit mai mil six cent cinquante cinq, dont lesdites Dames abbesse et religieuses se sont tenues pour contentes : au moyen de quoi les obligations portées par lesdits contracts demeurent nulles et lesdites pensions éteintes : Reconnoissant madite Dame abbesse que les deux dernières années desdites pensions lui ont été payées et sans tirer en conséquence pour les pensions qui ont été données et payées devant à Maislre I^iicolas Dessert, receveur de ladite abbaye, si comme, etc. Promettant mesdites Dames abbesse et religieuses tenir et entretenir la présente décharge des pensions viagères susdites purement et simplement comme éteintes

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îiur peine, etc. Obligeant les biens temporels de ladite abbaye... Renonçant, etc. Fait et passé au parloir de la salle de madite Dameabbesse cejourdMiuy neufvième janvier mil six cent quatre vingt onze, après midy, en la présence et du consentement des sœurs Marguerite et Louise de Cauchon de Lhéi y, lesquelles avec la permission de madite Dame abbesse ont consenti et agréé et corroboré la présenta décharge de leurs pensions viagères. Et ont signé pardevant moi notaire royal au bailliage et prévosté d'Ëspernay, résidence d'Avenay, présent Maistre Pierre Drouet, procureur fiscal, et Jean Drouet praticien, demeurant audit Avenay, tesmoins soubssignés, avec madite Dame et lesdites sœurs religieuses, lecture faite.

Ainsi signé : S' Marguerite-Françoise de Boufflers, abbesse; S"" Jeanne d'AousT, grande prieure; S' Elisabeth de la Haye d'Au- BiLLY, dépositaire; S*" Gabrielle de Cotignon Chanvry, boursière ; S' Marie de Vassan, grenetière ; S' Marguerite-Françoise de Cauchon DE Lhéry ; S"" Louyse-Charlotte de Cauchon de Lhéry ; P. Drouet ; Drouet et Guimbert, notaires.

i692, 19 avril. — Entrée en religion dé Marie^Anne Parchappe

de Vinay.

Comparurent en personne : 1" haute et puissante Dame Madame Marguerite-Françoise de Boufflers, Dame et abbesse de Téglise et abbaye de Saint-Pierre d'Avenay ; 2* S' Jeanne d'Aoust. grande prieure ; 3" Charlotte de Cathelan, prieure du cloistre ; 4* Madelaine de Bâcle, sous prieure ; 5*> Elisabeth de La Haye d'Aubilly ; 6" Marie Cotignon de Chanvry; T** Marie de Cotignon de Chamery; 8" Madeleine Deprehaudie ; 9' Marie Le Compère ; 10^ Françoise Camuset ; 11" Claude Jacquelot de Saint-Ferjeux ; 12" Marguerite-Françoise de Cauchon ; 13" Louise de L'Hospital; 14" Louise-Charlotte de Cauchon; 15" Catherine Clausier de Juvigny ; 16" Marie de Vassant ; 17" Anne de Vassant; 18" Anne Lallemant; 19" Geoeviefve Camuset; 20" Catherine de Boufflers; 21" Marie-Charlotte de Cauchon; 22" Charlotte Degautle de Conigy; 23" Claude Cocquebert ; 24" Anne Clauzier; 25" Charlotte de Salabery ; 26" Charlotte de la Vallée ; 27" Claude Morel; 28" Anne Broc; 29" Agnès Le Bachelier de Montcel; 30" Claude Morel d'Iverny ; 31" Marie Godet de Soudé ; 32" Barbe Oudinet ; 33" Marie Hyacinthe Cuissot ; 34" Marie Geneviefve de Vauciennes ,** 35" et Marie-Magdelaine Rouget ; toutes religieuses professes de ladite abbaye, assemblées capitulairement ^u-devant du parloir de la grande salle de madite Dame Tabbesse, d'une part.

