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Chapellenie de Marguerite d’Arras

En 1329, Philippe de Valois, roi de France, autorisa l’acquisition d’une rente de vingt livres pour la dotation de ce bénéfice, et de cinq livres pour un anniversaire. (Cart., p. 553, et ci-dessus, pp. 77, 78).

Outre ces chapellenies, qui impliquaient, au moins pour la plupart, l’obligation d’une messe quotidienne, il y avait de nombreuses fondations de messes et d’anniversaires. J’en ai dit quelque chose ci-dessus, p. 94. Il serait trop long et sans intérêt d'énumérer une à une ces fondations, qu’au besoin il est facile de retrouver dans le Cartulaire. Je citerai seulement les noms des bienfaiteurs à qui on les devait.

Ce sont, au XIIIe siècle, Gilles de Lescaille, Nicolas de Laiaing, Marguerite Lepetit, Roger de Mortagne, Isabeau Delecourt, Jacques Pourciel, Ode Delporte, Hugues Potier et sa femme, et la plupart des fondateurs de chapellenies, qui voulurent avoir en même temps un anniversaire.

Au XIVe siècle, nous trouvons mentionnés dans YObituaire {Cart., pp. 409-445), où l’on enregistre toutes ces fondations h les noms d’Ydone de Hennin, Gérard de la Galluière, la dame de Thiant, Gilles de Marcoing, Alix de Bruges, Alix Pourette, d’Arras, maître Eustache de Houdaing, la demoiselle de Liéresies, chanoinesse de Mons, Jeanne de Douai, Béatrix de Tiéraisse, Margot Le Gantois, Jean d’Aubry, maître Jehan Toursevache, Jehan Pantin, Gilles de Mastaing, Wauthier de Lille, Alix de Bruges, Hugues de Bapaume, archidiacre d’Ostrevant, Marguerite d’Auberchicourt, Arnoul Delattre, varlet de la Garnoie, Willaume d’Arras et Marie Levaillant, sa femme, Wauthier Le Wette, Jean Rewit, Hellin d’Alennes, Colart Le Wette, Baudouin de Warneton, Jacques Taillant et Marie, sa soeur, Marie l'Ouvrière, la demoiselle de Namur, Jean Le Nain, Thomas de Recourt, Jacques de Biervliet, Jean d’Ennetières , Mahaut d’Arras, Sara d’Orchies, la dame de Fresne, la dame d’Auberchicourt, la dame du Sart, Alix de la Prayellc, Gilles de Lonc, Bertoud Buillon, la demoiselle de la Tour, la demoiselle de Fraisne, Jacques Galant, Mahaut de Croisilles, Marie de Villévêque, Marie Le Justiche et Nicaise, son mari, Baudouin de la Motte, maître Willaume de Sin et sa femme, Marote du Rivage, la demoiselle d’Enghien.

Au XIVe siècle encore, nous trouvons dans le Cartulaire, des fondations de Margot de Cantin, fille de Wauthier Le Gantois, Béatrix l’Ouvrière, Jeanne Porée, André Le Borgne et Marote, sa femme, Marote Le Machon, Othon de Flines, Mainsent d’Alues, Bernard de Goy, Jacques de Werchin, Marie d’Aubry, Marguerite de Laiaing, Willaume Grignon, dit le Forestier, et Péronne, sa femme, Béatrix Langle, Jacques d’Auby, Nicolas de Laiaing et Isabelle de Montigny, sa femme, Gilles Delepierre.

Pour compléter cette liste, il faudrait y ajouter presque tous les noms de religieuses des XIIIe , XIVe et du XVe siècles que j'ai relevés dans la première édition, p. 482-499, d’après le Cartulaire. Ces noms, en général, figurent dans les actes à l’occasion d'une donation ou d’une fondation.

Au XVe siècle, les libéralités pieuses deviennent très rares. En dehors des religieuses et des convers, on ne peut citer comme auteur d’une fondation faite à l’abbaye de Flines, que Jean Bauget le jeune. (V. ci-dessus, p. 98.)

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