‹ Histoire de l'Abbaye d'Avenay (volume 2)Chapitre 84 sur 100 · Question && la tra^lation a reihs de l'abbate · texte numérisé non relu

Question && la tra^lation a reihs de l'abbate

d'avbnay.

Cejourd'hui samedi 18 octobre 1755, fin de la messe de la paroisse, assemblée a été tenue pardevant nous Jean Arnoult, maire en la justice d'Avenay, élection d'Epernay, au Heu ordinaire et accoutumé, après avoir été convoquée au son de la cloche, en la manière ordinaire, à la requête de Hector Richard et Jean Vallet, procureurs syndics des habitans. En présence de M* Etienne Choblet, procureur fiscal en ladite justice, et à laquelle assemblée sont comparus :

M* Louis Berrant, notaire royal, Pierre Gastin, Didier Dusançay, Claude Siméon, Antoine Cuiret, Jean-Joseph Lecœur, Lienard Courteaux, Nicolas Malot, Claude-Estienne Dupuy, Claude Arnoult, Jean Picard, Pierre Bonnaire, Jean Petit, Claude Dalizon, Philippe Leiqpet, Jean Charlet, Nicolas Galland, Charle Raguin, Pierre Mareignier, Pierre Martin, Jean Duplessis, François Antoine, Jean Martin, Louis Utasse, Pierre Demaire, Charles Utasse, Henri Remion, Nicolas Jobin, Jean-Baptiste Masson, Char'es Mayeux, Pierre Yvernel, Jean Cuillier, Henry Blanchard, Pierre Rabajoye, Henry Bernard, Charles Chéart, Nicolas Forteinps, Jean-Louis Cartier, Trezain Valiet, François Collin, Jean CoUin, Pierre Barthélémy, Jacque Dieu, Jean- Jacques Merlin, Nicolas Piquet, Louis Renault, Pierre Grenon, François Gosmé, Antoine Courty, Claude Berthelin, François Le Pointe, Claude Hulot, la veuve du sieur Jean-Baptiste Merlin, et antres faisant la plus grande et saine partie desdits habltans : Ensemble : Messire Noel-Henry-Gaston Corvisart, ecuyer, seigneur de Fleury, Dame Anne de Rémont, veuve de Messire Jacques Corvisart, ecuyer, seigneur de Woirigny, bourgeois résidant à Avenay : Maistre Henry Luyer, prestre curé chanoine d'Avenay : sieurs Jacques Berlin de k Goupillière; Edmond Yvernel d'Etrepigny, boirgeois de Châalons, y demeurant, et Maître Charles Sarot, ancien procureur au bailliaige d'Epernay, bourgeois forains.

Auxquels lesdits syndicqs ont représenté qu'en raison de l'incendie arrivé la nuit du 31 aoust au 1*' septembre de l'année dernière 1754, qui a réduit en cendre partie du monastère et la maison abbatiale de Saint-Pierre de ce lieu, endommagé considérablement l'église dudit monastère, l'autel du chœur, la charpente et couverture, etc. Madame

l'abbesse, les Dames religieuses et Messieurs les chanoines seroient, suivant le bruit public, sur le point d'être transférés en la ville de Reims : Que cette translation ne peut que causer un dommage très considérable en ce bourg, en raison de Tabondance des vivres et denrées que cette maison attire, et du commerce qu'elle y procure : Que d'un autre côté cette trausiation les priveroit de différents droits que lesdits habitans exercent et ont droit d'exercer à savoir : Que lesdits chanoines, dès le temps de leur institution, sont à tour de rôle curés de la paroisse, et en cette qualité tenus de déservir et faire l'office en réglise paroissiale : qu'ils jouissent seuls a ce titre des dixmes tant en grain qu'en vin récolté audit terroir : Que tous les premiers jeudis de chaque mois, il se fait une procession du Très-Saint Sacrement de ladite paroisse en l'église abbatiale, où ils sont tenus d'assister : Que chaque premier dimanche de chaque mois, il y a procession de ladite paroisse en ladite église de l'abbaye, ainsi que chaque jour de feste de la Sainte-Vierge,- et les jours de saint Trezain, patron dudit lieu, pour renfermer la chasçe de ce saint qui y réside, et qui pourroit aussi être transférée, ce qui priveroit les peuples du lieu et des environs des grâces qui leur ont été accordées à sa prière et recommandation par les diflérents miracles opérés en leur faveur : Que dans le temps de TAvent et de Carême il y a prédication où les fidèles peuvent assister ; qu'il est d'us.ige que le Dimanche des Rameaux, Vendredi-Saint et jour de Pâque, il y a aussi sermon pour l'instrqction desdits habitans : que le Jeudi-Saint il y a la cérémonie du lavement des pieds a treize pauvres enfants dudit lieu, auxquels il est dû rétribution : Que les pauvres trouvent une ressource considérable dans cette maison par Tabondance des charités qu'elle leur fournit journellement : Qu'en outre il y a une maison (ou hôpital) où ^plusieurs pauvres sont logés et nourris par cette abbaye : Que cfe lieu d'Avenay a toujours été regardé comme un des forts bourgs des environs, tant à cause du décorum qui s'y rencontre, qu'en raison de son exposition, de la bonté de ses vins, auquel lieu l'abbaye donne un lustre et dont elle soutient la renommée : Que cette translation opérée, ce lieu se trouvera comAie désert, que ses habitants privés des avantages dont ils jouissoient, ses familles sans éducation tant pour la religion qu'autrement, et qu'ils se verront hors d'état de satisfaire aux charges ordinaires et extraordinaires auxquelles ils sont tenus ;

