‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 225 sur 264 · Cartulaire , pp · texte numérisé non relu

Cartulaire , pp

8. - GERTRUDE DE LA THIEULOIE (i3og-i323) est mentionnée pour la première fois sous la date du 25 décembre i3og L Elle poussa très activement les travaux non encore achevés du monastère : elle bâtit le dortoir et le réfectoire. Elle fit écrire le plus ancien Cartulaire de l’abbave 1 2. Gertrude n’était plus en charge dès le mois de juillet 1 323 3. Elle vécut encore plusieurs années cependant, mais par un exemple d’humilité qui n’est, point rare dans les annales de Flines, elle se démit de sa charge et voulut se préparer dans la retraite à paraître devant Dieu. Elle fut inhumée vers le grand portail de l’église, sous l’horloge, avec cette épitaphe :

Chy-gist medame Giertrus de le Thieuloye, jadis abbesse de l’église de ehéens, ky trespassa l'an de grâce mil trois cent vingt-noeuf, le 31 octobre en le nuict. . .

9. - GILLES DE LALAING (i323-i356) était fille de Nicolas de Lalaing, l’un des bienfaiteurs de Flines 4, qui accompagna saint Louis à la croisade, en 1270, et qui fut cinq ans plus tard guéri au tombeau du saint roi d’une sorte de marasme qui le consumait et qui le menaçait d’une mort prochaine 5. Gilles eut le bonheur de terminer le plus souvent à l’amiable et pour le bien de son monastère plusieurs contestations avec l’évêque de Cambrai pour les biens de Saulzoir et de Cattenières, avec Marie d’Aubry, Gérard d’Aubry et Gilles Brouche, avec le châtelain de Raches, avec Jean de Mortagne, seigneur de Landas et de Bouvignies, et ber de Flandre 6. Ce dernier lui accorda en 1 33 1 l’exemption des tailles pour les possessions de F abbaye situées sur ses domaines à Flines et à Coutiches, et lui fit encore depuis diverses concessions 7. La Chronique des abbesses dit que Gilles de Lalaing « gouverna et conduisit ladite église moult honnourablement, en faisant plusieurs biens..., et trespassa en dignité abbatial l'an LVI, le jour saint Julien», c’està-dire le 27 janvier. Elle fut inhumée dans le cloître qu’elle avait fait bâtir.

Une épitaphe française, publiée par Saint-Génois, assigne faussement comme date de sa mort le 26 septembre 1 356. Nous verrons par plus d’un exemple qu’il ne faut pas accorder une confiance absolue à ces inscriptions funéraires qui, pour la plupart, ont été

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