Et Nicolas Parchappe Desnoyers, escuyer, seigneur de Vinay, conseiller du Roy, commissaire ordinaire des guerres au département

S'rl ABBAYE D*AVKMAY

général de Champagne, lieutenant de Sa Majesté au gouvernement d'Ëspernay, tant en son nom que comm i ayant la garde noble de Damoiselle Marie-Anne Parchappe des Noyers, sa fille, et de deffunte Dame Perrete Ruinart, d'autre part.

Disant lesdites parties savoir :

Mondit sieur Desnoyers que sur la proposition à lui faite par ladite Damoiselle sa fille, que son desin et intention étoit de se vouer au service de Dieu et embrasser la religion et closture sous l'ordre de saint Benolst, et ayant recognu le ferme désir et intention de ladite Damoiselle sa fille, il auroit prié et requis lesdites Dame abbesse, religieuses et couvent de vouloir recevoir et admettre ladite Damoiselle sa fille pour religieuse audit monastère : Lesquelles, ayant reconnu ledit désir et intention, et après avoir fait son année de novissiatte dans les forme et règle accoutumées, auroient consenti et accordé recevoir ladite Demoiselle audit couvent pour y vivre s Ion les règles et statuts dudit ordre, comme le^ autres religieuses et pour y faire demain ses vœux de profession comme ayant été jugée capable.

En considération de quoi, mondit sieur de Vinay ne voulant que sadite fille soit du tout en charge audit couvent, icelui a promis et sera tenu de payer audit couvent, la vie durant de ladite damoiselle sa fille, la somme de deux cents livres pour chacun au, par chacun jour de premier novembre, argent porté audit Avenay : qui est à pareil jour que la pension, pendant le noviciat de ladite damoiselle, a commencé ; et dont le premier paiement de la présente pension en sen audit jour de premier novembre prochain, et ainsi en continuant, d*an en an, jusqu'au décès de ladite Damoiselle ; auquel jour ladite rente sera éteinte.

A été accordé qu'en cas que ladite damoiselle Parchappe soit, par permission de ses supérieures, transférée à un autre monastère, ladite pension la suivra, sy comme... dont promettant mesdites Dames tenir et entretenir : de même mondit sieur Parchappe et chacune des parties à leur regard ; et encore mondit sieur Parchappe èsdits noms et qualités d'iceux, un seul pour le tout, payer et continuer ladite rente de pension viagère tant et si longuement quelle aura cours sur peine, sous l'obligation de tous et un chacun ses biens, meubles et immeubles venus et à venir, un desdits biens repondant pour l'autre et un seul pour le tout, sans division ni discussion au choix et option desdites Dames. Renonçant, etc.

Ce fut fait et passé au parloir de la snlle susdite, après n^idi, cejourd'hui dix-neuvième avril mil six cent quatre vingt douze, et a madite Dame signé avec lesdites religieuses, même mondit sieur Parchappe. Présents M. Nicolas Dessert, receveur de ladite abbaye, et Jean Collin, praticien demeurant nudit Avenay. pardevant moi, no-

APPEUDICE 873

taire royal au baillage et prevosté d'Espernay, résidence d'Avenay, soussigné ; lecture faite : ainsi signé :

!• Sœur Marguerite-Françoise de Boufflers, abbesse ; 2« S"" Jeanne d'Aoust, grande prieure; 3' S"" Charlotte de Cathelan de Castelmoy, prieure de cloistre ; 4* S' Marie-Madelaine de Bâcle, sous prieure ; 5* S' Isabelle de La Haye d'AubilIy, dépositaire ; 6" S' Gabrielle Cotignon de Chanvry, bourcière; 7* S»* Madelaine de Priandy; 8' S' Marie Le Compère; 9** S"" Françoise Camuset; 1(>» S''de St-Ferjeux; 11* S' Marie Colignon; 12* S*" Marguerite-Françoise de Cauchon Lhéry; 13" S*" Louise L'Hospital de la Chapelle; U'S' Louyse-Charlotte de Cauchon Courtagnon; 15' S' Catherine Clozier de Juvigny; 16* S*" Marie de Vassan ; !?• S"" Anne de Vassan ; !8" S' Anne Lallemant; 19* S' Catherine de Bouflers; 20" S' Geneviefve Camuset; 21* S' Marie-Charlotte de Cauchon de Crony ; 2Î* S-" Charlotte de Gausue de Conigy ; 23» S' Claude Coquebert de Bulin ; 24» S"" Anne Clozier de Juvigny ; 25* S"" Antoinette de Salaberry ; 26' S' de La V.ilée Cornée ; 27» S' Idelethe Morel ; 28- S' Anne Brocq ; 29 S' Agnès Bachelier de Moncel; 30* S*" Claude-Charlotte Morel d'IIiverny ; 31* S-" Marie Godet de Soudé ; 32» S' Barbe Oudinet ; 33» S' Marie Cuissotle; 34* S"" Marie-Geneviefve de Vaucienne; 35' S"" Marie-Madeleine deRougé; Parchappe Vinay, Dessert, Colin^ Guimbert, notaire.