Qu'en conséquence lesdits syndicqs nous requièrent de prendre l'avis de tous les habitans, bourgeois et forains sur le parti à prendre en cette circonstance : la matière mise en délibération, lesdits habitans, forains et bourgeois ont d'une voix unanime été d'avis qu'il est de la dernière conséquence pour la conservation de leurs droits, de leurs biens et de l'éducation de leurs familles de supplier très profondément 8a Majesté île. vouloir bien laisser subsister ladite maison au lieu d'A-

i08 ABBAYE D'aVENAY

veiiay, et de ne iii point transférer ailleurs. Et dans le cas où Sa M)ijesté y feroit difnculté, vouloir bien nu moins hisser subsister ttidit lieu les chanoines que leurs fonctions y attachent : à l'effet de quoi ont donné pouvoir auxdits syndicqs de présenter à Sadite Majesté leur très-humble remontrance pour leur conserver, à eux et à leur postérité, les droits et prérogatives dont ils sont en possession depuis tant de siècles. Et auxdits syndicqs accordé d'en faire les frais, lesquels ils pourront employer dans les comptes qu'ils ont à rendre auxdits hahitans, qui leur seront alloués sur les mémoires et quittances qu'ils re présenteront à ce sujet ; et ont signé les présentes avec lesdits syndics, le procureur fiscal et notre greffier avec nous, sauf aux parties, qui de ce interpellé, ont déclaré ne savoir écrire ni signer.

Ainsi signé : Amoult, Hector Richard, Jean Vallet, Luyer, curé, P. Loupet, J. Charlet, Hulot, Nicolas Fortemps, chirurgien, Baptiste Masson, Trezain Vallet, N. Piquet. J.-L. Cartier,, P. Berthelemy, Serrant, Merlin-Sarot, Sarot, Sarot-Merlin, De Fleury, De Fontenau, Choblet, P. Yvernel, J.-Joseph Lecœur, YverncI, Nicolas Malot, Nicolas Galland, H. Blanchard, Henry Bernard, Guimbert, De Remont de Voirigny, Jean Cuillier, G. Merlin, Dupuis, garde des bois du Roy, De la Goupillière, P. Demaire, François Lepointe, CoUin, J. Collin, Amoult et Sarot.

Ceux qui regardent rinstruction primaire comme une conquête de nos jours seront peut-être surpris de voir, cinquante ans avant la Révolution, un village comme Mutigny, composé de moins de 80 habitants, mettre an concours la place de maître d'école. La pièce est curieuse, et nous parait bonne à conserver.

16 avril 1159. — Concours pour la place de maître d'école

à Mutigny.

Gejourd'huy, lundy seizième avril mil sept cent cinquante neuf, seconde feste de Pasque.

Les habitants en communauté de Mutigny, assemblés au son de la cloche et de la manière ordinaire, par devant les notaires du Roy an baillage d'Epernay, résidant Avenay, soussignés, qui se sont transportés à cet efiet audit Mutigny au lieu ordinaire et accoutumé tenir les assemblées audit lieu, ou estant sont comparus :

M' Monoury, prestre curé de laditte paroisse

Pierre Drouin, François Devigne l'aisné, Pierre Chailliot, Jacque Piéton, François Bonny, Laurent Mercier, Jean^François Pagnier et

