Isabelle d'Engiiien, abbesse
'■ Catherine de Courtrai, abbesse, 1301-1363
d’ordonner pour le salut de son âme en sa pleine vie et bon entendement, comme aussi de restituer ce à quoi l’on est tenu à quelconques personnes ; voulant en sa pleine vie ordonner pour le salut de son âme,... a donné et encore donne, tout le plus fort et de la meilleure manière qu’il peut, pour Dieu et en don de pure aumône perpétuelle fait entre vifs, sans rappel, à religieuses dames et honnêtes mesdames l’abbesse et couvent de l’abbaye de l’Honneur-Notre-Dame de Flines, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse d’Arras, et aussi pour et en compensation de plusieurs bienfaits que lesdites religieuses tirent de temps passé audit feu Willaume, son père, qu’elles lui ont accordés à lui-même et qu’il espère encore en recevoir, cinq bonniers et demi de bois, appelé le bois de Wavrin, tenant au bois de monseigneur de Lalaing, d’une part, et au bois de monseigneur le châtelain de Raches, d’autre part, le long du chemin d’Orchies à Douai h »
Le bois du seigneur de Lalaing, dont il est question ici, devint peu après par une autre donation la propriété de l'abbaye de Flines 3.
Quelquefois, la reconnaissance se porte vers une personne à qui la donation est faite en premier lieu, pour rentrer après sa mort dans la masse commune.
Ainsi Jean de Belleforière, dit Broiefort, écuyer, seigneur de Belleforière et d’Ytre, Agnès de Rumaucourt, sa femme, et Robert, leur fils aîné, s’expriment de la sorte : « Nous sentant être tenus à notre bien-aimé frère Jacques Boinart, convers en l’église de Flines près Douai, pour les bons et agréables services que ledit frère Jacques a rendus tant à nos prédécesseurs qu’à nous-mêmes, et que nous espérons en recevoir encore de jour en jour, nous et chacun de nous; en récompense de ces services et dans l'intention d'accroître et d’augmenter les biens de ladite église où ledit frère Jacques s’est rendu, nous avons donné et donnons par ces présentes lettres, dès maintenant en avant, à toujours et sans rappel, à ladite église de Flines, pour les besoins et au profit dudit frère Jacques, sept coupes de terre ou environ à dîme, que nous avions
1. Cartulaire , p. 644. Le texte, dans cette citation et les suivantes, a été rapproché du français actuel.