‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 244 sur 264 · Antiq. Fland,, p · texte numérisé non relu

Antiq. Fland,, p

10. — Le n° 5 de la planche X représente un personnage dont la tombe se trouvait au pant 1 des Dames, c’est-à-dire dans le cloître, et n’était accompagnée d’aucune inscription. Ce personnage inconnu pourrait bien être Guillaume de Juliers, prévôt d’Utrecbt et archevêque élu de Cologne, qui fut tué à la bataille de Mons-en-Pévèle, et, selon quelques auteurs, reçut clandestinement la sépulture à l'abbaye de Flines, en qualité de petit-fils de la comtesse Marguerite V. ci-dessus, p. 88, note 3.

11. — Dans la chapelle de saint André, non loin de la sépulture de Guillaume de Dampierre, se trouvait une tombe un peu moins haute, avec l’effigie d’un chevalier (pl. X, n° 6), et les deux inscriptions qui suivent, l’une en français, l'autre en latin :

Chy-gist messire Rogier de Montagne, jadis sire d’Espières, qui trespassa l'an mil deux cens septante-six 2, le premier d'avril.

Morte nimis celeri defecit vita Rogeri ,

Traditar hic cineri, Christe, velis misereri.

Militiœ spéculum fuit excellente vigore,

Mortaniœ titulum fama decorans et honore.

Qui regis astra poli, cui débita lalria soli,

Tartareœ moli defunctum subdere noli .

ILlius cineres monstrant quam Jluidœ res.

Mundo sola feres quoe pietate seres.

( Une fin trop prompte a tari la source des jours de Roger. De celui qui retombe en poussière, Christ, daignez avoir pitié. Par sa vaillance, il était le miroir des chevaliers, faisant resplendir d’un éclat glorieux le nom de Montagne. Fous qui gouvernez les astres du ciel, vous à qui toute adoration est due, épargnez au défunt les horreurs du Tartare. Les cendres que voici montrent le néant des choses . Le seul bien que Von conserve est celui dont la piété est le principe.)

12. — En la chapelle de sainte Anne était une haute sépulture, avec la statue d’un homme armé (pl. XI), portant cette inscription :

Chy dessoubz ceste lame gist noble home Simons, jadis sire de Lallaing, chevalier, qui trespassa en l'an de grâce Nostre-Seigneur Jésus-Christ mil IIP XXXIII, le jour de sainte Croix , au mois de may . Qu’en paradis soit mis son ame.

13. — La planche XII des Mémoriaux représente le bouclier de Baudouin de Constantinople, selon de Succa, celui de Gui de Dampierre, selon Durand et Martène. ( Voyage littéraire, t. n, p. 218.) Ce dernier sentiment est le plus probable.

Au-dessous de cette planche, dans l’original, est attaché un fragment du « fil tort d’argent doré » dont ce bouclier était recouvert.

Ici finissent les Mémoriaux d’Antoine de Succa.

14. — Les auteurs cités au commencement de cette note mentionnent encore parmi les sépultures anciennes celle d’une bienfaitrice,

1 . C’est un mot flamand employé par de Succa, qui sans doute ne se rappelait pas dans le moment l'expression française.

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