APPKfDICE 409

Philippe Genêt, faisant et composant tons les habitants dudit lieu. Et Jean Fuselier, leur syndicq, leur a représenté qu'il est nécessaire de délibérer sur le choix qu'il conviant faire pour avoir un clerc et maistre d'escolle pour résider sur lieu, aflin de procurer aux enfants de laditte paroisse les instructions dont ils ont manqué jusqu'à présent, en exécution des ordres de Monseigneur l'intendant, qui a eu la bonté de leur accorder la permission de faire construire une maison pour le logement d'icelluy, dont la construciion commence actueUement et doit êstre parachevée dans le courant de l'esté prochain : et après que lesdits habitants ont dit avoir examiné la matière, et qu'ils ont fait le concours, ainsy qu'il est de coutume en pareil cas, ce qu'il leur est apparu des bonne vie, mœurs, religion catolicque, aspostolicque et romaine, et de la science suffisante et capacité de la personne de Pierre Yvernel ; iceluy Yvernel a esté reçeu et admis du consentement dudit sieur Monourie, curé, à laditte commission de clerc et maistre d'escolle, qu'il a déjà fait l'exercice et fonctions dès le premier janvier dernier dans laditte paroisse et communauté : à la charge par luy d'obtenir, sy fait n'est, les lettres nécessaires de Monsieur î'Escolatre du diocèse de Reims, duquel laditte paroisse de Mutigny despand : plus à la charge que ledit Yvernel sera tenu de venir demeurer dans la maison que l'on battit pour les escolles publiques, et en attandant qu'elle soit achevée, il luy sera délivré une chambre chez un desdits habitants pour y demeurer et y tenir les escolles deux fois par jour, scavoir deux heures le matin et deux heures après niidy, lesquelles escolles seront tenu jusqu'à Pâque. Et à l'égard des autres années, elles commenceront aussy tost après les vendanges, pour finir à Pasque suivant : — plus sera obligé de chanter les grande messe, vespres et autres offices suivant et ainsy qu'il est de coutume et d'accompagner mondit sieur le curé dans l'administration des sacrements, d'instruire et aprendre le catéchisme aux enfans : pour ce il tiendra assemblée dans l'escolle tous les dimanches et festes de l'année depuis douze heures jusqu'à une après midy : de faire la lectvire des ordres qui seront envoyés par Monseigneur l'intendant, ceux de M. son subdélégué et autres : d'ayder les collecteurs de laditte paroisse pour faire les recouvremens des sommes portées sur les rolles des tailles, capitation et autres impositions, et d'ayder aussy lesdits habitans dans leur affaire de communauté où il faudroit lire ou escrire : et pour l'indemnité de tous ce que dessus, qu'il aura et jouira de laditte maison, gratuitement pendant la durée des présentes et que ses gages et apointements seront de cent livres par an, à laquelle somme il a été convenu entre lesdits habitans et luy, le tout sous le bon plaisir de mondit seigneur l'Intendant : pour la perception de laquelle somme de cent livres par chacun an il sera présenté requéste à mondit seigneur l'Intendant pour le suplièr très humblement de leur part de

410 ABBAYE DAl^NAY

vouloir bien ordonner que laditte somme soit payée audit Yvemel, par chacun an, par M. le receveur des bois et domaine de Champagne sur les deniers qu'il a en mains provenant de la vente des bois de laditte communauté; tout ainsy que sa grandeur a eu la bonté de Tordonner, pour les gages de celny qui a fait jusqu'au dit jour premi^ janvier dernier la seule fonction de chantre audit lieu ; a quoy faire les habitans ont obligé lesdits revenus, et ledit Yvernel ses biens présens et avenir. Ce qui fut fait et rédigé par nous notaires soussignés au lieu cy devant marqué lesdits jour, mois et an que dessus. Et ont lesdits habitans signé avec ledit sieur curé et notaires.

Signé : Fusellier, sindic, Laurent Mercier, Jacque Piéton, François Boni, François Devlge, Pierre Drouin, Pierre Chaillot, Manoorj, curé, P. Yvernel, Sarot, Arnoult.

27 mars il 59, — Chapelle SaintrRoch,

Pardevant les notaires du Roy au baillage d'Epemay^ résidant à Avenay, soussigné, fut présent sieur Jacque Merlin.

L'an mil sept cens cinquante-neuf, le vingt-sept mars, environ deox heures de relevée.