29 janvier 1120, — Rachapt de la rente due par M, Parchappe de

Vinay,

A la minute ei-dessus transcrite est annexée cette autre du 29 janvier 1720, reçue Collin, notaire audit Avenay, contenant rachapt et extinction de la rente viagère contractée par M. Parchappe le 19 avril 1692 envers le couvent d'Avenay, et commençant ainsi :

Ce jourd'hui, 29* jour de janvier 1720 du matin, sont comparus en personne : Haute et puissante Oame Madame Marguerite-Françoise de Bouflers, Dame et abbesse de l'abbave rovale Saint-Pierre d'Avenav, Dame dudit Avenay et autres lieux; S' Charlotte -Julie de Bouflers, coadjutrice ; S*" Charlotte de Salaberry, grande prieure ; Madeleine Le Bascle, dépositaire ; Marie Godet de Soudé, grcnetière ; Marie- Madelaine de Rougé, boursière, et Marie- Anne Parchappe de Vinay, professe de ladite abbaye d'une part. Et Messire Nicolas Parchappe des Noyers, escuïer seigneur de Vinay, conseiller du Roi, grand ballly de Cbâlons, lieutenant de Sa Majesté au gouvernement d'Espernay, demeurant en ladite ville de Châlons stipulant par, etc, et a, ledit stipulant, audit nom payé la somme de 1,500 fr. pour rachapt et extinction, etc., dont madite Dame abbesse tient quitte et décharge ledit, etc.. plus celle de 400 liv. pour arrérages de ladite pension viagère, et celle de 100 liv. pour frais faits contre le sieur Antoine Par-

chappe, fils dudit sieur de Vinay, en qualité de héritier de défUote Dame Perrette Bennart, sa mère, le tout en présence et du consentement desdites Dames ci-dessus nommées et qualifiées : desquelles sommes contentes déchargent, etc., pour ladite somme de 2,000 11?., donnent mainlevée de l'opposition formée à leur registre pour raison de ladite pension viagère au décret de la terre de Vinay, vendue par ledit sieur de Vinay père à. . . . .de Jouy, et se désistant de l'assi» gnation donnée audit de Jouy a leur requête en déclaration d'hypothèques de ladite terre de Vinay, promettant, etc., ensuivent les si» gnatures et le contrôle du 29 janvier 1720. Signé Drouet Moriset,

NOTES COURANTES Sans indication de sources,

i699. — Défense aux habitants d'Àvenay d'élever des lapins, parce que, est-il dit en Tordoonance, on va chercher les herbes dans les vignes pour les nourrir et que cela fait tort auxdites vignes, et qu'ils peuvent contribuer à causer des maladies dangereuses par le mauvais air qu'ils exhalent. ,

n05, — Reconstruction des portes du bourg, — Requête des habitants d'Avenay tendant à obtenir des bois pour la recon&truetioa des portes du bourg. — Ce qu'ils obtinrent.

Les agents du fisc, traitant Avenay.de ville, entendoient imposer ses habitants d'un surcroît de tailles en raison de cette honorable titre, tandis que ceux-ci, peu soucieux de cette ambitieuse distinction, persistoient à ne prendre que la dénomination de bourg.

n05. — Requestes des marchands et artisans d'Avenay tendant à estre des^^hargés de la taxe jusques-là imposée aux maîtres ès-arts et métiers du bourg d'Avenay.

