‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 43 sur 264 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

DÊDIDACE DE L ÉGLISE DE FLINES. — MORT ET FUNÉRAILLES DE LA COMTESSE MARGUERITE. — AUTRES PERSONNAGES INHUMÉS A L’ABBAYE.

Sur le point d’arriver au terme d’une longue carrière, la fondatrice de Flines désirait voir encore, avant de quitter cette vie, le couronnement de son œuvre. Ce couronnement, c’était la dédicace et l’inauguration solennelle de la basilique où elle et les siens avaient choisi le lieu de leur repos. Les belles églises du moyen âge, qui défient les siècles quand le marteau des modernes Vandales ne les renverse pas, ces chefsd’œuvre de la foi, ces merveilles de l’art, ne s’improvisaient point en quelques mois. Alors même que les ressources étaient abondantes, il y fallait encore le temps.

A Flines, vingt-cinq ou trente années s’écoulèrent avant que les travaux fussent suffisamment avancés pour rendre possible l’inauguration de l’édifice. Enfin, le jour tant désiré arriva. Le 28 mai 1279, — c’était un dimanche, — Pierre Barbet, archevêque de Reims, consacra solennellement l’église « en l’honneur de la très benoîte et glorieuse Vierge Marie 1 » et l’autel principal sous le titre de la très sainte Trinité. Ce même jour, Philippe Mousk, évêque de Tournai, consacra huit autels secondaires, et le 8 du mois suivant, il en consacra encore trois autres. Un grand nombre d’abbés et de prélats, tant séculiers que réguliers, rehaussaient par leur présence l’éclat de cette cérémonie. L’assistance qui remplissait la vaste enceinte du temple comptait dans ses rangs et à sa tête l’élite de la noblesse : on y voyait la comtesse Marguerite avec Gui, son fils,

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