Ibid., p
pure et simple, sur la demande de Messieurs de la Cour des Comptes. C’est ainsi que les ressources des monastères étaient souvent employées à des travaux d’utilité publique.
Malgré les sommes considérables qu’absorbèrent ces entreprises, l’esprit d’ordre et d’économie amenait encore un excédent de ressources. Jeanne de Boubais acquit de Charles de Lalaing la seigneurie de Paricke, non loin d’Audenarde, le moulin d’Elst et vingt-deux bonniers de terre situés à Hoorebeke-Sainte-Marie b L’abbaye conserva quelque temps ces domaines, mais sous l’administration suivante, le vendeur profita de la clause qui lui permettait de les récupérer en restituant les 10.250 florins reçus comme prix de la vente.
Sous cette prélature à tous les points de vue si féconde, l’art ne fut point oublié.
A cette époque, Douai possédait un grand peintre, Jean Bellegambe, le maître clés couleurs , dont la gloire, obscurcie dès le XVIIe siècle, oubliée, pour ainsi dire, depuis, s’est révélée splendidement par les œuvres de premier ordre que de récentes découvertes lui ont restituées, à savoir, le retable d’Anchin et le tableau de l’immaculée Conception au musée de Douai ’1 2.
Bellegambe dut travailler beaucoup pour l’abbaye de Flines. Il en était en quelque sorte le peintre en titre : on le voit, fidèle aux habitudes un peu désordonnées des artistes, escompter à la fois le présent et l’avenir, et recevoir des avances, non