‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 108 sur 264 · Cartulaire, p. 883 (12 mai · texte numérisé non relu

Cartulaire, p. 883 (12 mai

4. Les détails qui suivent sont tirés de la Chronique des Abbesses (Cartulaire, pp. 927-929), des Manuels des boursières, extraits publiés dans le Cartulaire, pp. 929-933, et de divers comptes qui existent encore aux Archives.

5. V. le Dictionnaire d'architecture de M. Viollet-le-Duc, t- i, pp. 265-272.

les écuries, les granges, la forge, l’atelier de charronnage, les greniers, et enfin la brasserie, qui elle seule coûta plus de deux mille livres parisis.

Au dehors, la plupart des fermes se trouvaient dans un état de vétusté et de délabrement qui appelait une reconstruction. Jeanne y pourvut après avoir fait rebâtir, de 1522 à 1526, le refuge de Douai.

L’abbaye ne possédait que des eaux marécageuses, véritable foyer d’infection à certains temps de l’année. Jeanne acheta des seigneurs de Raches et de Belleforière le droit de disposer des eaux vives et pures de l’Escrébieu et du Boulenrieu, et de les déverser au moyen d’un canal de plus d’une lieue dans les fossés qui entouraient et entrecoupaient l’enclos de son monastère L

Cette amélioration considérable fit penser à une autre. Depuis la réforme de 1506, il fallait une grande quantité de poisson, l’usage de la viande étant restreint à soixante-dix jours environ pour l’année entière : d’un autre côté, les communications trop difficiles ne permettaient pas de s’approvisionner au dehors, et la question alimentaire pour les jours maigres demeurait un problème à résoudre, si l’on voulait maintenir l’abstinence.

Un terrain vague, situé devant la porte de l’abbaye et nommé la place de Montreuil, parut propre à l’établissement d’un vivier. Ce terrain, d’une contenance de cinq bonniers environ, fut cédé par le roi d’Espagne, moyennant un cens modique. De leur côté, les habitants de Flines, convoqués en assemblée générale un dimanche après la grand’messe, consentirent à l’abandon de leurs droits d’usage : comme compensation, Jeanne de Boubais leur fit remise d’une rente annuelle, donna les chênes pris dans les bois de l’abbaye pour la restauration de l’église paroissiale dévastée par le feu, ajouta une somme de cent livres à ces premières libéralités, et de plus, s’engagea pour toujours à entretenir le fossé qui longe extérieurement le marais des Six-Villes 1 2.

A leur tour, les habitants de Raches obtinrent un beau pont en grès que l’abbesse de Flines fit bâtir, à titre de libéralité

1. Cartulaire , pp. 885 (1er octobre 1515), 889 (30 octobre 1520) et 890 (16 février 1521).

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