‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 232 sur 264 · Chronique des abbesses, p · texte numérisé non relu

Chronique des abbesses, p

3. Épitaphe citée dans le texte. Il existe dans la collection de M. Thomassin un portrait de notre abbesse au bas duquel on lit l'instruction suivante : Marie du Gardin , abbesse xiu ans de ceste église , morte le 12 mai 1494. Il est évident qu’à cette inscription relativement moderne il faut préférer l’autorité de la Chronique et surtout celle de l’épitaphe citée ci-dessus, qui paraît authentique, sauf une erreur de lecture. La concordance des dates fournit un nouvel argument en faveur de ces autorités.

4. Il faut lire quarto idus, car en 1496 l’Ascension tombait précisément ce jourlà, c'est-à-dire le 12 mai.

21. — JEANNE DE BOUBAIS (i5o7-i533), née à Cambrai d’une famille noble et ancienne Q fut élue par compromis le 3o novembre 1607. J’ai raconté longuement (pp. 1 54- 172), la vie et les œuvres de cette sainte abbesse, à qui l'abbaye de Flines lut redevable du solide esprit religieux qui est sa plus belle gloire et qui lui a mérité de survivre au naufrage presque général des institutions du passé. Elle mourut le 7 novembre t 534, après avoir résigné sa charge l’année précédente.

Outre la belle inscription latine rapportée ci-dessus (p. 1 7 1 ), on lisait sur sa tombe l’inscription suivante :

Cy-gît vénérable, vertueuse et noble dame, dame Jeanne de Boubais, xxie abbesse de Flines l'espace de xxiv ans, soubs laquelle la réformation de ce monastère fut introduilte et maintenue. Elle trespassa le viie jour de novembre 1534. Priez Dieu pour son ame.

22. — JACQUELINE DE LALAING (i533-i56i), était fille d’Artlius de Lalaing, seigneur de Bugnicourt, Hordain, Villers, Fressin, Auberchicourt, Brebières, etc., et de Jeanne de Habarcq, dame de Noyelle-Wion . Elle continua l’œuvre de restauration si bien commencée par Jeanne de Boubais, et l’abbaye, sous elle, s’éleva au plus haut degré de splendeur. J’ai raconté longuement cette prélature qui, avec la précédente, occupe un rang à part dans les annales de Flines 8. Elle mourut le 26 février 1 56 1 .

23. — PHILIPPINE DE TORCQ (i56i-i57i), eut à lutter d’abord contre la peste, qui décima ses religieuses, puis contre les périls et les angoisses de la guerre. Elle mourut au refuge de Douai, le 7 février 1571.

Voici son épitaphe :

Chy-gist noble et vertueuse dame madame Philippe de Torque, abbesse de céans par l’espace de dix ans, soubs laquelle la réformation a esté louablement, et trespassa le vu de febvrier l’an 1570. Priez Dieu pour son àme.

Son sceau est représenté ci-dessus, pi. IX, p. 208.

24. — GABRIELLE D’ESNE (1571-1609), installée le 1 4 octobre 1571, reçut la bénédiction abbatiale le 3o août 1673. Elle était nièce de Jacqueline de Lalaing, dont elle retraça les vertus et les brillantes qualités. Son frère, Michel d’Esne, est un des plus illustres évêques qui aient occupé le siège de Tournai.

Gabrielle d’Esne avait sa sépulture dans l’église, devant l’autel de saint Bernard. On y lisait cette épitaphe :

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