‹ Histoire de l'Abbaye d'Avenay (volume 2)Chapitre 77 sur 100 · CHANOINES D^AVENAY EN · texte numérisé non relu

CHANOINES D^AVENAY EN

Nicolas Bigot, Pierre Lasnier, Gérard Rousse, Nicolas Fetizon, Jacques Robert, et Jean Vincent, curé de la paroisse.

Par sentences de Tofficialité de Reims, en date des 26 mars 1639, 10 septembre 1675 et 7 mai 1708, lesdits chanoines et curés étaient obligés de célébrer au couvent d'Aveuay la grande messe conventuelle par diacre et sous-diacre, sans pouvoir s*en exempter : d'être présents, tous les six, h toutes processions, sinon déchus des rétributions ordinaires. Ladite sentence fait deffèiise en outre à chacun desdits, de s absenter plus de sept jours, par an, sans permission expresse de ladite Dame d'Avenay, à peine de privation de toutes leurs rétributions : tenus chacun desdits chanoines de venir à l'église de ladite abbaye, en habit décent, revêtus de surplis, aumusse et habits longs. Fait deffense en outre ladite sentence aux3its chanoines de s'immiscer en corps, ou eo particulier, dans l'administration de ladite abbaye, et de ce qui se passe dans l'enclos d'icelle, sans la permission par écrit de Madame TAbbesse, notamment dans la perception des rétributions que les pèlerins donnent. Leur fait deffense d'y tenir aucuns registres, ordonne que le registre qu'ils y ont fait sera remis entre les mains de madite dame abbesse et condamne lesdits chanoines à payer à ladite abbaye d'Avenay le préciput des dixmes en grain qui se lèvent sur le terroir dudit lieu d'A< venay : ordonne ladite sentence que lesdites Dames et religieuses continueront de payer à chacun des chanoines un boisseau de blé de froment, à la mesure ancienne d'Avenay, douze boisseaux de bled froment à la mesure pour deux années qui sont dus auxdits chanoines.

Les chanoines interjetèrent appel, mais on en vint à une transaction et l'appel n'eut point de suite.

5 février 1120, — Acte Collin. — Et par la transaction passée entre lesdites Dames d'Avenay et lesdits chanoines le 5 février 1720, devant Collin, notaire à Avenay, il est convenu : que les sieurs chanoines s'engagent, relativement au premier chef de ladite sentence, de célébrer comme y est dit le service divin toutes et quantes ibis, tous les joui*s de grand double, de prem ère et seconde classe, soit qu'ils fussent du bréviaire romain ou bénédictin et autres usages de ladite abbaye, et même ceux qui pourroient estre établis par la suite soit par la sainte Eglise, ou par ledit ordre de Saint-Benoît : desquels usages tableau sera dressé et placé dans la sacristie de ladite abbaye, le tout sans pouvoir en être aucunement exemptés sous quelque prétexte que ce puisse être, tels qu'absence, indisposition, etc., ni sans que madite dame abbesse doive aucunement entrer dans la connoissance de Ieui*s jours ou semaines.

A l'égard du chef de la sentence qu'aucun chanoine ne pourra s'absenter plus de sept jours sans permission ; les parties sont demeurées d'accord de s'en tenir à la transaction de l'année 1624. Convenus '^^

APPENDICE â77

que lesdits chanoines viendront en surplis, habit décent, etc., à l'église de l'abbaye tous les jours notaux, et les dimanches depuis Pasques jusqu'à la Toussaint. Pour fe reste de la sentence consentent les chanoines qu'elle soit observée en sa forme et teneur, sans que les adoucissements que pourra accorder Madame Tabbesse puissent devenir titres contre elle pour l'avenir.

Lesdites dames ayant désiré avoir une expédition collationnée du titre d'Albéric, archev. de Reims, daté de 1214, les s" chanoines ont déclaré ledit titre n'être point entre leurs mains, mais entre celle du s*" Vincent, curé et chanoine, absent : ladite transaction passée en la salle du grand parloir de mesdites Dames. A laquelle transaction étaient présents M. Bertin du Rocheret, président de l'élection d'Espemay et M* Claude Stapart, avocat en parlement et bailly d'Avenay, conseiller choisi par Mesdames.

Ainsi signé :

S' Marguerite-Françoise de Bouflers, abbesse; S*" Charlotte de BouFLERS, coadjutrice ; J. Robert, Fetizon, G. Rousse, Bigot, chanoines'; Stapart, Bertin du Rocheret,^Choblet, Berraut et COLLiN, notaire ; quant au sieur Lasnier a déclaré ne pouvoir signer la présente transaction. Controllé à Avenay, le 14 février 1720. Signé : Ch. Drouet-Moriset.

extraits des registres des baptêmes, mariages et sépultures

de la paroisse d'avenay.

On croit généralement que les registres de Tétat-civil confiés aux soins du clergé étaient, avant la Révolution, fort mal et fort inexactement tenus. Il n'en est rien pourtant, car FEtat s'était réservé le droit de surveillance et, comme aujourd'hui, un double de chaque année devait être déposé au greffe de LEleclion. Les registres conservés de la communauté d'Avenay sont en ordre parfait. Parmi ceux qui sont arrivés jusqu'à nous, nous n'en trouvons guère qu'un seul qui ait subi les outrages du temps ou hncurie des dépositaires. Ce registre, relié comme tous les autres, depuis moins de cinquante ans, porte au dos cette étiquette :

COMMUNE d'avenay

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