‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 44 sur 264 · Cartulaire, p · texte numérisé non relu

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Isabelle de Luxembourg, épouse de ce prince, la duchesse de Brabant, leur fille, et une multitude de personnages dont l’énumération serait longue et ennuyeuse, dit le narrateur ancien qui nous a conservé ces détails.

La foule du peuple fut aussi très considérable. Afin d’exciter sa dévotion, les papes avaient accordé des faveurs spirituelles d’autant plus recherchées à cette époque, que l’Eglise n’avait point encore ouvert ses trésors avec la miséricordieuse libéralité dont elle use en nos temps plus refroidis.

Quand Urbain IV, par une bulle du 18 mars 1262 1, accorda un an et quarante jours d’indulgence à tous ceux qui, pénitents et confessés, visiteraient l’église de Flines le jour de la dédicace et pendant l’octave, nul doute que cette concession n’ait été accueillie comme une largesse extraordinaire et une faveur signalée. Jean XXI accorda plus encore : une indulgence d’un an et cent jours, à perpétuité, aux fêtes de la dédicace et de l’Assomption de la Sainte-Vierge, patronne de cette église 2. Clément IV et Nicolas III lui octroyèrent d’autres grâces, qui en firent l’un des sanctuaires les plus privilégiés du pays 3.

Pour le jour et l’octave de la dédicace, les prélats consécrateurs usèrent de tous leurs pouvoirs en matière d’idulgences, ainsi que les évêques d’Arras, d’Amiens, de Cambrai, de Térouanne, de Soissons, de Laon, de Beauvais, de Châlons et de Senlis 4 : ceux-ci voulurent au moins par là s’associer à la fête, et engager leurs diocésains à s’y rendre.

La dédicace de Flines est l’une des plus célèbres dont l’histoire ait conservé le souvenir. Aussi l’anniversaire en est rappelé dans le Martyrologe de l’ordre de Cîteaux, privilège restreint à quelques abbayes spécialement illustres, et il est

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