CHAPITRE XXVII
PREMIÈRES DÉMARCHES POUR RÉTABLIR LE MONASTÈRE. — VOTE DU CONSEIL MUNICIPAL DE DOUAI. — ACHAT DE L’ANCIEN REFUGE DE SAINT-VAAST. — RÉUNION DES RELIGIEUSES. — DAME JULIE DE COMBREMONT PRIEURE. — SA MORT.
Le retour des Bourbons, en 1814, inaugura un ordre de choses nouveau, et permit enfin à la France de respirer après les sanglantes orgies de la Révolution, après les luttes gigantesques de l’Empire, qui épuisaient le pays pendant qu’un régime de compression violente le privait à l’intérieur de toute liberté.
C’est alors que madame de Combremont conçut le projet de réunir les débris de la communauté de Flines et de reconstituer le monastère.
L’abbesse, Sabine du Cliastel de la Howardries, était morte depuis 1807. La prieure, Ursule Masquelier, retirée à Courtrai, entretenait une correspondance avec les Dames Joye, qui lui firent part des desseins de leur consœur, mais son grand âge et son état de santé l’empêchèrent d’y prendre une part active. Elle mourut le 2 avril 1815, âgée de 77 ans.
Par la force des choses, madame de Combremont se trouva donc à la tète du mouvement qu’elle avait provoqué. Les Dames Joye, ses premières confidentes, entrèrent dans ses vues avec empressement. Une femme du monde, que ses relations mettaient à même d’aider puissamment la marche de l’affaire, lui apporta un concours des plus dévoués. Madame la comtesse de Clermont-Tonnerre, cherchant une retraite après la mort de son mari, alla prendre un appartement chez la restauratrice future du monastère de Flines. Une liaison étroite se forma
Planche XI
JULIE LE THUEUR DE COMBREMONT