‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 246 sur 264 · Antiquitates Flandriæ, p · texte numérisé non relu

Antiquitates Flandriæ, p

Cy-dessous ffist le corps de noble et vertueuse damoiselle mademoiselle Jacqueline de Coupiqny, fille de messire Jean de Goupigny, vivant chevalier , Sr dud. lieu , //ers in, Belleforière en Bevry, Avions , Fouquière, Salau, Crèvecœur, etc., et de madame Jacqueline de Ronck, laquelle dame mourut en ceste abbaye de Flines le 22 de juillet i63o, eagée de 64 ans.

Priez Dieu pour son âme.

C'étaient surtout les parents des abbesses ou des religieuses qui obtenaient la faveur d'être inhumés soit dans l’église même du monastère, soit dans l'un de ses cloîtres.

Dans son testament du 18 décembre 1527, Pauline de Boubais, « femme à défunct Robert du Bois, escuier, » ordonne qu’après sa mort, elle soit « mise en un lincheux et portée en l’abbeye de l’Honneur-Nostre-Dame-lès-Flines, en compaignie de deux hommes d’église, » car c’est là qu’avec « l’ottroy de madame dudit lieu et de son convent, » elle a élu sépulture. « Et illecq, ajoute-t-elle, iaire ung beau service sur mon corps, assavoir tel que l’on flst pour mon mary, dont Dieu en aye l’ame ; et quant aux despens des chires, flambeaux, chandelles, blasons et aultres despenses, m’en attens à la discrétion de mes hoirs et exécuteurs de mon testament, sans ce que ledite abbeye en soit traveillée en quelque sorte. Le service iaict, ordonne mon corps estre porté au petit cloistre dudit Flines, devant l’huis de l’église, estre ensevely auprès mon mary, que Dieu absolve ; et pour satisfaire à nredame l’abesse et son convent pour leurs peines et labeurs, et ensemble grâce de sépulture et paiement de mon service, leur donne xxim livres de Flandres.

» Assavoir, pour le Pater , lx sols, et au diacre et soubs-diacre, cliascun xx sols de Flandres, et le reste des xxim livres laisse pour me devant dite dame et son convent, à leur utilité et proufflet. »

Dans un codicille du 3 novembre 1542, la testatrice, maintenant ses précédentes dispositions, charge sa fille Mariette de « fonder une messe chascune sepmaine à l’honneur de Dieu et de sainte Anne, en l’église et abye de Flines, perpétuellement, » et lui laisse cent florins de vingt patars chacun, « tant pour ladicte fondation que pour aultres dons salutaires ’. »

Un peu plus tard, c’est Bonne de Lalaing, soeur de l’abbesse Jacqueline et mère de Gabrielle d’Esne, qui élit sépulture dans l’église abbatiale de Flines, près de sa sœur, pour le cas où, à cause des troubles alors régnants, elle ne pourrait être inhumée à Hordain avec Adam d’Esne, son défunt époux. Elle laisse à l’abbesse sa fille, comme souvenir, une coupe d’argent pesant un marc 1 2.

Bonne de Lalaing fut effectivement inhumée à Flines, comme on le voit par le testament de Michel d’Esne, son fils, évêque de Tournai. Eu dictant ses dernières volontés, le 21 octobre 1605 3, ce prélat demande à être « ensépulturé en l’église de l’abbaye de l’Honneur- Nostre-Dame-lez-Flines, auprès de feue sa bonne mère, Bonne de La-

1. Archives de la ville de Douai, registre aux testaments (années 1540-1547), folio 129 recto. L’emprise du testament est du 18 janvier 1543.

2. Registre aux testaments, 1582-1584, folio 246 verso. Le testament est du 30 août 1583; l'emprise du 8 avril 1585.

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