‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 48 sur 264 · Ap. Martëne, Thés, anecd., t. iv, col · texte numérisé non relu

Ap. Martëne, Thés, anecd., t. iv, col

2. Recueil des hist. de France , t. XXII, p. 343. — V. Chronivon Sancli Bertini, dans Martène, Thés, anecd., t. ni, col. 760 ; Chroniuon comitum Flandriæ, dans le Corpus chronicorum, t. i, p. 159 ; Meyer, Annales , folio 81 recto ; Oudegherst, A nnales de Flandre, éd. Lesbroussart, t. n, p. 137 ; Van der Haer, les Chastelains de Lille, p. 87, etc.

font à recommander. Premièrement, elle estoit une des plus grans dames de lignage de tout le roiaulme de France ne d’Allemaigne. Secondement, elle estoit la plus sage et discrète et la mieulx gouvernant terres et seignouries que l’on sceust loing ne près. Tierchement, car elle estoit très-grant trésorière à merveilles, et moult bien pourveue de riche vaisselle et joiaulz, et si estoit contesse de Flandres et de Haynnau bien obéye et amée. Et quartement, elle estoit pourveue en trèsgrant largesse là où elle savoit que bien estoit employé, et tenoit tant riche court que mieulz sembloit cour de royne que de contesse. »

Marguerite n’était point la première de sa famille qui descendait dans les caveaux de Flines L Dès que l’état des constructions put le permettre, la comtesse y transféra le corps de Guillaume de Dampierre, son époux, et lui érigea dans l’une des chapelles du pourtour du chœur un tombeau digne de sa munificence.

Mahaut de Béthune, première femme du comte Gui, morte en 1264, fut inhumée aussi dans cette église, où elle avait fondé une chapelle. Puis, en 1271, ce fut le tour de Blanche, fille de Charles d’Anjou, frère de saint Louis et roi des deux Siciles. Elle avait épousé Robert de Béthune, fils du comte Gui et son successeur au comté de Flandre.

Robert comptait reposer un jour à côté de sa femme : comme nous le verrons, les événements, plus forts que sa volonté, y mirent obstacle. Au contraire, on déposa dans l’église de Flines le comte Gui, qui d’abord avait élu sépulture à Peteghem, dans un couvent de clarisses fondé par Isabelle de Luxembourg, sa seconde femme.

Marie, sa sœur, et Jeanne, sa fille, l’une et l’autre religieuses de ce monastère, avaient leurs tombeaux dans le chœur, où lui-même trouva place non loin de sa mère.

C’est là aussi, devant le grand autel, que l’on déposa deux évêques, petits-fils de la comtesse Marguerite : Jean de Flandre, évêque de Liège, et Guillaume de Hainaut, évêque de Cambrai.

Ce dernier exprime comme il suit ses intentions à ce sujet1 2 :

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