Cette même année, Messire Bigot, chanoine d'Avenay, offre de louer les fossés de la rue de la Lombardie, au dehors du bourg.

n06. — Location par le sieur Leclerc, chirurgien k Avenay, au profit des habitants de la commune, du fossé sis hors l'enclos d'Avenay et commençant au pont de la porte de la Fontaine jusqu'à la porte de Mareuil.

GROWESTEINS EN CHAMPAGNE. — 1112.

Le récit suivant, que nous croyons du chanoine Lacourt, est également extrait des manuscrits de la bibliothèque de Reims. Il confirme de point en point les souvenirs de dom Châtelain, et ajoute quelques curieux détails à Thistoire de celle audacieuse odvssée :

tt Le dimanche suivant du 10 juin 1712, deux mille hommes de cavalerie des ennemis allemands, hussards, hollandais de nation, commandés par le général Growesteins (notez que la France étoit en guerre avec eux, et ils assiégeoient la ville de Landrecies en Hainaut, sous leur général, le prince Eugène), arrivèrent à quatre heures du matin au village de Neufchâtel-sur-Aisné, où ils passèrent la rivière et entrèrent en Champagne, et passèrent à travers, en pillant, prenant des otages et des contributions partout où ils passoient. Leur dessein étoit d'entrer dans Reims pour piller et faire contribuer la ville ; mais ils en passèrent à deux Heués près. Les habitants des environs furent dans une grande consternation, ils' abandonnoient leurs maisons et se réfogioient dans la ville avec toute leur famille, leurs bestiaux et leurs meilleurs effets, et étoient obligés d'abandonner la Vesle. Les ennemis ravagèrent tous lés villages par où ils passèrent le long de la rivière de Suippe ; ils emportèrent tout ce qu'ils purent d'argent, jusqu'aux vaisseaux sacrés des églises ; ils ne tuoient personne à moins qu'on ne leur fît résistance. Ils ne firent aucun tort aux fruits de la terre, mais ils commirent des impiétés dans quelques églises et foulèrent aux pieds, dans celle de Basancourt, les saintes hosties. L'on ne tua pas beaucoup de ces gens-lè, sinon «eux qui étoient stirpris de vin. Les paysans en amenèrent une douzaine à Reims ave6 on officier ; les autres gagnèrent leur pays sans trouver de résistance nulle part, parce qu on fut surpris, et on n'étoit nullement armé. M. de Villars, général de notre armée, envoya 5 à 6,000 hommes à leurs trousses, mais qui ne purent les attraper, et ils gagnèrent leur pays avec un butin considérable. La ville de Reims fut pendant trois jours Ibrt embarrassée craignant, comme le bruit en couroit, qu'un ^ras détachement de l'armée ennemie ne vînt à Reims pour s'en emparer. Tout le monde se mit sur ses gardes; mus, malheureusement, si l'affaire fût arrivée, il n'y avoit point dans Reims quarante livres de poudre, ni armes pour armer les bourgeois de bonne volonté. L'on envoya aussitôt à Châlons pour avoir de la poudre, et l'on fit venir de Gharleville, de la ville de Sedan, près de deux cents fusils. »

1711 et 1712. — Assemblée de la notable partie des habftans d'Avenay, à laquelle le maire donne lecture d-une ordonnance de M. l'intendant de Champagne, qui oblige les habitans de lever et tenir sur pied trois compagnies armées; de relever la partie de leurs murs qui ne seroit pas en bon état ; d'enclore tout le pays et d'assurer leurs cinq portes, dites : la Porte de Grigny, la Lotiibardie, la Poterne, la Porte de Mareuil et la Porte de la Fontaine ; de faire et dresser des ponts-levis ; enfin d'interdire de recevoir jusqu*à^ nouvel ordre aucun passant ou étranger dans les auberges et cabarets, sous peine de prison.

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