En présence des notaires au baillage d'Epernay, résidant à Avenay, soussignés, a defTaut de notaire apostolicque, M. Antoine Guillaume Hillet, prestre chanoine de Saint-Simphorien de Reims (l),idem. pounru en cour de Rome de la chapelle de Saint-Roch de l'abbaye royale Saint Pierre dudit Avenay, diocèse dudit Reims, sur la résignation qu'a faite en sa faveur Monsieur Nicolas Warnet, prestre chanoine, dernier possesseur d'icelle, suivant la promission apostolique qui Iny a esté accordée par Nostre Saint Père le Pape, le quatorze décembre dernier, duement signée et vérifiée ; sur laquelle Monseigneur l'Archevesque dudit de Reims a fait expédier et délivrer audit sieur Hillet des lettres de visa en datte du treize janvier aussi dernier, le tout duement signé de M. Lobreau, secrétaire, en vertu de ladite aigna- ' ture de promission que desdittes lettres de visa a esté vue par noua notaire soussigné, en présence de haute et puissante Dame Madame Charlotte-Julie de Bouffiers, Dame et abbesse de laditte abbaye royale Saint-Pierre d'Avenay, et de plusieurs Dames religieuses de laditte abbaye, et la possession corporelle, réelle et actuelle de laditte chapelle de Saint-Roch et de ses droits, appartenants et despendants par la libre lettre d'icelle, pris de l'eau bénite, prière à Dieu faite devant l'autel de laditte chapelle ; exibition et lecture faite desdites sigiiatures, lettres de visa et mandement a gérance rendu audit sieur Hillet : Et par les autres cérémonies et formalités requises

(1) M. l'abbé Hillet, pourvu de la chapelle Saint-Roch, est le principal auteur de ces petits Almanachs historiques delà ville de Beims^ aujourd'hui si recherchés des curieux.

APPENDIQE 411

4t -Meoiitumées à laquelle prise de possession lue et publiée à haute et intelligible voix par Arnoult, Tun desdits notaires soussigné, l'autre présent, personne ne s'est opposé

Dont aete requis et octroyé en laditte chapelle, lesdits jour et an que dessus. Et a ledit sieur Hillet signé avec M. Labre, assermenté, «t nous, notaire.

Bigné en la minute : De Boufilers, abbesse ; Hillet, chanoine ; Xiarbre, elerc; Sarot, avec paraphe ; Arnoult, avec paraphe.

17 novembre 1161. — Madame Magdeleine d'Aubigny (p. 323).

Pardevant les notaires du Roy -au baillage d'Epemay, résidans à Avenay. soussignés.

Put présente Damoiselle Madelaine d'Aubigny, fille majeure, jouissante de ses droits, demeurant actuellement à l'abbaye d'Avenay.

Laquelle nous a déclaré que voulant pourvoir ^ ses affaires tempoteies, avant de prendre des engagemens dans Testât de religieuse, elle ■a de son plain gré et par pure bonne volonté, par donnation entre vife et en la meilleure forme et manière que donnation puisse être; dooné, oeddé, quitté et transporté à Damoiselle Albertine d'Arze. fille. majeure demeurant-en laditte abbaye, a ce présente et acceptante,

Un contrat de cinquante livres de rente au prio'^jpal denier, livré «UT Nicolas Perardel, laboureur, demeurant à l'Epine, au diocèse de .Chaalons, en Champagne, et Jeanne Boulé, sa femme; ledit contrat -passé devant Petit et Ver nier, notaires royaux à laditte ville de Chaalons, le dix-sept mars mil sept cens cinquante-huit, contrôlé audit Chaalons le mesme jour par Descarière.

£t encore un autre contrat de trente livres de rentes au principal de six cents livres, dus par Jean-Louis Jeannet et Louise du Mangin ^m femme, demeurant à Condé-sur-Marne, lequel contrat de constitution a esté aussy passé par lesdits M" Vernier et son confrère, notaires audit Chaalons le vingt mars de laditte année mil sept cens cinquante-rhuit et controllé en cette ville le vingt-trois dudit mois -au profit de laditte Damoiselle Madelaine d'Aubigny.

Les expéditions desquelles icelle Damoiselle d'Aubigny a présentement mis es mains de laditte Damoiselle d'Arze qui l'en quitte et desoharge par ses présentes, comme aussy laditte Damoiselle d'Aubigny par les mesmes considérations que cy-devant a pareillement (donné, ceddé et transporté à laditte Damoiselle d'Arze, ce acceptante aussy comme dessus les. arrérages desdittes rentes dus et eschus jus- .qu'à eejour, ensemble les loyaux, cousts et frais, si aucuns estoient dus, à l'effet de quoy elle s'est démise, dessaisie desdittes deux partyes de jente es mains de laditte Damoiselle d'Arze, voulant et consentant qu'elle en soit saisie et mise en bonne et due possession en vertu des

préseules. Promettant sous Tobligation de ses biens la faire jouir et girantir d'icelles partyes de rente et des principaux cy-dessus. Et pour faire insinuer ces présentes ou besoin sera, lesdittes partyes ont fait et constitué leur procureur général et spécial le porteur des présentes auquel ils donnent pouvoir de ce faire.

