‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 64 sur 264 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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dans le plus ancien cartulaire de l’abbaye, rédigé vers 1310 ou 1312, sous la prélature de Gertrude de la Thieuloie L Un demi-siècle après, elles remplissaient tout un livre, l’Obituaire, qui ne renferme pas moins de cent soixante-quatre articles, dontcbacun correspond à une fondation pour pitance à donner au jour anniversaire de la mort de quelque bienfaiteur 1 2. Il y en eut encore de nouvelles jusqu’en 1400, mais fort peu après cette époque.

L’ordre de Cîteaux n’encourageait pas ces libéralités. Dans les grandes abbayes, elles n’allaient à rien moins qu’à un changement total de régime, puisqu’on finissait par avoir une pitance à peu près chaque jour. Les chapitres généraux s’alarmèrent : ils prirent des mesures dans le but de restreindre les fondations, et quant aux anniversaires solennels, ils ne furent autorisés dans chaque monastère que pour ses propres fondateurs. Le Cartulaire de Flines offre cependant un exemple de dérogation à cette règle vers la fin du XIVe siècle. A cause des mérites exceptionnels de Gilles de Lalaing, deuxième abbesse de ce nom (1363-1388), et des bienfaits éminents dont la communauté lui était redevable, il fut décidé, avec l’approbation de l'abbé de Clairvaux, que son anniversaire serait célébré solennellement à perpétuité 3. Mais c’était là, je le répète, une dérogation à la règle établie. En guise d’anniversaire, cette règle n’autorisait qu'une simple messe célébrée hors de la présence du couvent, et encore la fondation ainsi réduite devait être autorisée par le chapitre général 4. Beaucoup de fidèles, ne pouvant obtenir un service religieux, laissaient une rente à donner en pitance au jour de leur mort, afm d'avoir un souvenir et une part spéciale dans les prières de la communauté.

On trouve une fondation de Marguerite d’Arras pour servir du vin aux malades trois jours par semaine durant tout le

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