‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 227 sur 264 · Cartulaire, p · texte numérisé non relu

Cartulaire, p

5. Ibid., pp. 508, 525, 533, 548, 627, 628, 633, etc. ; 628, 629, etc.; 630, 631.

conséquent en la faisant mourir la nuit de la Saint-André, en cette même année i363, à moins, ce qui est possible, qu’elle n’ait résigné la charge de son vivant. C’est à tort aussi que le texte de son épitaphe, tel qu’il a été publié par Saint-Génois, lui donne le nom de Jeanne. Il est prouvé par les actes du temps qu’elle s’appelait Catherine nom que la Chronique et tous les auteurs lui ont conservé. Voici l’épitaphe qui, au XVIIe siècle, se lisait sur sa tombe:

Chy-gist dame Jelrenne de Courtray, abbesse de Flines, qui trespassa l’an 1363, le Priés pour s’ame.

13. — GILLES DE LALAING, deuxième du nom ( 1 363- 1 388), imita les vertus de la première. Elle acquit à Douai, dans la rue qui va de Saint-Pierre au rivage, une maison qu’elle destinait à servir de refuge, attendu l’exiguité du local qui, jusqu’alors, avait eu cette destination L Ce changement resta à l’état de simple projet. Gilles eut à soutenir plusieurs contestations avec les gens du comte de Flandre pour les droits de son église, et elle eut le bonheur de sortir victorieuse de toutes ces affaires. Une difficulté avec l’abbaye d’Anchin, pour droits seigneuriaux à Templeuve, fut réglée par des arbitres.

Gilles de Lalaing mourut le 1 6 mars 1 388. Pour témoigner leur reconnaissance envers cette abbesse, qui avait gouverné leur maison avec le plus grand zèle et qui l’avait enrichie de bienfaits, les Dames de Flines décidèrent, avec le consentement de l’abbé de Clairvaux, que son anniversaire serait célébré solennellement chaque année L Elle fut inhumée dans l’église, devant l’autel de saint Jérôme, avec cette épitaphe :

Chy-gist dame Gilles de Lalain :

Fut nomée saige, courtoise et très-bien née.

Abbesse fut xxim ans Céans l’Eglise gouvernant.

Belle et dévote fut sa fin,

L’an mille trois cent quatre-vingt,

Droict en mars dix-septiesme journée.

Il y a ici une double erreur, car il est certain que notre abbesse ne mourut pas en i38o, ce qui serait en contradiction avec la durée de vingt-quatre ans assignée à sa prélature : cela est démenti du reste par des documents positifs. Il est certain aussi qu’elle ne mourut pas le 17 mars, mais le 16 On peut se convaincre une fois de plus qu’il ne faut pas se fier aux épitaphes de Saint-Génois, soit

] . Cartulciire, pp. 642 (15 et 27 juillet, 3 septembre 1368) ; 651, 653 ; 661, 663; 704, 925; 703.

2. Ibid.., pp. 676 (20 août 1384), 678 (février 1385); 704; 693; 695; 696.

que Iui-mème ou Jean d’Assignies, son auteur, les ait mal lues, soit que, par suite de retouches, elles contiennent des erreurs.

14. — MARIE D’OISY ( 1 388- 1 3g i ), occupait le siège abbatial quand, au mois d’avril 1 388, Étienne, abbé de Glairvaux, vint faire à Flines la visite régulière. Sous elle, l’abbaye eut à souffrir des prétentions du seigneur de Raches, appuyées par la violence, et des exactions de plusieurs autres b Elle mourut, d’après la Chronique des abbesses, le 4 avril 1 3g i , et fut inhumée au chapitre. Son épitaphe, publiée par Saint-Génois, est évidemment fautive, puisqu’elle la fait mourir en 1 384, c’est-à-dire à une époque où elle n’était même pas encore abbesse. En voici le texte :

Cby-gist dame Marie d'Oisy, qui fut abbesse de l’abbaye de céans, qui

trespassa l’an mille trois cens quatre-vingt et quatre, le quatrième du

mois de Priés pour s’ame.

15. — MARIE MAQUETTE - (i3gi-i4i9), termina un différend au sujet des dîmes de Landas, où elle était partie avec le chapitre de Tournai contre le doyen de la même église et le curé du village. Etienne, abbé de Glairvaux, visita l’abbaye de Flines au mois de mai i3g2 1 2 3. En i3g5, Marie Maquette fit assignera Lille, en Chambre du Conseil, Yolande de Flandre, comtesse de Ear et dame de Casse!, pour une rente qui était due à son abbaye sur le tonlieu de Warneton, et qui n’était plus payée depuis longtemps. Un accord intervint l’année suivante avec Robert, duc de Bar 4, héritier de la princesse 3. En t4o3, procès à la gouvernance contre le seigneur d’Antoing et Mabaut de la Vigne, veuve du châtelain de Douai, qui réclamaient des droits pour la circulation sur la Scarpe des bateaux appartenant à l’abbaye. L’issue du procès fut favorable à cette dernière. Pendant plusieurs années, on eut beaucoup à souffrir du pillage et des exactions des soldats, et de la disette occasionnée par la guerre. En 1 4 1 7, Marie Maquette accorde à l’abbé des Dunes et à Chrétien Moysin, chanoine de Saint-Donat de Bruges, une exemption partielle et temporaire de la dîme sur des polders qu’ils voulaient reconquérir sur les eaux de la mer 5.

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