Ce qui fut fait et passé au parloir de la salle de laditte abbaye par devant lesdits notaires du Roy soussignés, Tan mil sept cent soixanteun, le dix-sept novembre après-midy. Et ont lesdittes partyes signé avec nous notaires, lecture faite, averti du contrôle.

Signé : d'Aubigny, d'Arze, Berrant, avec paraphe, Amoult, avee paraphe.

Avenay, 8 février 1161. — Location d» la sonnerie des clocheê de

Véglise paroissiale.

Pardevant les notaires du Roy au baillage d'Epemay, résidance d'Avenay, soussigné. Cejourd'huy dimanche, huit février mil sept cent soixante-un, les paroissiens et fabriciens de la paroisse Saint-Trézain d'Avenay, assemblés en la manière ordinaire, à la réquisition de Christophe Martin et Hector Richard, marguilliers de laditte fabrique, en présence de M* Joseph Vavasseur, prestre curé de laditte église et de son consentement, les cloches de laditte paroisse ont été publiées k loyer, pour le tems de six ou neuf années, au choix desdits fabriciens, sous condition à ceux qui se rendront adjudicataires, d'entretenir les cordes desdittes cloches, pour ce qui est des longes, en bon et suffisant estât, et de les rendre telles fin du bail; de graisser lesdittes cloches autant de fois qu'il sera nécessaire afin de les rendre plus faciles à sonner, et pour éviter qu'il n'y arrive aucun inconvénient : de sonner tous les dimanches ... les services qui se font dans laditte paroisse, comme les matines, messe, vespres et bénédictions ainsy qu'il est coutume, à commencer par les premier et dernier coup avec distinction de sonnerie : les veilles des grandes festes, les midy et les vespres comme au jour des dimanches; de sonner les soir et les matins les lesses dans les services des confréries : de balleyer et nettoyer deux fois l'année laditte église dansHous les endroits d'icelle; de sonner les timbres, les messes du jeu'dy, le samedy-saint et veille de Pentecoste, et de sonner aussy pendant le cours des nuits telle qu'il est d'usage tant au commencement que jusqu'à la fin d'icelle, k peine de dommages intérêts desdits fabriciens ; d'avoir attention de ne point souffrir de grande assemblée dans laditte église lors des sonnages aux baptesmes, ny des désordres lors d'iceux, aussy à peine des dommages intérêts, mesme d'amende,* dont ils seront civilement responsables des délinquants ; et à condition de rendre et payer es mains des marguil- 1ers en charge de laditte fabrique, annuellement le loyer qui sera

APPRNnicfi: 418

commencé : de ne recevoir ausilils baptcuics et enterrements, outre ny plus grand droits que ccluy qui se paye ordinairement, à peine d'estre contraint de rendre le trop perçeu et des domages intérêts des plaignants.

£t 80U8 ces conditions lesdittes cloches ont esté délivrées après plusieurs publications à Nicolas Jobin et Jean-Nicolas Trichet, vignerons audit Aventv, du consentement et de Taveu dudit sieur Vavasseur, curé, à la somme de quinze livres par chacun et aux conditions cy dessus, lesquels Jobin et Trichet, présens en personne, ont accepté laditte adjudication, et' ont promis ainsy qu'ils s'y obligent par ces présentes solidairement payer et satisfaire à toutes les conditions cy dessus sans division ny discussion faire, sous l'obligation de leurs biens présens et à venir, payer annuellement laditte somme de quinze livres es mains du marguillier cy chargé de laditte fabrique, dont la première année du présent produit en espèces, le deux février prochain : attendu Ique la présente adjudication commence de jour en continuant jusqu'à fin du présent bail : mesme payer ces présentes et de fournir une expédition à leurs frais aux fabriciens sans diminution des clauses cy dessus, renonçant à chose contraire. Ce qui fut fait et passé dans laditte église par devant lesdits notaires du Roy soussignés, lesdits jour, mois et an que dessus.

£t ont lesdits preneurs et partie desdits fabriciens signé avec lesdits marguillers, le partie desdits fabrissiens et ledit Jobin ont déclaré sur ce requis et interpellés ne scavoir escrire ny signé, lecture faicte averti du controlle.

Approuvé : Bon pour Jean-Nicolas Trichet. Signé : Jean Trichet.

Ont signé en la minute : Christophe Martin, Guimbert, Choblet, L. Richard, Arnoult, Trézain Vallet, Estienne Lormisset, Arnoult.

Page 1